{"id":8147,"date":"2019-03-12T00:00:00","date_gmt":"2019-03-11T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8147"},"modified":"2019-03-12T00:00:00","modified_gmt":"2019-03-11T22:00:00","slug":"8147","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2019\/03\/12\/8147\/","title":{"rendered":"Yes &#8211; Close to the Edge"},"content":{"rendered":"\n<p>Souvent cit\u00e9 comme une des trois merveilles du rock progressif aux c\u00f4t\u00e9s de <em>In the court of the Crimson King<\/em> de King Crimson et <em>Selling England by the Pound<\/em> de Genesis, <em>Close To the Edge<\/em>, selon  <em><a href=\"chroniques\/item\/15987-lautobiographie\" target=\"\u201d_blank\u201d\">L&rsquo;Autobiographie<\/a><\/em> du batteur Bill Bruford, aurait pu finir sa vie au fond d&rsquo;une benne \u00e0 ordure. En effet, dans les ann\u00e9es 1970, le groupe habitu\u00e9 \u00e0 vivre en studio dans un capharna\u00fcm artistique aurait laiss\u00e9 tra\u00eener la bande d&rsquo;enregistrement de leur nouvel album <em>Close to the Edge<\/em> \u2026 Bande qui aurait disparue apr\u00e8s le passage du technicien de surface. Et heureusement que cette pierre angulaire a \u00e9t\u00e9 sauv\u00e9e car il est d\u00e9sormais impossible d&rsquo;imaginer le paysage rock progressif actuel sans <em>Close to the Edge<\/em>. Retour sur un monument de la musique. <br \/><br \/> Malgr\u00e9 son aura iconique et dantesque, <em>Close to the Edge<\/em> ne comporte pourtant que 3 chansons. La premi\u00e8re, chanson \u00e9ponyme, divise ses 18 minutes en 4 parties des plus remarquables. Commen\u00e7ant par un psych\u00e9d\u00e9lisme fr\u00e9n\u00e9tique, \u00ab Close to the Edge \u00bb expose subtilement petit \u00e0 petit les th\u00e8mes qui seront r\u00e9utilis\u00e9s plus tard. Dire que cette chanson a pu servir de point de d\u00e9part \u00e0 la philosophie de Transatlantic n&rsquo;est pas exag\u00e9r\u00e9. De couplets tortueux nous d\u00e9lectant de la basse de Chris Squire aux refrains accrocheurs, on ne s&rsquo;ennuie \u00e0 aucun moment et on se surprend \u00e0 frissonner durant le passage envo\u00fbtant \u00e0 l&rsquo;orgue de Wakeman \u00e0 la troisi\u00e8me partie, \u00ab Get up Get down \u00bb. Les th\u00e8mes savent revenir au bon moment avec les petites variations, d\u00e9tails infernaux r\u00e9sultant du foisonnement intensif d&rsquo;id\u00e9es d&rsquo;un groupe au sommet d&rsquo;une alchimie tout en gardant une certaine spontan\u00e9it\u00e9, grain de folie d\u00e9licieuse. Le visage du rock progressif en sera chang\u00e9 \u00e0 tout jamais. <br \/><br \/> Seconde chanson de l\u2019\u0153uvre, \u00ab And You And I\u00a0\u00bb s\u2019ouvre avec une somptueuse partie de guitare de Steve Howe telle l&rsquo;intro de \u00ab Roundabout \u00bb qui nous a tant r\u00e9gal\u00e9s. Puis la machine Yes se lance et nous offre une chanson aux premi\u00e8res allures folk et aux m\u00e9lodies toujours aussi imparables. Second classique en l\u2019occurrence, \u00ab And You and I \u00bb est magnifique. Sa seconde partie, emprunt de romantisme \u00e9pousant parfaitement la sensibilit\u00e9 vocale de Jon Anderson, ne d\u00e9rangerait pas Neal Morse dans ses envol\u00e9es \u00e9piques. <br \/><br \/> Derni\u00e8re chanson de ce triptyque mythique, \u00ab Siberian Khatru \u00bb intronise un riff du style <em>country<\/em> \u00e0 la Credence Clearwater Revival pour amener ensuite une ambiance plus sombre et m\u00e9lancolique \u00e9voquant maintenant la montagne de Haken. La richesse harmonique saupoudr\u00e9e d&rsquo;une batterie \u00e0 la fois l\u00e9g\u00e8re et \u00e9nergique soutenant un ostinato de guitare hypnotisant nous gagne et nous emporte jusqu&rsquo;au <em>fade out<\/em> final.<br \/><br \/> Pressentant une direction plus dirigiste et ma\u00eetris\u00e9e dans leur musique, le batteur Bill Bruford a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 en rester l\u00e0 pour rejoindre King Crimson, royaume de la libert\u00e9 et de la r\u00e9invention constante. Yes continuera sur cette voie avec <em>Tales from Topographic Oceans<\/em> , album concept constitu\u00e9 de 4 chansons de 20 minutes (!). Mais c&rsquo;est une autre histoire.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Souvent cit\u00e9 comme une des trois merveilles du rock progressif aux c\u00f4t\u00e9s de In the&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":56,"featured_media":8148,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8147"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/56"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8147"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8147\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8148"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8147"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8147"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8147"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}