{"id":8145,"date":"2019-03-04T00:00:00","date_gmt":"2019-03-03T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8145"},"modified":"2019-03-04T00:00:00","modified_gmt":"2019-03-03T22:00:00","slug":"8145","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2019\/03\/04\/8145\/","title":{"rendered":"Manu Katch\u00e9 &#8211; The Scope"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00c9couter un nouvel album dirig\u00e9 par Manu Katch\u00e9 est toujours un gage de saveurs enivrantes. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, Manu Katch\u00e9 avait explor\u00e9 des chemins jazzy aux c\u00f4t\u00e9s de musiciens extr\u00eamement talentueux (le l\u00e9gendaire Jan Garbarek au saxophone sur <em>Neighborhood<\/em> ou encore Marcin Wasilewski, v\u00e9ritable po\u00e8te du piano, pour ne citer qu&rsquo;eux). Cette fois-ci, Katch\u00e9 a annonc\u00e9 d&#8217;embl\u00e9e un virage discographique impromptu. A l&rsquo;\u00e9coute de <em>The Scope<\/em>, on remarque d&#8217;embl\u00e9e le retour de chansons comme on a pu en \u00e9couter sur <em>It&rsquo;s About Time<\/em>, son premier album sorti en 1992 (contenant l&rsquo;excellent \u00ab Silence \u00bb, \u00e0 conseiller aux amateurs de basses hypnotisantes aphrodisiaques). \u00ab Vice \u00bb illustre ce paysage aux fronti\u00e8res de la <em>R&rsquo;n&rsquo;B<\/em> et de la musique <em>soul<\/em> interpr\u00e9t\u00e9e par Faada Freddy. \u00ab Please Do \u00bb et son aspect funky, \u00ab Glow \u00bb ou encore \u00ab\u00a0 Don&rsquo;t U Worry  \u00a0\u00bb de leur c\u00f4t\u00e9 peuvent faire penser aux influences distill\u00e9es \u00e0 travers le g\u00e9nial <em>Random Access Memories<\/em> des Daft Punk prouvant que les ann\u00e9es 70&prime; teint\u00e9es de modernit\u00e9 ont toujours de la mati\u00e8re \u00e0 offrir.<\/p>\r\n\n<p>Le <em>Hip Hop<\/em> n&rsquo;est pas n\u00e9glig\u00e9 avec <span style=\"font-size: 12.16px;\">\u00ab <\/span>Paris me manque \u00bb chant\u00e9 par Jazzy Bazz. Katch\u00e9 se permet m\u00eame quelques excursions \u00e9lectroniques surprenantes sur <span style=\"font-size: 12.16px;\">\u00ab <\/span>Tricky 98&prime;\u00a0<span style=\"font-size: 12.16px;\">\u00bb<\/span> qui n&rsquo;est pas sans \u00e9voquer la chanson \u00ab Psy Sam \u00bb de Jeff Beck sur laquelle il a jou\u00e9 en 1999. \u00ab Let Love Rule \u00bb, interpr\u00e9t\u00e9 par Jonatha Brooke, peut m\u00eame nous \u00e9voquer via ses allures gospel le c\u00f4t\u00e9 sensuel de Tears for Fears (avec lesquels Manu Katch\u00e9 a collabor\u00e9 entre autres sur le titre \u00ab Standing on the Corner of the Third World \u00bb issu de l&rsquo;album <em>The Seeds of Love<\/em>). Le m\u00e9lange op\u00e9r\u00e9 Jazz Fusion du type Sixun ou encore Weather Report (\u00ab\u00a0Keep Connection\u00a0\u00bb et son excellent th\u00e8me soutenu par une basse au <em>groove<\/em> diaboliquement efficace) m\u00e9lang\u00e9 \u00e0 la musique pop aux accents <em>souls<\/em> m\u00e2tin\u00e9e de R&rsquo;n&rsquo;B avec un petite touche \u00e9lectronique fonctionne de mani\u00e8re virtuose et conf\u00e8re \u00e0 cet album une identit\u00e9 tr\u00e8s forte. Katch\u00e9 sait \u00eatre pr\u00e9sent non seulement par sa voix, mais aussi par sa batterie qui incarne une science de l&rsquo;\u00e9quilibre ayant d\u00e9j\u00e0 prouv\u00e9 son g\u00e9nie: jamais en retrait, jamais en avant, toujours au bon endroit. Sur quelques aspects <em>The Scope<\/em> peut renvoyer au dernier album de Marcus Miller, <em>Laid Black<\/em>, qui regorge de p\u00e9pites et qui donne envie de r\u00eaver que ces deux g\u00e9ants de la musique collaborent un  jour sur un album en duo. <br \/><br \/> \u00ab\u00a0Virtuose\u00a0\u00bb ; c&rsquo;est le mot qui vient directement \u00e0 l&rsquo;esprit pour qualifier <em>The Scope<\/em>. Accessible, riche, plaisant, vari\u00e9, moderne, m\u00e9lodiquement imparable, cet excellent album repr\u00e9sente une nouvelle facette passionnante de Manu Katch\u00e9 compositeur. <strong>A \u00e9couter d&rsquo;urgence<\/strong>.