{"id":7977,"date":"2018-08-09T00:00:00","date_gmt":"2018-08-08T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7977"},"modified":"2018-08-09T00:00:00","modified_gmt":"2018-08-08T22:00:00","slug":"7977","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/08\/09\/7977\/","title":{"rendered":"3RDegree &#8211; Ones &#038; Zeros &#8211; Vol.0"},"content":{"rendered":"\n<p>Mine de rien&#8230;<br \/><br \/> \u00c9tonnant parcours que celui de 3rd Degree (ceurd deugwi en phon\u00e9tique), sextete am\u00e9ricain install\u00e9 dans le New Jersey (terre natale de l&rsquo;immense \u00e9crivain r\u00e9cemment disparu Philip Roth) dont en particulier <em>The Long Division<\/em> paru en 2012 avait marqu\u00e9 les esprits, tutoyant les fulgurances musicales d&rsquo;un Echolyn ou d&rsquo;un Flower Kings en grande forme. Voici d\u00e9j\u00e0 le 6\u00e8me album et \u00e9galement prologue du disque pr\u00e9c\u00e9dent. Pour mieux comprendre, et donc suivre,  <em>Ones &amp; Zeros &#8211; Vol 0<\/em> parait apr\u00e8s mais devance <em><a href=\"chroniques\/item\/15684-the-ones-zeros-volume-1\">Ones &amp; Zeros &#8211; Vol I<\/a><\/em>&#8230; La d\u00e9marche semble hasardeuse, ou tout bonnement bassement commerciale, mais avec une musique aussi peu m\u00e9diatis\u00e9e et des musiciens aussi peu m\u00e9diatiques on se doute du contraire (non?)&#8230; On y entrevoit m\u00eame un reflet inquiet ou ironique sur la culture <em>reboot<\/em>, <em>reload<\/em> , <em>sequel<\/em> , <em>prequel<\/em> et autre 2.0&#8230; Tout aurait tendance \u00e0 devenir une marque, un label, un logo. La vie m\u00eame deviendrait-elle une industrie? Serions-nous devenus des objets, des \u00eatres fixes dans nos comportements, condamn\u00e9s \u00e0 ne plus savoir \u00e9voluer?<br \/><br \/> La musique de 3rd Degree est intelligente, tout en \u00e9tant modeste. Elle propose des harmonies accessibles mais \u00e9labor\u00e9es (souvent tirant vers le jazz rock) et ne fait pas \u00e9talage de technique, elle est largement chant\u00e9e et \u00e9tay\u00e9e par un sens pouss\u00e9 des choeurs (Echolyn justement). Elle pourrait s&rsquo;apparenter \u00e0 ce qu&rsquo;on appelle du n\u00e9o prog (courant progressif apparu \u00e0 la fin des ann\u00e9es 70, d\u00e9pouill\u00e9 de sa complexit\u00e9 instrumentale, orientant majoritairement les d\u00e9bats m\u00e9lodiques entre voix et guitares solo, les claviers occupant largement l&rsquo;espace illustratif \u00e0 grand renfort de nappes, conf\u00e9rant \u00e0 sa musique une certaine accessibilit\u00e9, voire des accents vari\u00e9t\u00e9 pour les plus exigeants d&rsquo;entre nous). Mais ce n&rsquo;est pourtant pas ce que jouent ces Am\u00e9ricains. Ce deuxi\u00e8me volet (enfin, premier plut\u00f4t) du concept <em>Ones &amp; Zeros<\/em> (la base du langage informatique) s&rsquo;av\u00e8re, contre toute attente, aussi int\u00e9ressant que le premier, voire plus encore, faisant montre d&rsquo;une cr\u00e9ativit\u00e9 de chaque instant (le morceau d&rsquo;ouverture en est la flamboyante d\u00e9monstration) avec une \u00e9vidence pop beatlesienne de grande qualit\u00e9. Le chant, bien que n&rsquo;\u00e9tant pas l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment le plus talentueux du groupe, est tr\u00e8s convaincant, juste, pr\u00e9cis et investi, et son timbre imprime \u00e0 chaque chanson ou morceau une personnalit\u00e9 qui rend 3rd Degree reconnaissable. Enfin les s\u00e9quences instrumentales sont r\u00e9guli\u00e8res et tr\u00e8s soign\u00e9es, aux petits oignons. <br \/><br \/> Bref, voil\u00e0 un album laissant au final une impression kal\u00e9idoscopique tr\u00e8s satisfaisante, avec un bon nombre d&rsquo;\u00e9coutes \u00e0 la clef. Sans faire de bruit ce groupe est en train de se constituer un public de plus en plus fourni et c&rsquo;est amplement m\u00e9rit\u00e9. C&rsquo;est tout ce qu&rsquo;on lui souhaite car la qualit\u00e9 et la sinc\u00e9rit\u00e9 ne trompent jamais. Ils sont quelques uns, comme \u00e7a, dans l\u2019ombre des Big Big Train et autres Unitopia, Phideaux, Spock\u2019s Morse et j\u2019en passe, faisant pourtant g\u00e9n\u00e9ralement preuve de bien plus d\u2019inspiration\u2026 Les limbes du temps en d\u00e9cideront. En attendant tomber par hasard sur ce disque est une chance.  Mine de rien&#8230;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mine de rien&#8230; \u00c9tonnant parcours que celui de 3rd Degree (ceurd deugwi en phon\u00e9tique), sextete&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":51,"featured_media":7978,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7977"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/51"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7977"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7977\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7978"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7977"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7977"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7977"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}