{"id":8007,"date":"2018-09-16T00:00:00","date_gmt":"2018-09-15T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8007"},"modified":"2018-09-16T00:00:00","modified_gmt":"2018-09-15T22:00:00","slug":"8007","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/09\/16\/8007\/","title":{"rendered":"Emile Parisien Quintet &#8211; Sfumato live in Marciac"},"content":{"rendered":"\n<p>Quiconque a mis les pieds cet \u00e9t\u00e9 dans un festival de jazz en France a probablement crois\u00e9 Emile et son quintette. Ou \u00e0 d\u00e9faut a-t-il vu sa belle prestation \u00e0 la Petite-Pierre diffus\u00e9 par la cha\u00eene Arte. Difficile en tous les cas de passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des apparitions hexagonales du saxophoniste soprano, o\u00f9 sa formation reprend de larges extraits de l&rsquo;excellent <a href=\"chroniques\/item\/15997-sfumato\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Sfumato<\/em><\/a>, sorti en 2016 et r\u00e9compens\u00e9 par le prix de l&rsquo;Album Sensation aux Victoires du Jazz 2017. Cette m\u00eame ann\u00e9e, pour les quarante ans de Jazz In Marciac, le quintette a saisi l&rsquo;occasion d&rsquo;immortaliser cet album en concert, avec les m\u00eames pointures que sur sa version studio, et parmi eux quelques invit\u00e9s de marque : Joachim K\u00fchn au piano, Michel Portal \u00e0 la clarinette basse et l&rsquo;\u00e9ternel comp\u00e8re Vincent Peirani \u00e0 l&rsquo;accord\u00e9on. ACT immortalise cette m\u00e9morable soir\u00e9e sous forme d&rsquo;un ensemble CD+DVD. <br \/><br \/> La douce m\u00e9lancolie de \u00ab\u00a0Pr\u00e9ambule\u00a0\u00bb sert d&rsquo;\u00e9chauffement \u00e0 tout ce petit monde, avant que \u00ab\u00a0Missing A Page\u00a0\u00bb ne plonge l&rsquo;assistance sans transition dans un tourbillon sonique o\u00f9 Portal, K\u00fchn, Parisien et Manu Codjia (guitare) y vont chacun de leur petit solo fr\u00e9n\u00e9tique pour se retrouver tous dans un final explosif. \u00ab\u00a0Le clown tueur de la f\u00eate foraine\u00a0\u00bb, titre plus contrast\u00e9 mais pas moins tendu, marque l&rsquo;entr\u00e9e en sc\u00e8ne de Vincent Peirani. Sa d\u00e9licate introduction \u00e0 l&rsquo;accord\u00e9on applique un baume apaisant et lance une composition-phare qui accompagne Emile Parisien depuis une bonne douzaine d&rsquo;ann\u00e9es maintenant. C&rsquo;est au tour ensuite du trompettiste Wynton Marsalis, invit\u00e9-surprise, de venir illuminer une reprise tr\u00e8s allong\u00e9e de \u00ab\u00a0 Temptation Rag\u00a0\u00bb ! Pas une note de piano dans cette version-ci mais un trio Parisien \/ Peirani \/ Marsalis flamboyant, dont les volutes et trilles s&rsquo;intriquent \u00e0 merveille. La trompette brille une derni\u00e8re fois sur \u00ab\u00a0Transmitting\u00a0\u00bb, titre en montagnes russes de Joachim K\u00fchn, avant que le calme ne revienne sur un \u00ab\u00a0Balladibiza\u00a0\u00bb tr\u00e8s d\u00e9li\u00e9, laissant un peu de latitude \u00e0 Mario Costa (batterie) et Simon Tailleu (contrebasse), pierres angulaires rythmiques d&rsquo;une redoutable efficacit\u00e9, rest\u00e9es un peu dans l&rsquo;ombre jusque l\u00e0. Un \u00ab\u00a0Ar\u00f4me de l&rsquo;air\u00a0\u00bb ensoleill\u00e9 et \u00e9nergique, suivi d&rsquo;un \u00ab\u00a0Poulp\u00a0\u00bb dont les sept tentacules se sentent parfois <em>free<\/em> de toute contrainte, ne se rassemblant que pour quelques motifs-\u00e9clair : voil\u00e0 une belle fa\u00e7on de conclure un concert o\u00f9 l&rsquo;on a entendu peu ou prou toute l&rsquo;histoire du jazz, ses aspects classiques ou m\u00e9lodiques comme ses exp\u00e9rimentations les plus audacieuses. <br \/><br \/> Humble et presque discret, Emile Parisien &#8211; et sa chor\u00e9graphie corporelle d\u00e9sormais c\u00e9l\u00e8bre \u2013 se met enti\u00e8rement au service de ses complices, et ne tire que rarement la couverture vers lui. La vraie vedette, c&rsquo;est son groupe, cette combinaison de musiciens hors pair dont l&rsquo;incroyable synergie leur permet de se hisser vers les sommets du jazz contemporain.<br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quiconque a mis les pieds cet \u00e9t\u00e9 dans un festival de jazz en France a&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":8008,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[56,67,33,136],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8007"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8007"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8007\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8008"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8007"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8007"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8007"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}