{"id":7925,"date":"2018-05-14T00:00:00","date_gmt":"2018-05-13T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7925"},"modified":"2018-05-14T00:00:00","modified_gmt":"2018-05-13T22:00:00","slug":"7925","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/05\/14\/7925\/","title":{"rendered":"A Perfect Circle &#8211; Eat The Elephant"},"content":{"rendered":"\n<p>A priori, il s\u2019agit d\u2019une musique d&rsquo;une relative simplicit\u00e9, ce qui par surcro\u00eet ne l&#8217;emp\u00eache pas d&rsquo;\u00eatre judicieusement sophistiqu\u00e9e. Une chose frappante d\u00e8s l\u2019abord, c&rsquo;est la beaut\u00e9 feutr\u00e9e du chant, sa justesse, son \u00e9loquence irr\u00e9sistible. Il en ruisselle un pouvoir d\u2019envo\u00fbtement presque palpable (quasi similaire \u00e0 celui d\u2019un Tim Bowness durant le titre \u00e9ponyme\u2026). De m\u00eame, il existe entre les instruments et la voix une symbiose m\u00e9lancolique et sereine qui transperce et transporte les neurones. Le piano, si ce n&rsquo;est un de ses clones \u00e9lectroniques, donne souvent le ton, homologue la douceur, tandis que guitares et batterie d\u00e9routent le propos vers quelque chose de plus moderne et tumultueux. La basse ronronne ou gronde ; opulent m\u00e9tronome, elle cadence et met en valeur les atmosph\u00e8res.<\/p>\r\n\n<p>Sans parti pris, ni r\u00e9f\u00e9rence au pass\u00e9 et \u00e0 l\u2019histoire du groupe, ce disque s\u00e9duit par sa musicalit\u00e9, magn\u00e9tise gr\u00e2ce \u00e0 ses m\u00e9lodies. Compos\u00e9 avec recherche, par\u00e9 d&rsquo;une \u00e2me et d&rsquo;une fa\u00e7ade exp\u00e9rimentale, il flirte aussi avec le progressif sans avoir l\u2019air d\u2019y mettre la main\u2026 Un album \u00e0 savourer sans retenue !<\/p>\n<p>A Perfect Circle est un groupe form\u00e9 en 1999 par le brillant guitariste multi-instrumentiste Billy Howerdel et le tr\u00e8s talentueux chanteur de Tool, Maynard James Keenan. <em>Eat The Elephant<\/em>, si l\u2019on exclut <em>Emotive<\/em> enti\u00e8rement constitu\u00e9 de reprises, est leur troisi\u00e8me disque, isol\u00e9 de son a\u00een\u00e9 par rien de moins que quinze ann\u00e9es&#8230; La premi\u00e8re partie de cette discographie discontinue doit son origine \u00e0 un metal alternatif maniaque et lunaire. De nos jours, le concept s&rsquo;apparente plut\u00f4t \u00e0 un art rock prodigue teint\u00e9 de romantisme.<\/p>\r\n\n<p>A priori, il s\u2019agit d\u2019une musique d&rsquo;une relative simplicit\u00e9, ce qui par surcro\u00eet ne l&#8217;emp\u00eache pas d&rsquo;\u00eatre judicieusement sophistiqu\u00e9e. Une chose frappante d\u00e8s l\u2019abord, c&rsquo;est la beaut\u00e9 feutr\u00e9e du chant, sa justesse, son \u00e9loquence irr\u00e9sistible. Il en ruisselle un pouvoir d\u2019envo\u00fbtement presque palpable (quasi similaire \u00e0 celui d\u2019un Tim Bowness durant le titre \u00e9ponyme\u2026). De m\u00eame, il existe entre les instruments et la voix une symbiose m\u00e9lancolique et sereine qui transperce et transporte les neurones. Le piano, si ce n&rsquo;est un de ses clones \u00e9lectroniques, donne souvent le ton, homologue la douceur, tandis que guitares et batterie d\u00e9routent le propos vers quelque chose de plus moderne et tumultueux. La basse ronronne ou gronde ; opulent m\u00e9tronome, elle cadence et met en valeur les atmosph\u00e8res.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Sans parti pris, ni r\u00e9f\u00e9rence au pass\u00e9 et \u00e0 l\u2019histoire du groupe, ce disque s\u00e9duit par sa musicalit\u00e9, magn\u00e9tise gr\u00e2ce \u00e0 ses m\u00e9lodies. Compos\u00e9 avec recherche, par\u00e9 d&rsquo;une \u00e2me et d&rsquo;une fa\u00e7ade exp\u00e9rimentale, il flirte aussi avec le progressif sans avoir l\u2019air d\u2019y mettre la main\u2026 Un album \u00e0 savourer sans retenue !<\/p>\n<p>A Perfect Circle est un groupe form\u00e9 en 1999 par le brillant guitariste multi-instrumentiste Billy Howerdel et le tr\u00e8s talentueux chanteur de Tool, Maynard James Keenan. <em>Eat The Elephant<\/em>, si l\u2019on exclut <em>Emotive<\/em> enti\u00e8rement constitu\u00e9 de reprises, est leur troisi\u00e8me disque, isol\u00e9 de son a\u00een\u00e9 par rien de moins que quinze ann\u00e9es&#8230; La premi\u00e8re partie de cette discographie discontinue doit son origine \u00e0 un metal alternatif maniaque et lunaire. De nos jours, le concept s&rsquo;apparente plut\u00f4t \u00e0 un art rock prodigue teint\u00e9 de romantisme.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>A priori, il s\u2019agit d\u2019une musique d&rsquo;une relative simplicit\u00e9, ce qui par surcro\u00eet ne l&#8217;emp\u00eache pas d&rsquo;\u00eatre judicieusement sophistiqu\u00e9e. Une chose frappante d\u00e8s l\u2019abord, c&rsquo;est la beaut\u00e9 feutr\u00e9e du chant, sa justesse, son \u00e9loquence irr\u00e9sistible. Il en ruisselle un pouvoir d\u2019envo\u00fbtement presque palpable (quasi similaire \u00e0 celui d\u2019un Tim Bowness durant le titre \u00e9ponyme\u2026). De m\u00eame, il existe entre les instruments et la voix une symbiose m\u00e9lancolique et sereine qui transperce et transporte les neurones. Le piano, si ce n&rsquo;est un de ses clones \u00e9lectroniques, donne souvent le ton, homologue la douceur, tandis que guitares et batterie d\u00e9routent le propos vers quelque chose de plus moderne et tumultueux. La basse ronronne ou gronde ; opulent m\u00e9tronome, elle cadence et met en valeur les atmosph\u00e8res.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Sans parti pris, ni r\u00e9f\u00e9rence au pass\u00e9 et \u00e0 l\u2019histoire du groupe, ce disque s\u00e9duit par sa musicalit\u00e9, magn\u00e9tise gr\u00e2ce \u00e0 ses m\u00e9lodies. Compos\u00e9 avec recherche, par\u00e9 d&rsquo;une \u00e2me et d&rsquo;une fa\u00e7ade exp\u00e9rimentale, il flirte aussi avec le progressif sans avoir l\u2019air d\u2019y mettre la main\u2026 Un album \u00e0 savourer sans retenue !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A priori, il s\u2019agit d\u2019une musique d&rsquo;une relative simplicit\u00e9, ce qui par surcro\u00eet ne l&#8217;emp\u00eache&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":48,"featured_media":7926,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[25,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7925"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/48"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7925"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7925\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7926"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7925"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7925"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7925"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}