{"id":8067,"date":"2018-11-26T00:00:00","date_gmt":"2018-11-25T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8067"},"modified":"2018-11-26T00:00:00","modified_gmt":"2018-11-25T22:00:00","slug":"8067","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/11\/26\/8067\/","title":{"rendered":"Bir\u00e9li Lagr\u00e8ne &#8211; Storyteller"},"content":{"rendered":"\n<p>Consid\u00e9r\u00e9 comme le digne h\u00e9ritier du formidable Django Reinhart, Bir\u00e9li Lagr\u00e8ne nous offre un <em>Storyteller<\/em> qui m\u00e9lange toutes les influences qu&rsquo;il a pu avoir durant sa belle carri\u00e8re. Rappelons qu&rsquo;apr\u00e8s une longue p\u00e9riode d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la reprise des morceaux de Django et \u00e0 ses racines manouches, Lagr\u00e8ne est pass\u00e9 par le jazz fusion et par le jazz plus traditionnel jouant ainsi avec de grands noms (Jaco Pastorius, St\u00e9phane Grapelli, George Benson, etc&#8230;). C&rsquo;est donc accompagn\u00e9 de Larry Grenadier \u00e0 la contrebasse et de Mino Celinu \u00e0 la batterie que le trio nous montre un panel de tout ce qu&rsquo;a pu traverser Bir\u00e9li.<br \/><br \/> Il n&rsquo;y a aucun doute, nous avons affaire \u00e0 un virtuose de la guitare. Ses notes filent \u00e0 toute allure, les harmonies s&rsquo;encha\u00eenent fluidement et les arrangements de standard sont de bon go\u00fbt. Durant toute la dur\u00e9e du disque, cette virtuosit\u00e9 est mise en avant et il est impossible de ne pas y \u00eatre sensible. Cependant, cela soul\u00e8ve un premier petit probl\u00e8me&#8230; Disons que l&rsquo;on oublie vite que Bir\u00e9li Lagr\u00e8ne est dans un trio : la star c&rsquo;est lui. La basse et la batterie se font plut\u00f4t discr\u00e8tes ou en tout cas ne sont pas mises au m\u00eame plan que la guitare. C&rsquo;est bien dommage car ce sont eux aussi des musiciens de talent, mais on ne leur accorde que quelques interventions solos masqu\u00e9es par la guitare. Il y a certes un morceau pour contrebasse seule (\u00ab\u00a0Life in the Folds\u00a0\u00bb) mais sa pr\u00e9sence n&rsquo;a pas vraiment d&rsquo;int\u00e9r\u00eat&#8230;<br \/><br \/> Malgr\u00e9 cela, les compositions sont int\u00e9ressantes et les th\u00e8mes ent\u00eatants. Le groupe alterne entre morceaux pleins de r\u00e9verb\u00e9ration et d&rsquo;autres plus acoustiques. Il y a d&rsquo;ailleurs un peu d&rsquo;abus sur les effets de p\u00e9dales qui donnent certes un spectre sonore tr\u00e8s large mais qui, \u00e0 force d&rsquo;\u00eatre trop utilis\u00e9s, g\u00e2chent un peu les compositions. Certaines auraient eu le m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre enregistr\u00e9s en version acoustique. C&rsquo;est dans ce registre et notamment dans les registres sud-am\u00e9ricains que Lagr\u00e8ne nous d\u00e9voile tout son potentiel. Dans le morceau \u00ab\u00a0More\u00a0\u00bb, l&rsquo;ambiance est plus pos\u00e9e et on appr\u00e9cie pleinement le talent de chacun. Un peu de calme au milieu de ce flot de notes fait vraiment du bien. Petit coup de c\u0153ur pour cet interlude. Les deux autres compositions qui se d\u00e9marquent sont \u00ab\u00a0Freedom Jazz Dance\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Storyteller\u00a0\u00bb. La premi\u00e8re est, comme son nom l&rsquo;indique, plus jazz que les autres et on a (enfin) une vrai pr\u00e9sence de la batterie. Pour ce qui est du titre \u00e9ponyme, on a le droit \u00e0 une intervention d&rsquo;\u00e9lectronique qui donne \u00e0 ce morceau (vu qu&rsquo;il y a encore de la r\u00e9verb\u00e9ration) un c\u00f4t\u00e9 tr\u00e8s 80&rsquo;s qui, il faut le dire, a son charme.<br \/><br \/> Cet album nous fait passer un bon moment, les musiciens sont bons, c&rsquo;est ind\u00e9niable. Mais la longueur ne joue pas en la faveur de ce <em>Storyteller<\/em>. Les abus d&rsquo;effets cr\u00e9ent une acoustique de cath\u00e9drale et il n&rsquo;est pas s\u00fbr que ce soit vraiment appropri\u00e9. On appr\u00e9ciera donc les talents des trois musiciens dans un registre plus simple et sans artifice. Et surtout la mise en avant de la contrebasse et de la batterie aurait permis \u00e0 cet album un meilleur \u00e9quilibre.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Consid\u00e9r\u00e9 comme le digne h\u00e9ritier du formidable Django Reinhart, Bir\u00e9li Lagr\u00e8ne nous offre un Storyteller&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":60,"featured_media":8068,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[43,33,152],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8067"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/60"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8067"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8067\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8068"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8067"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8067"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8067"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}