{"id":7951,"date":"2018-06-17T00:00:00","date_gmt":"2018-06-16T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7951"},"modified":"2018-06-17T00:00:00","modified_gmt":"2018-06-16T22:00:00","slug":"7951","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/06\/17\/7951\/","title":{"rendered":"Twelfth Night &#8211; Fact And Fiction &#8211; The Definitive Edition"},"content":{"rendered":"\n<p>Sauf peut-\u00eatre si l&rsquo;on s&rsquo;appelait Marillion ou si l&rsquo;on \u00e9tait rescap\u00e9 de la d\u00e9cennie pr\u00e9c\u00e9dente, il n&rsquo;\u00e9tait pas facile de vivre en tant que musicien de rock progressif au d\u00e9but des ann\u00e9es quatre-vingts. L&rsquo;\u00c2ge d&rsquo;Or \u00e9tait r\u00e9volu depuis quelques temps d\u00e9j\u00e0 et les grands noms perdaient de leur aura ou, \u00e0 l&rsquo;instar de Genesis ou de Yes, op\u00e9raient d\u00e9sormais dans des registres plus commerciaux, collant \u00e0 l&rsquo;air du temps\u2026  Une poign\u00e9e de groupes avait pourtant d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;entretenir la flamme co\u00fbte que co\u00fbte, tentant d&rsquo;actualiser un genre mort de s&rsquo;\u00eatre vautr\u00e9 dans ses propres exc\u00e8s. Parmi ces t\u00e9m\u00e9raires, on trouvait Pendragon, IQ, Pallas et Twelfth Night. Aucun d&rsquo;entre eux ne connut jamais la gloire, mais tous continuent \u00e0 produire des disques, pour le bonheur des amateurs d&rsquo;un \u00ab\u00a0prog&rsquo; rock\u00a0\u00bb qui aujourd&rsquo;hui semble enfin revenir sur le devant de la sc\u00e8ne, sous diff\u00e9rentes formes. <br \/> Twelfth Night est un cas particulier. Le groupe britannique n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 un mod\u00e8le de lisibilit\u00e9 ni de stabilit\u00e9, connaissant diff\u00e9rentes incarnations, instrumentale ou chant\u00e9e, et des changements de personnel au micro (Geoff Mann jusqu&rsquo;en 1983 puis Andy Sears et enfin Mark Spencer r\u00e9cemment). Bien que le groupe soit sur le point de d\u00e9coller en 1986 avec <a href=\"chroniques\/item\/737-xii\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>XII<\/em><\/a> et une signature sur un gros label (Virgin), il se dissout n\u00e9anmoins un peu plus tard. Puis, apr\u00e8s une reformation dans les ann\u00e9es deux mille, le bassiste Clive Mitten fonde en 2017 The C:Live Collective et enregistre de nouveaux titres, plus d&rsquo;un quart de si\u00e8cle apr\u00e8s \u00ab\u00a0The Collector\u00a0\u00bb, derni\u00e8re composition originale du groupe. <br \/> <em>Fact And Fiction<\/em>, sorti en 1982, constitue l&rsquo;apog\u00e9e de Twelfth Night, avec deux pi\u00e8ces embl\u00e9matiques, sombres et pessimistes, qui comptent parmi les plus belles r\u00e9ussites d&rsquo;un rock aussi sophistiqu\u00e9 qu&rsquo;engag\u00e9 : \u00ab\u00a0We Are Sane\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Creepshow\u00a0\u00bb. Avec leurs ambiances changeantes et inqui\u00e9tantes, leurs textes aiguis\u00e9s comme des rasoirs chant\u00e9s par un Geoff Mann totalement poss\u00e9d\u00e9, ces deux monuments tr\u00f4nent aux c\u00f4t\u00e9s de titres plus accessibles , \u00e0 l&rsquo;image de \u00ab\u00a0This City\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Fact And Fiction\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Love Song\u00a0\u00bb, d\u00e9montrant que Twelfth Night savait jouer sur tous les tableaux.  <br \/><br \/> Le premier disque de la pr\u00e9sente r\u00e9\u00e9dition est compl\u00e9t\u00e9 par certaines chansons \u00e9cart\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque comme \u00ab\u00a0East of Eden\u00a0\u00bb, un \u00ab\u00a0Human Being\u00a0\u00bb bien fougueux ou encore la reprise de The Beatles \u00ab\u00a0Eleanor Rigby\u00a0\u00bb. Les huit pistes de l&rsquo;album vinyle originel restent bien \u00e9videmment le principal int\u00e9r\u00eat de cette sortie, mais l&rsquo;inconditionnel aura n\u00e9anmoins de quoi se mettre sous la dent, et pas seulement des fonds de tiroir. Si une version \u00e9tendue de l&rsquo;album contenant sept titres bonus (dont les chansons \u00e9cart\u00e9es cit\u00e9es plus hauts) avait d\u00e9j\u00e0 vue le jour en 2002 sur le label Cyclops, ce ne sont pas moins de deux autres disques qui enrichissent celle-ci. Dans les in\u00e9dits d\u00e9nich\u00e9s pour l&rsquo;occasion se trouvent des captations <em>live<\/em> d&rsquo;excellente qualit\u00e9, les plus notables \u00e9tant \u00ab\u00a0We Are Sane\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Fact And Fiction\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Love Song\u00a0\u00bb de 1983. Le second disque est d&rsquo;ailleurs compos\u00e9 d&rsquo;interpr\u00e9tations sc\u00e9niques des titres originaux, ainsi que de quelques demos. Mention sp\u00e9ciale pour la version <em>heavy<\/em> de \u00ab\u00a0Fact And Fiction\u00a0\u00bb par Mark Spencer, r\u00e9ellement enthousiasmante. Le troisi\u00e8me disque comprend des reprises souvent r\u00e9centes, chant\u00e9es par diff\u00e9rents interpr\u00e8tes. Parmi eux, on trouve entre autres l&rsquo;ex Pallas Alan Reed (\u00ab\u00a0Love Song\u00a0\u00bb), Tim Bowness (\u00ab\u00a0This City\u00a0\u00bb), Galahad (pour une relecture tr\u00e8s r\u00e9ussie de \u00ab\u00a0Fact And Fiction\u00a0\u00bb), en passant par Mark Spencer, qui reprend \u00ab\u00a0We Are Sane\u00a0\u00bb. A noter que cette reprise extr\u00eamement puissante l&rsquo;est encore davantage que celle, chant\u00e9e par Spencer \u00e9galement, qui figure sur le premier enregistrement de The C:Live Collective, <a href=\"chroniques\/item\/16664-the-age-of-insanity\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>The Age of Insanity<\/em><\/a>. <br \/><br \/> Outre le plaisir de red\u00e9couvrir un album-cl\u00e9 du \u00ab\u00a0n\u00e9o-prog\u00a0\u00bb (une \u00e9tiquette tellement restrictive et bien peu ad\u00e9quate, en l&rsquo;occurrence) , la voix unique et l&rsquo;acuit\u00e9 des textes de feu Geoff Mann, cette r\u00e9\u00e9dition, avec son lot de versions <em>live<\/em> et de r\u00e9interpr\u00e9tations met en lumi\u00e8re une chose : la qualit\u00e9 des compositions originales, qui passent parfaitement le cap des d\u00e9cennies, de la sc\u00e8ne et des reprises.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sauf peut-\u00eatre si l&rsquo;on s&rsquo;appelait Marillion ou si l&rsquo;on \u00e9tait rescap\u00e9 de la d\u00e9cennie pr\u00e9c\u00e9dente,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":7952,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7951"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7951"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7951\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7952"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7951"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7951"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7951"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}