{"id":7983,"date":"2018-08-17T00:00:00","date_gmt":"2018-08-16T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7983"},"modified":"2018-08-17T00:00:00","modified_gmt":"2018-08-16T22:00:00","slug":"7983","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/08\/17\/7983\/","title":{"rendered":"Kate Bush &#8211; The Kick Inside"},"content":{"rendered":"\n<p>A soixante ans dont plus de quarante de p\u00e9r\u00e9grinations musicales derri\u00e8re elle, Kate Bush peut se vanter d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 au sommet des ventes au Royaume Uni dans chaque d\u00e9cennie depuis celle qui a vu la parution de son premier album, <em>The Kick Inside<\/em>. En effet, au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e 1978, une jeune fille d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es \u00e0 peine, \u00e0 la voix haut perch\u00e9e d\u00e9barque dans les <em>charts<\/em> anglais avec une chanson pop \u00e0 la fois imm\u00e9diate et un brin \u00e9trange. C&rsquo;est \u00ab\u00a0Wuthering Heights\u00a0\u00bb &#8211;  inspir\u00e9e par Les Hauts de Hurlevent d&rsquo;Emily Bront\u00eb \u2013 ancr\u00e9e pour longtemps dans l&rsquo;inconscient collectif et l&rsquo;histoire de la pop. A titre d&rsquo;anecdote, le <em>single<\/em> japonais qui se hissera au premier rang l\u00e0-bas est \u00ab\u00a0Moving\u00a0\u00bb (qui ouvre l&rsquo;album), et sa face B\u2026 \u00ab\u00a0Wuthering Heights\u00a0\u00bb !  A noter aussi que ce titre iconique sera r\u00e9enregistr\u00e9 en 1986 pour la compilation <em>The Whole Story<\/em>, la version sans doute la plus connue aujourd&rsquo;hui. <br \/><br \/> Mais cette perle intemporelle n&rsquo;est que la partie \u00e9merg\u00e9e du talent de la tr\u00e8s photog\u00e9nique artiste, rep\u00e9r\u00e9e et pouss\u00e9e par un certain David Gilmour. Dans la foul\u00e9e du quarante-cinq tours, Kate Bush livre un disque de treize chansons, enti\u00e8rement compos\u00e9 par elle-m\u00eame et enregistr\u00e9 depuis quelques temps, <em>The Kick Inside<\/em>, d\u00e9voilant une compositrice d\u00e9j\u00e0 affirm\u00e9e dont l&rsquo;arc poss\u00e8de de nombreuses cordes. Il est d&rsquo;ailleurs difficile de ranger ce disque dans une case pr\u00e9cise, tant les ambiances se suivent et ne se ressemblent pas. Seules constantes : le piano et la voix de Bush. Mais on trouve aussi entre autres, outre le trio guitare\/basse\/batterie, du saxophone (\u00ab\u00a0Saxophone Song\u00a0\u00bb), la mandoline du grand fr\u00e8re Paddy (\u00ab\u00a0Oh To Be In Love\u00a0\u00bb) et une pl\u00e9thore de claviers (Hammond, Fender Rhodes, Celesta\u2026). Les compositions font preuve de la m\u00eame vari\u00e9t\u00e9, \u00e0 commencer par des th\u00e8mes assez peu communs \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque ; car si le sentiment amoureux est tr\u00e8s pr\u00e9sent dans les textes de Kate Bush, c&rsquo;est parfois sous des formes inattendues comme la sexualit\u00e9 (\u00ab\u00a0Feel It\u00a0\u00bb) ou l&rsquo;inceste (\u00ab\u00a0The Kick Inside\u00a0\u00bb). Musicalement parlant, des p\u00e9pites \u00e9pur\u00e9es comme \u00ab\u00a0The Man With The Child In His Eyes\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0The Kick Inside\u00a0\u00bb se placent totalement \u00e0 contre-courant de la mode d&rsquo;une fin de d\u00e9cennie domin\u00e9e par la musique dansante et repr\u00e9sent\u00e9e par Abba, Boney M et autres Bee Gees. Pour autant, les titres rythm\u00e9s ne manquent pas (\u00ab\u00a0Kite\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0James And The Cold Gun\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Them Heavy People\u00a0\u00bb\u2026), faisant de cette collection color\u00e9e une corne d&rsquo;abondance o\u00f9 il est possible de piocher selon son \u00e9tat d&rsquo;esprit. <br \/><br \/> Cette carri\u00e8re d\u00e9marr\u00e9e en trombe va propulser Kate Bush sur les hauteurs de la gloire, en m\u00eame temps que dans le monde de l&rsquo;industrie de la musique. Somm\u00e9e de sortir rapidement un second album (ce sera <em>Lionheart<\/em>, \u00e0 peine quelques mois apr\u00e8s <em>The Kick Inside<\/em>), la belle va vite ressentir la pression qui s&rsquo;exerce sur elle et exiger un plus grand contr\u00f4le sur son travail, puis s\u00e9rieusement prendre ses distances apr\u00e8s <a href=\"chroniques\/item\/568-Hounds%20of%20Love\"><em>Hounds of Love<\/em><\/a> (1985) pour ne revenir ensuite qu&rsquo;\u00e9pisodiquement.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A soixante ans dont plus de quarante de p\u00e9r\u00e9grinations musicales derri\u00e8re elle, Kate Bush peut&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":7984,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[25,23,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7983"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7983"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7983\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7984"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7983"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7983"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7983"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}