{"id":7999,"date":"2018-09-09T00:00:00","date_gmt":"2018-09-08T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7999"},"modified":"2018-09-09T00:00:00","modified_gmt":"2018-09-08T22:00:00","slug":"7999","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/09\/09\/7999\/","title":{"rendered":"Alex&rsquo;s Hand &#8211; KaTaTak"},"content":{"rendered":"\n<p>Groupe men\u00e9 par un batteur et un bassiste am\u00e9ricains du nom de Nic Barnes et Kellen Mills, tous deux vivant en Allemagne, Alex\u2019s Hand navigue sur les eaux tumultueuses d\u2019un rock d\u2019avant-garde qui n\u2019est ni vraiment \u00ab\u00a0progressif\u00a0\u00bb ni compl\u00e8tement \u00ab\u00a0en opposition\u00a0\u00bb, mais plut\u00f4t en construction, serait-il plus judicieux de dire. Sign\u00e9e sur un label russe peu connu mais au concept pour le moins audacieux du nom de R.A.I.G. Records (<em>Russian Association of Independent Genres<\/em>), la formation \u00e0 double nationalit\u00e9, propose ici ce que l\u2019on pourrait appeler son quatri\u00e8me album. Les morceaux ont \u00e9t\u00e9 compos\u00e9s trois ann\u00e9es avant la parution du disque, entre temps un autre est paru, r\u00e9\u00e9dition d\u2019un album sorti uniquement en digital, bref, tout cela sent un peu le bazar.<br \/><br \/> <em>KaTaTaK<\/em>, palindrome que l\u2019on pourrait traduire par l\u2019attaque du chat, poss\u00e8de un bon coup de griffe, jusqu\u2019au sang. Entre la main de son ma\u00eetre et sa propre patte, le chat \u00e9gratigne l\u2019auditeur qui se retrouve embarqu\u00e9 dans un univers bord\u00e9lique o\u00f9 seuls les instigateurs du projet ont le contr\u00f4le sur un chaos compl\u00e8tement foutraque. Est-ce pour autant p\u00e9joratif ?<br \/> Compos\u00e9 de cinq pistes : seulement trois d\u2019entre elles, d\u2019une dur\u00e9e du quart d\u2019heure plus ou moins chacune, s\u2019apparentent \u00e0 de v\u00e9ritables morceaux avec des d\u00e9veloppements tarabiscot\u00e9s et intrigues biscornues, deux des interludes sont inutiles. Mati\u00e8re il y a donc. Concr\u00e8tement, les musiciens jouent vraiment bien, l\u00e2ch\u00e9s dans la fosse aux lions de l\u2019enregistrement direct, avec tr\u00e8s peu de rajouts en post-production, ils n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 attaquer d\u00e8s que l\u2019occasion se pr\u00e9sente. Beaucoup de passages consistent en des ambiances myst\u00e9rieuses, \u00e0 la limite du psych\u00e9d\u00e9lique comme par exemple le long \u00ab\u00a0Waterfalls\u00a0\u00bb. A contrario \u00ab\u00a0Epic\u00a0\u00bb, le meilleur de l\u2019album, conserve la touche myst\u00e9rieuse avec la dynamique en plus, comme dans les parties secou\u00e9es du <em>Bitches Brew<\/em> de Miles Davis, les parties \u00e9crites comme improvis\u00e9es \u00e9tant de haute vol\u00e9e. \u00ab\u00a0Ghost Peppers\u00a0\u00bb, quant \u00e0 lui chant\u00e9, divague sur les traces de Frank Zappa, version th\u00e9\u00e2trale jazzy sous acide. On s\u2019y laisse facilement prendre au pi\u00e8ge, malgr\u00e9 un manque de punch sur la longueur.<br \/><br \/> <em>KaTaTaK<\/em> m\u00e9rite plus qu\u2019une \u00e9coute. Malgr\u00e9 un d\u00e9sordre qui semble clairement assum\u00e9, son organisation bancale ne lui donne pas compl\u00e8tement la l\u00e9gitimit\u00e9 recherch\u00e9e. On s\u2019y perd ais\u00e9ment sans y trouver toujours le sens ni la consistance, les meilleurs moments \u00e9tant lorsque l\u2019\u00e9criture reprend le contr\u00f4le sur l\u2019improvisation. A n\u2019en pas douter, Alex\u2019s Hand en a sous le pied, avec un potentiel cons\u00e9quent. A suivre de pr\u00e8s, mais on en attend un poil de chat plus.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Groupe men\u00e9 par un batteur et un bassiste am\u00e9ricains du nom de Nic Barnes et&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":8000,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[53,147],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7999"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7999"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7999\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8000"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7999"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7999"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7999"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}