{"id":7959,"date":"2018-06-24T00:00:00","date_gmt":"2018-06-23T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7959"},"modified":"2018-06-24T00:00:00","modified_gmt":"2018-06-23T22:00:00","slug":"7959","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/06\/24\/7959\/","title":{"rendered":"Piniol &#8211; Bran Coucou"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Avertissement : de nombreux mots de cette chronique contiennent la syllabe \u00ab\u00a0cul\u00a0\u00bb. Allez savoir pourquoi. Vous pouvez les compter, si \u00e7a vous chante, mais il n&rsquo;y a strictement rien \u00e0 gagner.<\/em><br \/> PinioL. Derri\u00e8re ce nom fleuri se cache la fusion de deux groupes lyonnais bien connus chez Chromatique &#8211; PoiL et ni. &#8211; qui pratiquent l&rsquo;un comme l&rsquo;autre une musique articul\u00e9e autour d&rsquo;un math rock fougueux et imaginatif. En m\u00e9langeant le tout, on obtient d&rsquo;abord un bel anagramme, localis\u00e9 tr\u00e8s en-dessous de la ceinture, et ensuite un septette qui ne recule devant rien. En partie financ\u00e9 via le site de <em>crowdfunding<\/em> HelloAsso, <em>Bran Coucou<\/em> est le fruit miraculeux de cette association. On peut n\u00e9anmoins se poser l\u00e9gitimement certaines questions. Que faire d&rsquo;une paire de batteurs ? D&rsquo;un duo de bassistes ? D&rsquo;un bin\u00f4me de guitaristes ? Est-ce ridicule ? Ou au contraire un poil culott\u00e9 ? Le r\u00e9sultat est-il sup\u00e9rieur \u00e0 la somme des talents ? Comment r\u00e9ussir \u00e0 placer le mot \u00ab\u00a0perpendiculaire\u00a0\u00bb ? <br \/><br \/> D\u00e8s l&rsquo;opercule retir\u00e9, on bascule dans le maelstrom percussif de \u00ab\u00a0Pilon Bran Coucou\u00a0\u00bb : un rock musculeux, \u00e9pileptique, essentiellement instrumental quoique saupoudr\u00e9 de scansions r\u00e9p\u00e9titives et plus ou moins compr\u00e9hensibles que les habitu\u00e9s de PoiL retrouveront avec plaisir. Malgr\u00e9 une certaine difficult\u00e9 \u00e0 saisir les paroles, des titres comme \u00ab\u00a0Mimolle\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Orbite\u00a0\u00bb ne laissent planer que peu de doutes quand aux concepts philosophiques d\u00e9velopp\u00e9s, tandis que d&rsquo;autres, aux noms plus \u00e9sot\u00e9riques (\u00ab\u00a0Pilon Bran Coucou\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Fran\u00e7ois 1er\u00a0\u00bb) n\u00e9cessitent une imagination particuli\u00e8rement d\u00e9velopp\u00e9e. La dur\u00e9e d\u00e9raisonnable de certains titres (\u00ab\u00a0Sh\u00f4 Shin\u00a0\u00bb culmine \u00e0 pr\u00e8s de quinze minutes, par exemple) et la truculence ininterrompue des musiciens rend l&rsquo;ensemble assez exigeant. Il s&rsquo;av\u00e8re donc n\u00e9cessaire de faire quelques pauses bien calcul\u00e9es pour venir \u00e0 bout de la b\u00eate, \u00e0 moins d&rsquo;\u00eatre dans une forme hercul\u00e9enne et de s&rsquo;enfiler d&rsquo;une traite les soixante-huit minutes de cet ouragan sonique o\u00f9 PinioL pratique une musique unique et gesticulante<em>. Breaks<\/em> et contretemps sont \u00e0 la f\u00eate, sans pour autant v\u00e9hiculer des plans \u00e9cul\u00e9s ou d\u00e9monstratifs.  <br \/><br \/> Pas un album pour culs-b\u00e9nis, donc. Piniol cultive l&rsquo;humour, la folie et bouscule les codes, comme les formations dont il est issu. <em>Bran Coucou<\/em> est une belle d\u00e9culott\u00e9e sonore, capable de provoquer chez les plus fragiles d&rsquo;entre nous un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral. Il n&rsquo;est gu\u00e8re \u00e9tonnant d\u00e8s lors qu&rsquo;on retrouve la troupe au festival RIO de Carmaux en 2018, avec ses coll\u00e8gues de Chromb !, une autre bande  remarquable de fous-furieux. (Tiens, d&rsquo;ailleurs, les gars, il faudrait songer \u00e0 fusionner aussi vos deux groupes. <em>Nombril Chipo !<\/em>, en voil\u00e0 un nom qui en jetterait !).<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avertissement : de nombreux mots de cette chronique contiennent la syllabe \u00ab\u00a0cul\u00a0\u00bb. 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