{"id":7829,"date":"2017-11-13T00:00:00","date_gmt":"2017-11-12T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7829"},"modified":"2017-11-13T00:00:00","modified_gmt":"2017-11-12T22:00:00","slug":"7829","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/11\/13\/7829\/","title":{"rendered":"King Child &#8211; Meredith"},"content":{"rendered":"\n<p>Certaines alchimies d\u00e9livrent leurs essences en un instant, et celle derri\u00e8re King Child est assur\u00e9ment de celles-ci : quelques secondes d&rsquo;\u00e9coute suffisent \u00e0 donner le ton d&rsquo;ensemble de leur premier album, <em>Meredith<\/em>, plant\u00e9 entre une pop \u00e9th\u00e9r\u00e9e proche des Qu\u00e9b\u00e9cois de Who Are You, et des influences plus progressives \u00e9voquant un Haken ou un Leprous ayant mis les grosses guitares et les arrangements pompeux au placard (\u00e9couter \u00ab\u00a0Desert\u00a0\u00bb).<br \/><br \/> Pass\u00e9e la premi\u00e8re impression, plut\u00f4t encourageante, la gageure de ce premier album est de r\u00e9ussir \u00e0 d\u00e9passer cet effet d&#8217;emballage, pour proposer un contenu tenant sur la dur\u00e9e. Le d\u00e9fi est ici relev\u00e9 la t\u00eate haute, tant le duo franco\/belge s&rsquo;av\u00e8re inventif et pertinent, approfondissant un univers sonore d&rsquo;une coh\u00e9rence remarquable. Gravitant autour d&rsquo;influences vari\u00e9es o\u00f9 l&rsquo;auditeur peut retrouver, p\u00eale-m\u00eale, Bj\u00f6rk, Radiohead ou Oceansize, King Child r\u00e9ussit \u00e0 affirmer une identit\u00e9 \u00e9tonnante, tant\u00f4t tr\u00e8s accessible (\u00ab\u00a0Opal\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0True Romance\u00a0\u00bb), tant\u00f4t plus tendue et complexe (\u00ab\u00a0Ghost Dance\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Meredith\u00a0\u00bb). A travers une large utilisation des palettes sonores des pianos, rhodes et autres synth\u00e9tiseurs, on devine l&rsquo;album compos\u00e9 principalement aux claviers, dont les arrangements sont sublim\u00e9s avec go\u00fbt par une section rythmique polyvalente et nuanc\u00e9e. La voix de Quentin Hoogaert trouve une place pr\u00e9dominante au sein de cet ensemble, touchant par sa subtilit\u00e9 et son \u00e9l\u00e9gance.<br \/><br \/> L&rsquo;atout d\u00e9terminant de King Child se cache peut-\u00eatre dans son aisance d\u00e9concertante \u00e0 manier des signatures rythmiques souvent complexes ou des progressions harmoniques parfois tortueuses, en ayant le bon go\u00fbt de les maintenir dans leur fonction d&rsquo;outils, sans jamais les transformer en finalit\u00e9s. Une philosophie musicale \u00e9galement pratiqu\u00e9e un si\u00e8cle plus t\u00f4t par un certain Debussy, \u00e0 qui le groupe emprunte une \u201c\u00a0Arabesque\u00a0\u201d, d\u00e9licatement r\u00e9arrang\u00e9e pour l&rsquo;occasion.<br \/><br \/> On l&rsquo;aura compris, le propos reste ici, du d\u00e9but \u00e0 la fin, de proposer une exp\u00e9rience sensible \u00e0 l&rsquo;auditeur. Le jeu en vaut la chandelle, puisque c&rsquo;est ce qu&rsquo;on retiendra d&rsquo;abord de <em>Meredith<\/em> : la preuve qu&rsquo;on peut raccorder le c\u0153ur et le cerveau, le sensible et l&rsquo;intellect, l&rsquo;exigence et la beaut\u00e9. Chapeau bas !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Certaines alchimies d\u00e9livrent leurs essences en un instant, et celle derri\u00e8re King Child est assur\u00e9ment&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":52,"featured_media":7830,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[49,23],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7829"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/52"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7829"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7829\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7830"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7829"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7829"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7829"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}