{"id":8021,"date":"2018-10-01T00:00:00","date_gmt":"2018-09-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8021"},"modified":"2020-09-07T11:22:24","modified_gmt":"2020-09-07T09:22:24","slug":"8021","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/10\/01\/8021\/","title":{"rendered":"Vincent Peirani &#8211; Living Being II &#8211; Nightwalker"},"content":{"rendered":"\n<p>Il y a trois ans, Vincent Peirani d\u00e9voilait un album magistral de jazz rock avec  <em>Living Being<\/em>. Ceux qui avaient \u00e9t\u00e9 totalement conquis par ce quintette attendaient avec impatience cette suite intitul\u00e9e <em>Living Being II \u2013 Nightwalker<\/em>. Mais si la num\u00e9rotation laissait imaginer une continuit\u00e9, \u00e0 l\u2019\u00e9coute il n\u2019en est rien tellement cet album est diff\u00e9rent du premier. <br><br> Sur  <em>Living Being<\/em>, c\u2019\u00e9tait le Fender Rhodes de Tony Paeleman qui \u00e9tait omnipr\u00e9sent. Sur <em> Living Being II<\/em>, il se fait beaucoup plus discret tandis que c\u2019est le jeu de saxophone d\u2019Emile Parisien qui est mis \u00e0 l\u2019honneur. Les morceaux sont beaucoup plus courts et prennent moins le temps de d\u00e9velopper des envol\u00e9es intenses. L\u2019ambiance g\u00e9n\u00e9rale est plus \u00e0 des ballades contemplatives. Seuls \u00ab&nbsp; Night Walker&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp; K2000&nbsp;\u00bb parviennent encore \u00e0 rappeler l\u2019univers du premier album. Du c\u00f4t\u00e9 des tr\u00e8s belles surprises, signalons \u00ab&nbsp; Unknown chemistry&nbsp;\u00bb qui \u00e9voque un peu Camel p\u00e9riode Mel Collins avec sa belle m\u00e9lodie de saxophone harmonis\u00e9e. <br><br> Les quatre reprises pr\u00e9sentes sur l\u2019album montrent la diversit\u00e9 des influences de Peirani, mais le choix des titres manque d\u2019originalit\u00e9. \u00ab&nbsp; Bang Bang&nbsp;\u00bb est reproduit trop sagement, tr\u00e8s fid\u00e8le \u00e0 la mythique version de Nancy Sinatra. Le quintette s\u2019attaque \u00e9galement \u00e0 deux compositions de Led Zeppelin et pas des moindres. Apr\u00e8s une ouverture \u00e0 l\u2019utilit\u00e9 discutable, \u00e9crite pour introduire les deux reprises, \u00ab&nbsp; Kashmir&nbsp;\u00bb d\u00e9marre de mani\u00e8re prometteuse. Dans une atmosph\u00e8re totalement ouverte avec une tension qui monte crescendo, Emile Parisien virevolte au saxophone sur des m\u00e9lodies arabisantes. Mais quand le morceau part vraiment, le riff de guitare si puissant de l\u2019orignal perd toute sa superbe jou\u00e9 \u00e0 l\u2019accord\u00e9on tandis que la m\u00e9lodie de chant reproduite au saxophone para\u00eet fade. S\u2019en suit un \u00ab&nbsp; Stairway to heaven&nbsp;\u00bb reproduit l\u00e0 encore de mani\u00e8re beaucoup trop sage pour susciter l\u2019enthousiasme, d\u2019autant plus que le titre est r\u00e9duit \u00e0 son arp\u00e8ge d\u2019introduction. Toute la progression avec sa mont\u00e9e en intensit\u00e9 de l\u2019originale est abandonn\u00e9e. Signalons enfin \u00ab&nbsp; What power art thou&nbsp;\u00bb de Purcell, d\u00e9j\u00e0 rendu c\u00e9l\u00e8bre en dehors du classique par Klaus Nomi en son temps, qui est probablement la reprise la plus int\u00e9ressante des quatre. Si l\u2019introduction reste tr\u00e8s entendue, l\u2019expressivit\u00e9 d\u2019Emile Parisien tout au long du morceau contribue \u00e0 le rendre habit\u00e9 et intense. <br><br> C\u2019est la marque des grands musiciens que de ne jamais \u00eatre l\u00e0 o\u00f9 on les attend. Et si les inconditionnels du premier <em>Living Being<\/em> risquent de rester sur leur faim avec cette suite, il serait difficile de reprocher \u00e0 Vincent Peirani d\u2019avoir cherch\u00e9 \u00e0 faire autre chose pour ne pas se r\u00e9p\u00e9ter. Cet album r\u00e9jouira probablement un autre public, plus jazz, mais il n\u2019est pas certain que les amateurs de jazz-rock y trouvent tout \u00e0 fait leur compte.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conquis par le premier disque de Living Being, on attendait cette suite avec impatience&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":55,"featured_media":8022,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[33],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8021"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/55"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8021"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8021\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22464,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8021\/revisions\/22464"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8022"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8021"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8021"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8021"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}