{"id":8131,"date":"2019-02-15T00:00:00","date_gmt":"2019-02-14T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8131"},"modified":"2019-02-15T00:00:00","modified_gmt":"2019-02-14T22:00:00","slug":"8131","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2019\/02\/15\/8131\/","title":{"rendered":"Keor &#8211; Petrichor"},"content":{"rendered":"\n<p>Keor est le groupe mono-bonhomme de l\u2019hexagonal Victor Miranda Martin. <em>Petrichor<\/em>, son second opuscule, le r\u00e9v\u00e8le comme \u00e9tant quelqu\u2019un autant talentueux qu\u2019ambitieux. Ce disque sophistiqu\u00e9 semble \u00eatre le r\u00e9sultat d&rsquo;un amalgame d\u2019albums de Steven Wilson, de Porcupine Tree et d&rsquo;Ossicles, voire de Storm Corrosion, et, plus surprenant, de TesseracT (notamment dans quelques passages d\u2019\u00ab\u00a0Abyssal Bloom\u00a0\u00bb).<br \/><br \/> Les titres sont prolixes, entre sept et quatorze minutes, ils passent cependant \u00e0 la vitesse de la lumi\u00e8re tellement ils s&rsquo;av\u00e8rent magn\u00e9tiques et addictifs. Ils sont tous construits comme des \u00e9difices sophistiqu\u00e9s, emplis de m\u00e9lodies souvent belles et parfois un brin imposantes, d&rsquo;autrefois dissonantes et \u00e9tranges. On y croise des riffs saccad\u00e9s agressifs et quelques soli explosifs, et m\u00eame des moments tapageurs avec de la double-p\u00e9dale (le final furibard et terrifiant de \u00ab\u00a0The Nest Of Evil\u00a0\u00bb). Y figurent \u00e9galement quelques parties orchestr\u00e9es fa\u00e7on bande originale de films (\u00ab\u00a0Snivel By The Pond\u00a0\u00bb et ses mandolines) et un tr\u00e8s bel usage de la guitare classique plut\u00f4t que de l\u2019acoustique. De grandes vagues de mellotron et des claviers argentins emplissent l\u2019atmosph\u00e8re. Le chant et les ch\u0153urs sont compl\u00e8tement dans l\u2019esprit de la musique, pluriels, \u00e0 la fois brillants et bizarres lorsque le besoin s\u2019en fait sentir. L\u2019\u00e9ponyme \u00ab\u00a0Petrichor\u00a0\u00bb, que l\u2019on trouve en ouverture, repr\u00e9sente la quintessence de tout ceci, une substantifique moelle dont la diversit\u00e9 se d\u00e9cline au fil du reste du disque.<br \/><br \/> A dire vrai, il est difficile de croire que ceci est l\u2019oeuvre et l&rsquo;ouvrage d&rsquo;un seul lascar tant la r\u00e9ussite est enti\u00e8re ! Exceptionnel, pour le moins.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Keor est le groupe mono-bonhomme de l\u2019hexagonal Victor Miranda Martin. Petrichor, son second opuscule, le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":48,"featured_media":8132,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8131"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/48"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8131"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8131\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8132"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8131"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8131"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8131"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}