{"id":811,"date":"2006-12-25T00:00:00","date_gmt":"2006-12-24T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/811"},"modified":"2006-12-25T00:00:00","modified_gmt":"2006-12-24T22:00:00","slug":"811","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/12\/25\/811\/","title":{"rendered":"Spock&rsquo;s Beard &#8211; Spock&rsquo;s Beard"},"content":{"rendered":"<p>Cher lecteur, ton serviteur doit tout d\u2019abord te faire une confidence : il aurait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 chroniquer un album de Spock\u2019s Beard \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 le R\u00e9verend Neal Morse faisait encore partie de la bande. Mais depuis, il est parti pr\u00eacher dans une autre paroisse, laissant ses camarades et ses fans livr\u00e9s \u00e0 eux-m\u00eames.  <\/p>\n<p>  Alors certes Nick D\u2019Virgilio a depuis enfil\u00e9 en concert la tunique de <i>frontman<\/i> en lieu et place du Morse, prouvant qu\u2019il y a une vie apr\u00e8s le R\u00e9v\u00e9rend. En studio, l\u2019histoire n\u2019est pas la m\u00eame car nombreux sont ceux qui se sont d\u00e9tourn\u00e9s du droit chemin quand Neal Morse a quitt\u00e9 la Barbe. <i>Feel Euphoria<\/i> et <i>Octane<\/i>, premiers disques post-Morse ont permis d\u2019effacer l\u2019omnipr\u00e9sence de ce dernier tant sur les compositions que dans la production. Aujourd\u2019hui Spock\u2019s Beard est un groupe sans leader. Que ceci ne soit pas lu dans le mauvais sens du terme, comprenez par l\u00e0 que la d\u00e9mocratie a vraiment pris le pouvoir pour de bon. Le groupe n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 faire appel \u00e0 des musiciens ext\u00e9rieurs pour composer ses titres. Certains trouveront l\u2019id\u00e9e pertinente car de nouveaux \u00e9l\u00e9ments ne peuvent \u00eatre qu\u2019enrichissants tandis que d\u2019autres, plus mesquins, diront sans doute que le quartet est tellement peu inspir\u00e9 qu\u2019il fait appel \u00e0 une aide ext\u00e9rieure. Balivernes ! <\/p>\n<p>   Charg\u00e9 d\u2019ouvrir les hostilit\u00e9s, \u00ab&nbsp;On A Perfect Day&nbsp;\u00bb donne le ton : la folie caract\u00e9ristique du groupe est de retour. On pense \u00e0 un \u00ab&nbsp;Thoughts&nbsp;\u00bb (sur l\u2019album <i>Beware Of Darkness<\/i>) quelque peu rallong\u00e9, ralenti et \u00e9dulcor\u00e9, mais plus heavy, avec un riff d\u2019intro ravageur. Imaginez le Genesis des ann\u00e9es 70 qui aurait chip\u00e9 Brian May \u00e0 Queen, laissant peu \u00e0 peu le calme s\u2019emparer d\u2019un morceau sur lequel le chanteur Nick D\u2019Virgilio montre qu\u2019il est en grande forme. Sentiment confirm\u00e9 avec l\u2019instrumental furieux \u00ab&nbsp;Skeletons At The Feast&nbsp;\u00bb dont on ne perd pas une seule miette. Quant \u00e0 \u00ab&nbsp;Is This Love&nbsp;\u00bb, il rappelle un peu la partie \u00ab&nbsp;Same Old Story&nbsp;\u00bb du titre \u00e9pique \u00ab&nbsp;A Guy Named Sid&nbsp;\u00bb (sur l\u2019album <i>Feel Euphoria<\/i>) : un direct dans la face, un morceau concis, une m\u00e9lodie accrocheuse fa\u00e7on Beatles (sans pour autant imiter les Scarab\u00e9es, car sinon les quatre Am\u00e9ricains seraient emport\u00e9s par le vent). <\/p>\n<p>  Apr\u00e8s cette premi\u00e8re salve rythmique, l\u2019accalmie arrive avec \u00ab&nbsp;All That\u2019s Left&nbsp;\u00bb\u2026 et c\u2019est calme\u2026 beaucoup trop calme. Le