{"id":7905,"date":"2018-04-16T00:00:00","date_gmt":"2018-04-15T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7905"},"modified":"2018-04-16T00:00:00","modified_gmt":"2018-04-15T22:00:00","slug":"7905","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/04\/16\/7905\/","title":{"rendered":"The C:Live Collective &#8211; The Age of Insanity"},"content":{"rendered":"\n<p>Twelfth Night, c&rsquo;est une vieille histoire dont peu d&rsquo;entre nous se rappellent vraiment. Le groupe anglais a particip\u00e9 \u00e0 sa fa\u00e7on \u00e0 la modeste r\u00e9surgence du rock progressif dans les ann\u00e9es quatre-vingt en produisant une paire d&rsquo;albums embl\u00e9matiques de l&rsquo;\u00e9poque, puis s&rsquo;est dissout apr\u00e8s une ultime compilation. Pourtant, le nom de Twelfth Night n&rsquo;a pas compl\u00e8tement disparu des radars. Les albums ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement r\u00e9\u00e9dit\u00e9s, la bande s&rsquo;est bri\u00e8vement reform\u00e9e dans les ann\u00e9es deux mille pour quelques concerts (donc une apparition au Night of The Prog en 2010) et il existe m\u00eame une biographie r\u00e9cente (<em>Play On<\/em>) \u00e9crite par Andrew Wild. Quant \u00e0 Andy Sears, chanteur sur <a href=\"chroniques\/item\/2613-Art%20?Illusion_-_The_Definitive_Edition=\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Art &amp; Illusion<\/em><\/a> et <a href=\"chroniques\/item\/737-xii\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>XII<\/em><\/a>, il s&rsquo;est fendu en 2011 d&rsquo;un EP contenant de nouvelles compositions, ambassadrices d&rsquo;un album\u2026 qu&rsquo;on attend toujours. Il faut donc bien avouer qu&rsquo;hormis les r\u00e9\u00e9ditions et l&rsquo;exhumation de mat\u00e9riel <em>live<\/em>, on n&rsquo;a pas eu grand-chose de vraiment neuf \u00e0 se mettre sous la dent depuis presque trois d\u00e9cennies. Alors lorsque Clive Mitten embauche le fils de Geoff Mann pour participer \u00e0 des titres r\u00e9arrang\u00e9s que son p\u00e8re chantait avec ferveur un quart de si\u00e8cle plus t\u00f4t, on peut d\u00e9cemment se poser des questions sur la pertinence d&rsquo;une telle entreprise. Toutefois, si le bassiste a donn\u00e9 son propre nom \u00e0 cette nouvelle aventure musicale, ce n&rsquo;est pas innocent car aucun autre ex-membre ne fait partie du voyage et l&rsquo;h\u00e9ritage de Twelfth Night ne repr\u00e9sente au bout du compte qu&rsquo;un petit tiers de cet <em>Age of Insanity<\/em>. Et surtout, on a droit \u00e0 trois grosses nouvelles compositions instrumentales. <br \/><br \/> Nous voici donc avec plus d&rsquo;une quarantaine de minutes de musique totalement in\u00e9dite, encadr\u00e9e par deux reprises de l&rsquo;album <em>Fact And Fiction<\/em> (dont la version \u00ab\u00a0d\u00e9finitive\u00a0\u00bb devrait sortir cette ann\u00e9e). Jetons pour commencer une oreille \u00e0 ce qui est d\u00e9j\u00e0 connu. \u00ab\u00a0The Fifth Estate &#8211; Part One (The Dictator Speaks)\u00a0\u00bb alias \u00ab\u00a0We Are Sane\u00a0\u00bb ne n\u00e9cessite pas d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 : il s&rsquo;agit l\u00e0 d&rsquo;un des titres les plus marquants du n\u00e9o prog de la premi\u00e8re moiti\u00e9 des ann\u00e9es quatre-vingt. L&rsquo;original figure sur l&rsquo;album studio sus-nomm\u00e9 mais aussi sur l&rsquo;incontournable <em>best of<\/em> de 1991 <a