{"id":8033,"date":"2018-10-15T00:00:00","date_gmt":"2018-10-14T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8033"},"modified":"2018-10-15T00:00:00","modified_gmt":"2018-10-14T22:00:00","slug":"8033","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/10\/15\/8033\/","title":{"rendered":"Vak &#8211; Budo"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00c9voluer dans la niche zeuhl pr\u00e9sente le risque majeur d&rsquo;\u00eatre rang\u00e9 dans la cat\u00e9gorie des ersatz de Magma. Car pourquoi s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 la copie quand on peut avoir l&rsquo;original ? L&rsquo;utilisation du Fender Rhodes, d&rsquo;une basse grondante, de chant lyrique f\u00e9minin, dans de longues compositions de jazz-rock exp\u00e9rimental sont autant de caract\u00e9ristiques pouvant conduire \u00e0 une comparaison qui a toutes les chances d&rsquo;\u00eatre largement en faveur de la bande \u00e0 Christian Vander. Vak n&rsquo;est pourtant pas la p\u00e2le imitation qu&rsquo;on s&rsquo;attendait \u00e0 entendre sur ce <em>Budo<\/em>, troisi\u00e8me production d&rsquo;un groupe fran\u00e7ais n\u00e9 il y a une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es. <br \/><br \/> Tout d&rsquo;abord, la musique de Vak est un poil moins grandiloquente, moins solennelle que celle de son grand fr\u00e8re. Par ailleurs, elle fait preuve, \u00e0 l&rsquo;occasion, de plus de rugosit\u00e9. Si l&rsquo;on est certes bien loin d&rsquo;un quatuor de forgerons, quelques riffs \u00e0 tendance m\u00e9tallique, d\u00e9li\u00e9s ou syncop\u00e9s, surgissent \u00e7\u00e0 et l\u00e0. Il n&rsquo;y a pas non plus ici de langage invent\u00e9, seulement les vocalises a\u00e9riennes et riches en vibrato d&rsquo;Aur\u00e9lie Saintecroix. Ces diff\u00e9rences suffisent-elles \u00e0 distinguer Vak des clones de Magma ? Oui, serait-on tent\u00e9 de r\u00e9pondre, d&rsquo;autant que les ambiances d\u00e9velopp\u00e9es par les deux groupes sont tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9es. <br \/> <em>Budo<\/em> est articul\u00e9 autour d&rsquo;une alternance de longs passages rythm\u00e9s et de moments plus erratiques. Des leitmotiv interpr\u00e9t\u00e9s sous diff\u00e9rentes formes conf\u00e8rent une v\u00e9ritable force hypnotique \u00e0 l&rsquo;ensemble, en particulier sur le sombre \u00ab\u00a0Budo\u00a0\u00bb. La batterie de Vladimir Mejstelman et la basse ronflante de Jo\u00ebl Crouzet (qui tient \u00e9galement la guitare) constituent le tapis roulant rythmique sur lequel le Fender Rhodes et autres synth\u00e9tiseurs d&rsquo;Alexandre Michaan viennent d\u00e9poser motifs r\u00e9p\u00e9titifs et sobres solos. \u00c7a et l\u00e0, la plainte d&rsquo;un saxophone vient renforcer la noirceur d&rsquo;une pi\u00e8ce aussi captivante que dramatique. On n&rsquo;est pas davantage \u00e0 la f\u00eate avec \u00ab\u00a0Hquark\u00a0\u00bb, m\u00eame si le malaise qui survole le titre est plus diffus. Cette seconde  longue composition propose des s\u00e9quences aux atmosph\u00e8res plus changeantes, collage d&rsquo;\u00ab\u00a0\u00e9pisodes\u00a0\u00bb d&rsquo;un thriller o\u00f9 les moments de tension seraient entrecoup\u00e9s de respirations. Concis (huit minutes tout de m\u00eame!), et moins dense, \u00ab\u00a0Au fond des creuses\u00a0\u00bb conclut l&rsquo;album plus \u00ab\u00a0calmement\u00a0\u00bb, se permettant m\u00eame quelques notes de fl\u00fbte, sans toutefois r\u00e9ussir \u00e0 rass\u00e9r\u00e9ner l&rsquo;auditeur transi d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9. <br \/><br \/> Si l&rsquo;ADN de VAK est donc ind\u00e9niablement magmatique, les climats inqui\u00e9tants sont \u00e0 rechercher du c\u00f4t\u00e9 de groupes de <em>Rock In Opposition<\/em> comme Present ou Univers Zero. Prenant et expressif, <em>Budo<\/em> pose tr\u00e8s vite sa main froide sur votre \u00e9paule pour ne plus vous l\u00e2cher !   <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9voluer dans la niche zeuhl pr\u00e9sente le risque majeur d&rsquo;\u00eatre rang\u00e9 dans la cat\u00e9gorie des&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":8034,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[33,38,24,42],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8033"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8033"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8033\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8034"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8033"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8033"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8033"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}