{"id":8027,"date":"2018-10-07T00:00:00","date_gmt":"2018-10-06T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8027"},"modified":"2018-10-07T00:00:00","modified_gmt":"2018-10-06T22:00:00","slug":"8027","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/10\/07\/8027\/","title":{"rendered":"Ibrahim Maalouf &#8211; Levantine Symphony N\u00b01"},"content":{"rendered":"\n<p>Depuis dix ans, il ne se passe pas une ann\u00e9e sans qu&rsquo;on entende parler de l&rsquo;un des projets musicaux d&rsquo;Ibrahim Maalouf. Plus discret ces derniers temps, moins m\u00e9diatis\u00e9 peut-\u00eatre aussi, le trompettiste franco-libanais n&rsquo;a pas pour autant ch\u00f4m\u00e9 : un album hommage \u00e0 Dalida en 2017, des bandes originales de films (<em>Vers la lumi\u00e8re<\/em>, <em>America<\/em>), sans parler de ses collaborations avec d&rsquo;autres artistes. Et de la composition d&rsquo;une \u0153uvre orchestrale, qui a vu le jour le premier mars 2018, au Kennedy Center de Washington.  <br \/><br \/> M\u00ealant jazz et classique, <em>Levantine Symphony N\u00b01<\/em> est comme son nom l&rsquo;indique une c\u00e9l\u00e9bration du \u00ab\u00a0Levant\u00a0\u00bb, ce croissant fertile berceau de civilisations brillantes, une tentative de m\u00e9tissage musical piochant en Occident et en Orient sa mati\u00e8re premi\u00e8re. Pour mener \u00e0 bien son projet, Maalouf s&rsquo;est particuli\u00e8rement bien entour\u00e9. Depuis <a href=\"chroniques\/item\/15116-au-pays-d%E2%80%99alice\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Au pays d&rsquo;Alice<\/em><\/a>, on conna\u00eet ses penchants pour la musique symphonique et les ch\u0153urs d&rsquo;enfants. C&rsquo;est la prestigieuse ma\u00eetrise des Hauts-de-Seine qui assure ici les ch\u0153urs, accompagn\u00e9e par l&rsquo;Orchestre Symphonique de Paris. Pour les parties jazz, on retrouve Franck Woeste au Fender Rhodes, Fran\u00e7ois Delporte \u00e0 la guitare et St\u00e9phane Galland \u00e0 la batterie. Par ailleurs, cinq trompettes microtonales assurent l&rsquo;essentiel de la coloration \u00ab\u00a0orientale\u00a0\u00bb. <br \/><br \/> L\u2019\u0153uvre est construite autour de variations d&rsquo;un th\u00e8me principal, simple et touchant, r\u00e9v\u00e9l\u00e9 au piano en introduction. A la fois color\u00e9e et emphatique, solennelle et tr\u00e9pidante, <em>Levantine Symphony N\u00b01<\/em> jongle avec les contraintes du genre, les libert\u00e9s du jazz et les accroches de la pop : un exercice pas forc\u00e9ment \u00e9vident, o\u00f9 il faut placer des parties accessibles tout en m\u00e9nageant des espaces pour les solistes, sans pour autant que cela semble artificiel et nuise \u00e0 la coh\u00e9rence de l&rsquo;ensemble. Maalouf se d\u00e9p\u00eatre avec une relative aisance de tous ces imp\u00e9ratifs, m\u00eame si le tout manque un peu de la folie qu&rsquo;on lui connaissait et que les voix d&rsquo;enfants ne sont finalement utilis\u00e9es que comme un instrument parmi d&rsquo;autres. C&rsquo;est plut\u00f4t dans sa capacit\u00e9 \u00e0 faire cohabiter jazz et classique que l&rsquo;artiste reste le plus \u00e0 l&rsquo;aise et \u00e0 ce titre, les moments les plus spectaculaires sont men\u00e9s par le noyau Woeste\/Delporte\/Galland, notamment les mouvements I, II et surtout l&rsquo;\u00e9tourdissant mouvement VI ; ils apportent un peu de vigueur en rompant avec les passages ouvertement symphoniques et la r\u00e9p\u00e9tition d&rsquo;un th\u00e8me principal repris peut-\u00eatre trop fr\u00e9quemment. <br \/><br \/> Brillamment arrang\u00e9, assur\u00e9ment grand public (au sens noble du terme), <em>Levantine Symphony N\u00b01<\/em> parlera tout autant aux amateurs de musiques m\u00e9tiss\u00e9es, aux jazzeux pas trop grammairiens, qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;individu lambda un tantinet ouvert d&rsquo;esprit, pourvu qu&rsquo;il appr\u00e9cie l&#8217;emphase des grands ensembles et les belles m\u00e9lodies l\u00e9ch\u00e9es. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis dix ans, il ne se passe pas une ann\u00e9e sans qu&rsquo;on entende parler de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":8028,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[85,33,96,36],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8027"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8027"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8027\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8028"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8027"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8027"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8027"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}