href=\"chroniques\/item\/612-Collector\/'s%20Item\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Collector&rsquo;s Item<\/em><\/a> ou encore en version publique sur <a href=\"chroniques\/item\/14081-live-and-let-live-%E2%80%93-the-definitive-edition\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Live and Let Live<\/em><\/a>. Si l&rsquo;interpr\u00e9tation de Geoff Mann reste ind\u00e9passable (en studio comme en concert), celle-ci n&rsquo;est pas d\u00e9nu\u00e9e de qualit\u00e9s. Tout en respectant l&rsquo;atmosph\u00e8re et les diff\u00e9rentes phases de l&rsquo;originale, elle n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 montrer les muscles sur les passages les plus vigoureux, avec force guitare (Mark Spencer, qui assure \u00e9galement le chant) et batterie (Fudge Smith) presque m\u00e9talliques, accentuant encore le contraste entre les parties. Moins rocailleuse et emphatique que celle Geoff Mann, la voix de Spencer s&rsquo;approprie n\u00e9anmoins la pi\u00e8ce sans la trahir, \u00e9vitant l&rsquo;\u00e9cueil de l&rsquo;imitation en apportant quelques modulations personnelles. \u00ab\u00a0This City is London\u00a0\u00bb alias \u00ab\u00a0This City\u00a0\u00bb conserve quant \u00e0 elle la petite touche <em>new wave<\/em> de son anc\u00eatre , mais avec une production et un son des plus modernes. Pas un <em>hit single<\/em> , plut\u00f4t une r\u00e9vision tr\u00e8s accessible et agr\u00e9ablement rythm\u00e9e, chant\u00e9e par James Mann et agr\u00e9ment\u00e9e de touches electro. <br \/><br \/> Les nouveaux titres, qui constituent les parties deux, trois et quatre de \u00ab\u00a0The Fifth Estate\u00a0\u00bb, sont des versions instrumentales destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre compl\u00e9t\u00e9es cette ann\u00e9e encore par du chant. Clive Mitten fait appel \u00e0 l&rsquo;ancien Twelfth Night, par ses alternances de moments planants et tendus mais aussi \u00e0 une approche plus moderne et emphatique que par le pass\u00e9. Si certaines sections ont une signature tr\u00e8s identifiable, <em>Age of Insanity<\/em> a les pieds plut\u00f4t bien plant\u00e9s dans le pr\u00e9sent. M\u00e9lodiques et changeants, les trois longs instrumentaux tissent des ambiances captivantes, tr\u00e8s atmosph\u00e9riques parfois, o\u00f9 les claviers de Clive Mitten et de Stephen Bennett occupent un grand r\u00f4le d&rsquo;habillage, sans pour autant couvrir la basse du compositeur ou la guitare de Spencer. Flirtant par moments avec la musique de films ou le <em>new age<\/em> (notamment la cinqui\u00e8me partie), ils sortent occasionnellement de leur r\u00eaverie lors de quelques parties plus anim\u00e9es.  <br \/><br \/> Les fans de Twelfth Night, habitu\u00e9s aux longs instrumentaux des d\u00e9buts du groupe (\u00e9poque <a href=\"chroniques\/item\/13619-live-at-target-%E2%80%93-the-definitive-edition\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Live at The Target<\/em><\/a>) ne seront pas d\u00e9pays\u00e9s, les amateurs de prog&rsquo; essentiellement instrumental seront bien servis \u00e9galement. Mais si <em>The Age of Insanity<\/em> se suffit \u00e0 lui-m\u00eame, il ne faut pas se mentir : on attend le chant avec impatience, sur lequel planera immanquablement le spectre de Geoff Mann\u2026 <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Twelfth Night, c&rsquo;est une vieille histoire dont peu d&rsquo;entre nous se rappellent vraiment. 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