{"id":8003,"date":"2018-09-16T00:00:00","date_gmt":"2018-09-15T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8003"},"modified":"2018-09-16T00:00:00","modified_gmt":"2018-09-15T22:00:00","slug":"8003","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/09\/16\/8003\/","title":{"rendered":"Andreas Schaerer &#8211; The Big Wig"},"content":{"rendered":"\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 coup de c\u0153ur Chromatique il y a quelques ann\u00e9es avec son groupe Hildegard lernt fliegen. <a href=\"chroniques\/item\/15307-the-fundamental-rhythm-of-unpolished-brains\"><em>The Fundamental Rhythm of Unpolished Brains<\/em><\/a> (2014) nous avait conquis par sa richesse et son originalit\u00e9. Electron libre de la sc\u00e8ne jazz contemporaine, le chanteur suisse Andreas Schaerer a, depuis, particip\u00e9 \u00e0 de nombreux projets en son nom et vient de sortir <em>A Novel of Anomaly<\/em> chez ACT Music. En 2017, fort de sa r\u00e9putation, il enregistre <em>Out of Land<\/em> avec, excusez du peu : Emile Parisien, Vincent Peirani et Michael Wollny ! Dans le m\u00eame temps sort <em>The Big Wig<\/em>, objet de cette chronique.<br \/><br \/> Compos\u00e9, orchestr\u00e9 et produit par Schaerer, <em>The Big Wig<\/em> a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 dans le cadre du festival de Lucerne le 5 septembre 2015 devant un large public. Plac\u00e9 en v\u00e9ritable leader, le chanteur bernois surplombe son groupe Hildegard lernt fliegen, plus l\u2019orchestre de Lucerne. Il a fait de sa voix le centre de l\u2019attention, l\u2019objet myst\u00e9rieux de convoitise, car il faut bien le reconna\u00eetre, c\u2019est un bijou.<br \/> D\u00e8s les premi\u00e8res secondes du \u00ab\u00a0disque\u00a0\u00bb, entre les harmonies dissonantes de l\u2019orchestre et les puissantes notes chant\u00e9es, le ton est donn\u00e9 ! Rapidement, du texte vient s\u2019ajouter au contenu d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent formant les pr\u00e9mices d\u2019une histoire, proche du conte musical. En version symphonique, \u00ab\u00a0Seven Oaks\u00a0\u00bb prend une nouvelle dimension, tout comme \u00ab\u00a0Zeusler\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Don Clemenza\u00a0\u00bb, pr\u00e9sents sur le fameux <em>The Fundamental Rhythm of Unpolished Brains<\/em>. Evidemment, Schaerer utilise \u00e9norm\u00e9ment de timbres, de mani\u00e8res de projeter sa voix, mais aussi s\u2019adonne au <em>beat-box<\/em> avec beaucoup d\u2019aisance. Il est vif et surprenant \u00e0 bien des \u00e9gards et ne cesse de surprendre. Mis \u00e0 part un accent anglais qui m\u00e9riterait d\u2019\u00eatre am\u00e9lior\u00e9, sa prestation est sensationnelle.<br \/> Compos\u00e9 et orchestr\u00e9 par Schaerer lui-m\u00eame, la musique de <em>The Big Wig<\/em> fait d\u2019une certaine mani\u00e8re r\u00e9sonance \u00e0 celle de feu Frank Zappa, le c\u00f4t\u00e9 rock en moins. L\u00e9ch\u00e9e, recherch\u00e9e, magnifiquement ex\u00e9cut\u00e9e, elle fait appel \u00e0 un sens aiguis\u00e9 de l\u2019auditeur qui parfois devra faire la diff\u00e9rence entre un instrument ou une voix, ou bien d\u00e9nicher des sons comme par exemple celui d\u2019une machine \u00e0 \u00e9crire et son petit leitmotiv rythmique. Un morceau comme \u00ab\u00a0If Two Colossuses\u00a0\u00bb, assez majestueux, donne l\u2019impression d\u2019\u00eatre plong\u00e9 dans une tr\u00e8s bonne com\u00e9die musicale.<br \/><br \/> Coupl\u00e9 avec le DVD, qui met en immersion le curieux, tout le concert prend un aspect encore plus passionnant. D\u2019une dur\u00e9e raisonnable, le spectateur ne pourra pas s\u2019ennuyer, en principe. En esp\u00e9rant qu\u2019Andreas Schaerer ne se d\u00e9solidarise pas trop de son groupe, <em>The Big Wig<\/em> provoque un engouement qui ne se tarit pas au fil des \u00e9coutes et pourrait en surprendre plus d\u2019un. Un album fortement recommandable \u00e0 bien des \u00e9gards.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il a \u00e9t\u00e9 coup de c\u0153ur Chromatique il y a quelques ann\u00e9es avec son groupe&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":8004,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[53,33,150],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8003"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8003"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8003\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8004"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8003"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8003"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8003"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}