{"id":8137,"date":"2019-02-25T00:00:00","date_gmt":"2019-02-24T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8137"},"modified":"2019-02-25T00:00:00","modified_gmt":"2019-02-24T22:00:00","slug":"8137","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2019\/02\/25\/8137\/","title":{"rendered":"DID &#8211; Dissociative Identity Disorder"},"content":{"rendered":"\n<p>Voici un album qu\u2019on est fier de vous pr\u00e9senter. Avec, certes, beaucoup de retard. Fier de vous pr\u00e9senter parce que DID est un groupe fran\u00e7ais, dont la plupart des membres sont des anciens de Caf\u00e9ine, auteur de deux albums sortis entre 1994 et 2000 chez Musea.      <br \/><br \/> Suite au d\u00e9part de leur chanteur en plein enregistrement, les musiciens ont eu l\u2019id\u00e9e, un peu \u00e0 l\u2019image d\u2019Arjen Lucassen, d\u2019inviter plusieurs chanteurs. Et les conteurs en question ne sont pas piqu\u00e9s des hannetons. Jugez plut\u00f4t : Magali Luyten (Ayreon, Beautiful Sin, Epysode), Marco Gl\u00fchmann (Sylvan), Oliver Philipps (Everon), Alan Szukics (Opium Baby) et, cerise sur le g\u00e2teau Monsieur Michael Sadler (Saga). Tout ce petit monde appose ainsi diff\u00e9rentes couleurs vocales sur la palette musicale. Bien sombre, la palette, pour le coup. Vous vous en doutez, c\u2019est un voyage au pays des t\u00e9n\u00e8bres auquel les membres de DID vous convient.  <br \/><br \/> Le concept est articul\u00e9 autour d\u2019un syndrome de dissociation d\u2019identit\u00e9 vu de l\u2019int\u00e9rieur (bon sang, \u00e7a en jette, comme concept !). Une telle histoire ne peut s\u2019apprivoiser et \u00eatre ing\u00e9r\u00e9e qu\u2019au prix de nombreuses \u00e9coutes. Plusieurs ma\u00eetres mots reviennent au fil des \u00e9coutes : <em>d\u00e9tail, densit\u00e9<\/em> et <em>consistance<\/em>. C\u2019est bien connu, en musique, tout est dans le <em>d\u00e9tail<\/em>. Le soin apport\u00e9 \u00e0 la production et aux arrangements est \u00e0 saluer. La section rythmique est une vraie locomotive pour la musique de DID, en particulier le jeu de batterie fin et l\u00e9ch\u00e9 de R\u00e9gis Bravi, un vrai m\u00e9lange de <em>groove<\/em>, agilit\u00e9 et puissance. Dissociative Identity Disorder est un album d\u2019une grande <em>densit\u00e9<\/em>, un vrai casse-t\u00eate pour le cerveau \u00e0 dig\u00e9rer (il para\u00eet que le fan de rock progressif aime les d\u00e9fis, en voici un). Mais une fois la digestion effectu\u00e9e on appuie sur la touche <em>repeat<\/em> avec plaisir. Qu\u2019on se comprenne bien : ce n\u2019est pas un disque \u00e0 \u00e9couter en faisant la vaisselle. Il faut s\u2019asseoir et mettre le casque sur les oreilles pour en absorber et appr\u00e9cier la finesse. Difficile, toutefois, de sortir un ou deux titres du lot, tant l\u2019album est d\u2019une importante <em>consistance<\/em> En grand homme de d\u00e9fis, l\u2019auteur de ces lignes s\u2019est essay\u00e9 \u00e0 ce jeu et, au prix de multiples \u00e9coutes, \u00ab\u00a0The Sun\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Lock Up\u00a0\u00bb ont eu ses faveurs.<br \/><br \/> Malgr\u00e9 une approche et une ingestion peu \u00e9videntes, Dissociative Identity Disorder est une r\u00e9ussite, signant le retour au premier plan des anciens de Caf\u00e9ine. Cet album a, sans discussion possible, sa place aux c\u00f4t\u00e9s de pi\u00e8ces ma\u00eetresses reconnues pour leur noirceur telles <em>Brave<\/em> de Marillion, <em> Cold Light Of Monday<\/em> de Wolverine ou encore <em>Up<\/em> de l\u2019Archange Peter Gabriel. Si \u00e7a, ce n\u2019est pas un gage de qualit\u00e9 !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici un album qu\u2019on est fier de vous pr\u00e9senter. 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