refrain sauve le titre mais le souffl\u00e9 retombe d\u2019un coup. Et que trouve-t-on apr\u00e8s ce titre ? \u00ab&nbsp; With Your Kiss&nbsp;\u00bb, un pav\u00e9 de onze minutes ! Chouette, \u00e7a va repartir ! Sauf que la mise en route tarde un peu \u00e0 la mani\u00e8re de \u00ab&nbsp;The Great Nothing&nbsp;\u00bb (sur l\u2019album <i>V<\/i>)\u2026 mais quel plaisir que cette mont\u00e9e en puissance ! Derri\u00e8re un tapis m\u00e9lodique chaloup\u00e9 et savoureux se placent des ch\u0153urs \u00e0 la King\u2019s X, avant qu\u2019un joli solo d\u2019Alan Morse annonce la couleur de la seconde moiti\u00e9 du morceau : un rythme tribal comme si Frank Zappa s\u2019\u00e9tait acoquin\u00e9 avec les Stones sur \u00ab&nbsp;Sympathy For The Devil&nbsp;\u00bb\u2026 puis une fin en apoth\u00e9ose avec des ch\u0153urs assez imposants.<\/p>\n<p>  Parlons-en, du p\u00e8re Morse : non content de s\u2019\u00e9clater \u00e0 la guitare, il pousse la chansonnette sur le \u00ab&nbsp;Kravitzien&nbsp;\u00bb \u00ab&nbsp;Sometimes They Stay, Sometimes They Go&nbsp;\u00bb avec une certaine r\u00e9ussite. Tout ceci am\u00e8ne la question : mais alors, ce disque est-il une r\u00e9ussite totale ? R\u00e9ponse : non, et pour plusieurs raisons. Premi\u00e8rement, m\u00eame si l\u2019on conna\u00eet depuis longtemps les ingr\u00e9dients de la musique de Spock\u2019s Beard, ce disque demande une quantit\u00e9 importante d\u2019\u00e9coutes pour pouvoir \u00eatre pleinement appr\u00e9ci\u00e9 : c\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 le cas avec <i>Octane<\/i> alors que <i>Feel Euphoria<\/i> passait comme une lettre \u00e0 la Poste. Deuxi\u00e8mement, les quatre musiciens sont de remarquables compositeurs, mais les ballades \u00ab&nbsp;The Slow Crash Landing Man&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Herefater&nbsp;\u00bb ont plus tendance \u00e0 endormir l\u2019auditeur qu\u2019\u00e0 le maintenir \u00e9veill\u00e9. Troisi\u00e8mement, un riche m\u00e9lange d\u2019influences (Genesis, Hendrix, Queen, Zappa) ne facilite pas l\u2019appr\u00e9hension du disque et a tendance \u00e0 semer la confusion chez l\u2019auditeur qui n\u2019aime pas forc\u00e9ment tous ces artistes. Pour finir, le sch\u00e9ma d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9 de l\u2019album (un titre \u00e9pique, des ballades et des titres p\u00e9chus) m\u00e9rite un d\u00e9poussi\u00e9rage. Les perfectionnistes trouveront sans doute d\u2019autres choses \u00e0 redire sur cet album \u00e9ponyme. Les autres l\u2019\u00e9couteront encore et encore sans y trouver le moindre d\u00e9faut. Apr\u00e8s tout, c\u2019est qu\u2019on est en droit d\u2019attendre d\u2019un disque, non ? Alors pourquoi pinailler ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cher lecteur, ton serviteur doit tout d\u2019abord te faire une confidence : il aurait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":812,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/811"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=811"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/811\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/812"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=811"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=811"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=811"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}