{"id":8011,"date":"2018-09-24T00:00:00","date_gmt":"2018-09-23T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8011"},"modified":"2018-09-24T00:00:00","modified_gmt":"2018-09-23T22:00:00","slug":"8011","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/09\/24\/8011\/","title":{"rendered":"Wolfgang Mitterer &#8211; Nine in One"},"content":{"rendered":"\n<p>Et si l&rsquo;on vous disait qu&rsquo;il \u00e9tait possible de r\u00e9unir tous les th\u00e8mes des neuf symphonies de Ludwig van Beethoven en un peu moins d&rsquo;une heure, vous n&rsquo;y croiriez s\u00fbrement pas ! C&rsquo;est pourtant bien le d\u00e9fi que s&rsquo;est lanc\u00e9 le compositeur autrichien Wolfgang Mitterer (d&rsquo;o\u00f9 le titre <em>Nine in One <\/em>. D\u00e9fi r\u00e9ussi, oui, mais \u00e0 quel prix ?<br \/><br \/> Accrochez vos ceintures car du d\u00e9but jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de cet album vous allez \u00eatre propuls\u00e9 dans un grand huit (ou plut\u00f4t un grand neuf) \u00e9tourdissant. Pour compiler toutes les m\u00e9lodies de la s\u00e9rie symphonique de Beethoven, on se doute bien qu&rsquo;il y aura un recours au montage. C&rsquo;est ici le terme de <em>remix<\/em> que l&rsquo;on utilisera car en effet c&rsquo;est un enregistrement de ces neuf partitions par le Haydn Orchestra of Bolzano and Trento (dirig\u00e9 par Gustav Kuhn) que le compositeur manipule. Mais ce n&rsquo;est pas tout, il y incorpore des guitares, voix et textures \u00e9lectroniques. Tout cela forme un curieux m\u00e9lange qui n&rsquo;est pas inint\u00e9ressant mais qui est \u00e9puisant&#8230; L&rsquo;agencement complexe que nous propose W. Mitterer donne le tournis. Des vagues sonores, des fragments symphoniques, une voix qui vous b\u00e9gaie dans l&rsquo;oreille, alerte overdose ! C&rsquo;est comme si l&rsquo;on visitait \u00e0 la vitesse de la lumi\u00e8re l&rsquo;esprit de Beethoven. \u00c7a fourmille dans tous les sens et les informations fusent. Un coup de musique atonale par ci, une guitare \u00e0 la Pat Metheny par l\u00e0, avec un soup\u00e7on de bruitages (une sir\u00e8ne de police notamment), ce n&rsquo;est pas un remix comme les autres.<br \/><br \/> L&rsquo;id\u00e9e est bonne mais la r\u00e9alisation p\u00eache. Pas un instant de pause et pas forc\u00e9ment de surprises&#8230; On est certes \u00e9tonn\u00e9 par le rythme effr\u00e9n\u00e9 des compositions au d\u00e9but de l&rsquo;album mais cette fr\u00e9n\u00e9sie devient lassante et m\u00eame si ce n&rsquo;est pas une \u00e9coute confortable, on passe rapidement \u00e0 une \u00e9coute passive. C&rsquo;est le chaos&#8230; Mais cette zizanie arrive tout de m\u00eame \u00e0 \u00eatre calibr\u00e9e avec le titre \u00ab\u00a09in1 Satz 3\u00a0\u00bb. C&rsquo;est avec ce morceau que le concept est le plus ma\u00eetris\u00e9. Notre lecteur CD semble d\u00e9traqu\u00e9, c&rsquo;est une machine incontr\u00f4lable. Des \u00e9clairs de g\u00e9nie \u00e9mergent au milieu de la masse d&rsquo;informations et le montage est astucieux. Les compositions de Beethoven prennent des aspects \u00abStravinskiens\u00bb aux touches \u00e9lectroniques. Mais \u00e0 part ce titre, aucun ne se d\u00e9marque et l&rsquo;on a d&rsquo;ailleurs un peu l&rsquo;impression d&rsquo;\u00e9couter une seule et m\u00eame composition. Sur ce point Wolfgang Mitterer a r\u00e9ussi son pari mais \u00e7a ne fait que renforcer le caract\u00e8re bord\u00e9lique.<br \/><br \/> Les assemblages sont trop pr\u00e9cipit\u00e9s et l&rsquo;on n&rsquo;a pas le temps de comprendre ce qu&rsquo;il nous arrive ni m\u00eame de savourer la performance de l&rsquo;orchestre (tr\u00e8s bien enregistr\u00e9 au passage). Des moments de pause ou tout simplement moins d&rsquo;informations auraient probablement permis \u00e0 Wolfgang Mitterer de nous offrir un album plus abouti. Cependant ce <em>Nine in One<\/em> reste une exp\u00e9rience et il marquera s\u00fbrement vos esprits. \u00c9pileptiques, s&rsquo;abstenir&#8230;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Et si l&rsquo;on vous disait qu&rsquo;il \u00e9tait possible de r\u00e9unir tous les th\u00e8mes des neuf&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":60,"featured_media":8012,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[85,56,151],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8011"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/60"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8011"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8011\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8012"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8011"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8011"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8011"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}