{"id":8079,"date":"2018-12-10T00:00:00","date_gmt":"2018-12-09T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8079"},"modified":"2018-12-10T00:00:00","modified_gmt":"2018-12-09T22:00:00","slug":"8079","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/12\/10\/8079\/","title":{"rendered":"Genesis &#8211; Selling England by the Pound"},"content":{"rendered":"\n<p>Apr\u00e8s l\u2019apoth\u00e9ose \u00ab\u00a0Supper\u2019s Ready\u00a0\u00bb, mastodonte progressif de vingt trois minutes issu de l\u2019album <em><a href=\"https:\/\/www.chromatique.net\/chroniques\/item\/702-Foxtrot\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Foxtrot<\/a><\/em> , Genesis se tourne vers un format d\u2019album plus modeste en apparence contenant quatre suites d\u2019une dizaine de minutes chacune entrecoup\u00e9e de morceaux courts un peu \u00e0 la mani\u00e8re de <a href=\"chroniques\/item\/16920-nursery-cryme\"><em>Nursery Cryme<\/em><\/a>. Mais cette modestie n\u2019est pr\u00e9sente qu\u2019en apparence car c\u2019est le groupe tout entier qui prend une nouvelle dimension. La richesse et la diversit\u00e9 des instrumentations atteignent en effet leur apog\u00e9e sur cet album. Hackett se met \u00e0 la guitare nylon, Banks introduit un nouveau mod\u00e8le de mellotron (d\u2019o\u00f9 provient l\u2019effet choral de \u00ab\u00a0Dancing With the Moonlit Knight\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Aisle of Plenty\u00a0\u00bb), il exp\u00e9rimente aussi pour la premi\u00e8re fois l\u2019utilisation d\u2019un synth\u00e9tiseur. Emmen\u00e9 par un Phil Collins qui s\u2019est plong\u00e9 dans le Mahavishnu Orchestra, la section rythmique s\u2019offre quant \u00e0 elle une complexit\u00e9 encore plus avanc\u00e9e.<br \/><br \/> \u00ab\u00a0Dancing With the Moonlit Knight\u00a0\u00bb, morceau d\u2019ouverture fracassant d\u00e9montre toute l\u2019inventivit\u00e9 de Genesis. De l\u2019ouverture d\u00e9licate a capella, aux envol\u00e9es \u00e9piques, c\u2019est toute l\u2019identit\u00e9 du groupe qui y est r\u00e9sum\u00e9e en huit minutes. \u00ab\u00a0Firth of Fifth\u00a0\u00bb, devenu un classique du genre progressif et \u201c\u00a0The Cinema Show\u00a0\u201d comptent parmi les meilleurs moments du disques avec leurs passages instrumentaux d\u2019un grand raffinement. Le solo de guitare sur \u00ab\u00a0Firth of Fifth\u00a0\u00bb ainsi que la deuxi\u00e8me partie de \u201c\u00a0The Cinema Show\u00a0\u201d qui, dans un climax magistral, se referme en en reprenant le th\u00e8me d\u2019ouverture du disque montrent que Genesis arrive au point culminant de sa d\u00e9marche musicale m\u00ealant complexit\u00e9 et lyrisme. Malheureusement, cette ambition devient moins convaincante sur \u00ab\u00a0The Battle of Epping Forest\u00a0\u00bb tant le morceau souffre de longueurs \u00e0 cause d\u2019un Peter Gabriel un peu trop bavard. Les morceaux courts sont eux aussi in\u00e9gaux, aux c\u00f4t\u00e9s du r\u00e9jouissant \u00ab\u00a0I Know What I Like\u00a0\u00bb et du joli \u00ab\u00a0After the Ordeal\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019ambiance romantique, l\u2019anecdotique \u00ab\u00a0More Fool Me\u00a0\u00bb casse quelque peu le rythme de l\u2019album, d\u2019autant plus qu\u2019il aurait tr\u00e8s bien pu en \u00eatre dispens\u00e9 vue sa dur\u00e9e de 53 minutes. <br \/><br \/> Avec <em>Selling England by the Pound<\/em>, Genesis atteint donc le paroxysme de son style. Plus complexe, plus bavard, plus long et plus produit, le disque reste encore une influence majeure pour des g\u00e9n\u00e9rations de musiciens qui, en tentant de l\u2019imiter, n\u2019ont jamais pu s\u2019approcher de la perfection de ses meilleurs moments. M\u00eame si la d\u00e9marche des Anglais entra\u00eene naturellement des exc\u00e8s,  il faut tout de m\u00eame saluer l\u2019ambition d\u2019un groupe qui a cherch\u00e9 \u00e0 aller jusqu\u2019aux fronti\u00e8res d\u2019un genre. Pour la suite, Genesis n\u2019aura alors alors qu\u2019une seule solution, les d\u00e9passer.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s l\u2019apoth\u00e9ose \u00ab\u00a0Supper\u2019s Ready\u00a0\u00bb, mastodonte progressif de vingt trois minutes issu de l\u2019album Foxtrot ,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":46,"featured_media":8080,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8079"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/46"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8079"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8079\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8080"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8079"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8079"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8079"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}