<\/p>\n<p>\u00c9couter un nouvel album dirig\u00e9 par Manu Katch\u00e9 est toujours un gage de saveurs enivrantes. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, Manu Katch\u00e9 avait explor\u00e9 des chemins jazzy aux c\u00f4t\u00e9s de musiciens extr\u00eamement talentueux (le l\u00e9gendaire Jan Garbarek au saxophone sur <em>Neighborhood<\/em> ou encore Marcin Wasilewski, v\u00e9ritable po\u00e8te du piano, pour ne citer qu&rsquo;eux). Cette fois-ci, Katch\u00e9 a annonc\u00e9 d&#8217;embl\u00e9e un virage discographique impromptu. A l&rsquo;\u00e9coute de <em>The Scope<\/em>, on remarque d&#8217;embl\u00e9e le retour de chansons comme on a pu en \u00e9couter sur <em>It&rsquo;s About Time<\/em>, son premier album sorti en 1992 (contenant l&rsquo;excellent \u00ab Silence \u00bb, \u00e0 conseiller aux amateurs de basses hypnotisantes aphrodisiaques). \u00ab Vice \u00bb illustre ce paysage aux fronti\u00e8res de la <em>R&rsquo;n&rsquo;B<\/em> et de la musique <em>soul<\/em> interpr\u00e9t\u00e9e par Faada Freddy. \u00ab Please Do \u00bb et son aspect funky, \u00ab Glow \u00bb ou encore \u00ab\u00a0 Don&rsquo;t U Worry  \u00a0\u00bb de leur c\u00f4t\u00e9 peuvent faire penser aux influences distill\u00e9es \u00e0 travers le g\u00e9nial <em>Random Access Memories<\/em> des Daft Punk prouvant que les ann\u00e9es 70&prime; teint\u00e9es de modernit\u00e9 ont toujours de la mati\u00e8re \u00e0 offrir.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Le <em>Hip Hop<\/em> n&rsquo;est pas n\u00e9glig\u00e9 avec <span style=\"font-size: 12.16px;\">\u00ab <\/span>Paris me manque \u00bb chant\u00e9 par Jazzy Bazz. Katch\u00e9 se permet m\u00eame quelques excursions \u00e9lectroniques surprenantes sur <span style=\"font-size: 12.16px;\">\u00ab <\/span>Tricky 98&prime;\u00a0<span style=\"font-size: 12.16px;\">\u00bb<\/span> qui n&rsquo;est pas sans \u00e9voquer la chanson \u00ab Psy Sam \u00bb de Jeff Beck sur laquelle il a jou\u00e9 en 1999. \u00ab Let Love Rule \u00bb, interpr\u00e9t\u00e9 par Jonatha Brooke, peut m\u00eame nous \u00e9voquer via ses allures gospel le c\u00f4t\u00e9 sensuel de Tears for Fears (avec lesquels Manu Katch\u00e9 a collabor\u00e9 entre autres sur le titre \u00ab Standing on the Corner of the Third World \u00bb issu de l&rsquo;album <em>The Seeds of Love<\/em>). Le m\u00e9lange op\u00e9r\u00e9 Jazz Fusion du type Sixun ou encore Weather Report (\u00ab\u00a0Keep Connection\u00a0\u00bb et son excellent th\u00e8me soutenu par une basse au <em>groove<\/em> diaboliquement efficace) m\u00e9lang\u00e9 \u00e0 la musique pop aux accents <em>souls<\/em> m\u00e2tin\u00e9e de R&rsquo;n&rsquo;B avec un petite touche \u00e9lectronique fonctionne de mani\u00e8re virtuose et conf\u00e8re \u00e0 cet album une identit\u00e9 tr\u00e8s forte. Katch\u00e9 sait \u00eatre pr\u00e9sent non seulement par sa voix, mais aussi par sa batterie qui incarne une science de l&rsquo;\u00e9quilibre ayant d\u00e9j\u00e0 prouv\u00e9 son g\u00e9nie: jamais en retrait, jamais en avant, toujours au bon endroit. Sur quelques aspects <em>The Scope<\/em> peut renvoyer au dernier album de Marcus Miller, <em>Laid Black<\/em>, qui regorge de p\u00e9pites et qui donne envie de r\u00eaver que ces deux g\u00e9ants de la musique collaborent un  jour sur un album en duo. <br \/><br \/> \u00ab\u00a0Virtuose\u00a0\u00bb ; c&rsquo;est le mot qui vient directement \u00e0 l&rsquo;esprit pour qualifier <em>The Scope<\/em>. 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