{"id":7891,"date":"2018-03-26T00:00:00","date_gmt":"2018-03-25T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7891"},"modified":"2018-03-26T00:00:00","modified_gmt":"2018-03-25T22:00:00","slug":"7891","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/03\/26\/7891\/","title":{"rendered":"Kino &#8211; Radio Voltaire"},"content":{"rendered":"\n<p>Quand John Mitchell n\u2019enregistre pas avec Arena, il tourne avec It Bites. S\u2019il ne tourne pas avec It Bites, il part en croisi\u00e8re avec Frost*. Sur la terre ferme, sans Frost*, il joue au Lonely Robot. Quand ce dernier n\u2019a plus de batterie, John Mitchell s\u2019ennuie. Alors il r\u00e9active Kino mis en hibernation treize ans plus t\u00f4t. Toujours avec Pete Trewavas et John Beck, mais sans Chris Maitland. Et s\u2019est joint \u00e0 la f\u00eate sur ce nouveau chapitre discographique, le d\u00e9sormais incontournable \u2013 en Albion, du moins \u2013 Craig Blundell. Moins d\u2019un an apr\u00e8s la sortie de <a href=\"chroniques\/item\/16237-the-big-dream\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>The Big Dream<\/em><\/a> avec Lonely Robot, le g\u00e9nial anglais revient, insatiable avec ce nouveau pav\u00e9 sous les bras. Calm\u00e9 par Inside Out sur l\u2019id\u00e9e d\u2019un troisi\u00e8me album avec Lonely Robot, il a donc r\u00e9activ\u00e9 son ancien projet. Toutefois, cette prolixit\u00e9 de John Mitchell laisse planer le doute. Explication. <br \/><br \/> Le titre \u00e9ponyme laisse entrevoir de jolies promesses avec une guitare cristalline et m\u00e9lodique \u00e0 souhait. C\u2019est d\u2019ailleurs reconnu depuis longtemps, John Mitchell est le m\u00e9lodiste le plus fin depuis Brian May, Steve Lukather ou, plus r\u00e9cemment, Doug Ott. L\u2019auteur de ces lignes assume pleinement cette affirmation et sera ravi d\u2019en discuter avec vous. Le bougre sait \u00e9galement se faire dur sur \u00ab\u00a0The Dead Club\u00a0\u00bb o\u00f9 l\u2019on remarquera le joli travail des claviers. Certains, et il y aura d\u00e9bat, penseront \u00e0 Pain Of Salvation ou Wolverine \u00e0 l\u2019\u00e9coute des lignes de piano d\u2019\u00ab\u00a0Idlewild\u00a0\u00bb qui ne ferait pas tache sur la bande FM avec sa m\u00e9lodie d\u00e9licate et son refrain accrocheur. M\u00eame constat pour \u00ab\u00a0I Don\u2019t Know Why\u00a0\u00bb et son joli m\u00e9lange entre Queen, ELO et Jellyfish (prends \u00e7a, Steven Wilson). Si la guitare para\u00eet pr\u00e9pond\u00e9rante, les claviers de John Beck ont aussi leur mot \u00e0 dire, sur un titre comme \u00ab\u00a0I Won\u2019t Break So Easily Anymore\u00a0\u00bb o\u00f9 l\u2019on pense \u00e0 Pete Towshend et The Who ? On retiendra \u00e9galement la jolie ritournelle acoustique \u00ab\u00a0Temple Tudor \u00a0\u00bb, id\u00e9ale pour s\u2019endormir et se rappeler au bon souvenir de \u00ab\u00a0My Sweet Lord\u00a0\u00bb de feu George Harrison. <br \/><br \/> <em>Radio Voltaire<\/em> est l\u2019arch\u00e9type de ces albums progressifs aux saveurs pop qui pourraient plaire aux non-initi\u00e9s du genre. Des m\u00e9lodies envo\u00fbtantes, des refrains entra\u00eenants, tout est r\u00e9uni pour s\u00e9duire et on aurait presque envie de dire \u00e0 John Mitchell : mission accomplie. Le seul b\u00e9mol, il en faut bien un, c\u2019est cette production clinique d\u00e9pourvue de sensibilit\u00e9 et d\u2019humanit\u00e9. Tellement proche de Lonely Robot et surtout de l\u2019immense <em>Falling Satellites<\/em> de Frost*. Votre serviteur ne met pas en doute le talent, la contribution importante et le talent de Craig Blundell, bien loin de l\u00e0. Il le consid\u00e8re, d\u2019ailleurs, comme LE batteur du moment, mais une production plus acoustique et plus organique aurait sans doute moins choqu\u00e9. C\u2019est ce qui avait fait et fait toujours, la marque de fabrique d\u2019un Chris Maitland, certes moins d\u00e9monstratif que ses illustres confr\u00e8res, mais plus touchant dans le jeu. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand John Mitchell n\u2019enregistre pas avec Arena, il tourne avec It Bites. 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