{"id":7819,"date":"2017-10-29T00:00:00","date_gmt":"2017-10-28T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7819"},"modified":"2017-10-29T00:00:00","modified_gmt":"2017-10-28T22:00:00","slug":"7819","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/10\/29\/7819\/","title":{"rendered":"Nosfell &#8211; Echo Zulu"},"content":{"rendered":"\n<p>Un peu comme Emilie Simon, Nosfell fait partie de ces artistes sans doute trop rares \u00e0 tout point de vue. Rare car son identit\u00e9 musicale reste floue pour le plus grand bonheur des auditeurs : il m\u00eale folk, pop, \u00e9lectronique ou musique africaine dans un grand maelstrom dont lui seul a le secret et la grille de lecture. Rare aussi car ses apparitions discographiques sont finalement timides et, il faut bien l\u2019avouer, moins marquantes que le s\u00e9minal <em>Poma\u00efe Klokochazia balek<\/em>, dont nous avons f\u00eat\u00e9 le dixi\u00e8me anniversaire (et la r\u00e9\u00e9dition) il y a deux ans \u00e0 peine. Pour sa nouvelle \u0153uvre, point de langage invent\u00e9, le fran\u00e7ais et l\u2019anglais dominent une musique o\u00f9 le <em>groove<\/em> a toute sa place. Comme chez Stromae, on a l\u2019impression que l\u2019architecture musicale verse dans une sorte de <em>dark dance<\/em>. Mais l\u00e0 o\u00f9 le Belge inflige une neurasth\u00e9nie de chaque instant, Nosfell, lui s\u2019applique \u00e0 rester tr\u00e8s sautillant dans son propos.<br \/><br \/> Fourmillant d\u2019id\u00e9es, <em>Echo Zulu<\/em> l\u00e8che les plaies froides de la <em>new wave<\/em> (\u00ab\u00a0The Hunter\u2019s Bed\u00a0\u00bb), caresse le funk litanique (\u00ab\u00a0Je ressasse\u00a0\u00bb et ses paroles d\u00e9licieusement po\u00e9tiques),sculpte un disco malade (\u00ab\u00a0The Party\u00a0\u00bb). Chaque rythmique de guitare finalement d\u00e9pouill\u00e9e imprime une identit\u00e9 forte qui accompagne le chant comme si l\u2019organe et l\u2019instrument ne faisaient qu\u2019un. <em>Echo Zulu<\/em> est une suite de titres taill\u00e9s pour un night-club bizarre et bigarr\u00e9. Le timbre parfois proche de Matthieu Chedid (\u00ab\u00a0La Blessure\u00a0\u00bb), Nosfell sait aussi \u00e9voquer la gr\u00e2ce de Bobby Mc Ferrin ou Jeff Buckley par des signatures percussives audacieuses. Certains morceaux vont para\u00eetre un peu trop pop pour \u00eatre honn\u00eates, surtout \u00e0 nos lecteurs plus exigeants (\u00ab\u00a0The Letdown\u00a0\u00bb, proche de Maroon5, \u00ab\u00a0The Artefact\u00a0\u00bb, avec des mimiques en forme de White Stripes). Mais l\u2019ensemble est suffisamment extra-terrestre et dynamique pour inviter \u00e0 une \u00e9coute approfondie.<br \/><br \/> Pour ceux qui se souviennent de la puissance corporelle et de l\u2019inventivit\u00e9 th\u00e9\u00e2trale de l\u2019homme, il faut aussi insister sur le fait que c\u2019est lors des apparitions sc\u00e9niques que ce grain de folie musical prend tout son sens (on imagine ce que peut donner la progression de \u00ab\u00a0The Short-Timers\u00a0\u00bb en termes de puissance). Le titre de cl\u00f4ture, rengaine ent\u00eatante, illustre bien l\u2019amour pour le bizarre qu\u2019on aime tant \u00e0 voir et entendre chez cet artiste curieux, ce corps qui donne vie \u00e0 des songes.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un peu comme Emilie Simon, Nosfell fait partie de ces artistes sans doute trop rares&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":7820,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[26,34,38],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7819"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7819"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7819\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7820"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7819"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7819"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7819"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}