{"id":7801,"date":"2017-10-07T00:00:00","date_gmt":"2017-10-06T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7801"},"modified":"2017-10-07T00:00:00","modified_gmt":"2017-10-06T22:00:00","slug":"7801","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/10\/07\/7801\/","title":{"rendered":"Weserbergland &#8211; Sehr Kosmisch, Ganz Progisch"},"content":{"rendered":"\n<p>Contrairement \u00e0 ce que son nom sugg\u00e8re, le groupe Weserbergland form\u00e9 par Ketil Vestrum Einarsen (Jaga Jazzist, White Willow) n\u2019est pas bas\u00e9 en Allemagne (le Weserbergland d\u00e9signe une r\u00e9gion au centre du pays) mais bien en Norv\u00e8ge. La principale raison \u00e0 cela est que ce projet est destin\u00e9 \u00e0 rendre hommage aux groupes embl\u00e9matiques du mouvement Krautrock comme Tangerine Dream, Can, Cluster ou Guru Guru. Un th\u00e8me d\u00e9clin\u00e9 par le titre de l\u2019album dans la langue de Goethe, <em>Sehr Kosmisch, Ganz Progisch<\/em> (tr\u00e8s cosmique, compl\u00e8tement prog) ainsi que sa pochette au design tr\u00e8s marqu\u00e9 ann\u00e9es soixante-dix.<br \/><br \/> La musique quant \u00e0 elle, reprend les \u00e9l\u00e9ments du mouvement Krautrock: une forte pr\u00e9sence des synth\u00e9tiseurs, un certain minimalisme, une rythmique tr\u00e8s pr\u00e9sente et des sonorit\u00e9s d\u2019\u00e9poque marqu\u00e9es. En plus d\u2019Einarsen le groupe comprend,Gaute Storsve (basse), Jacob Holm-Lupo (guitare) tous deux du groupe White Willow et  Mattias Olsson (batterie) d\u2019\u00c4nglag\u00e5rd. Compos\u00e9 de quatre longs morceaux, <em>Sehr Kosmisch, Ganz Progisch<\/em> va tout de m\u00eame plus loin que le simple hommage. Gr\u00e2ce \u00e0 ses ann\u00e9es d&rsquo;exp\u00e9rience dans diff\u00e9rents groupes, Einarsen a pu puiser dans ces influences vari\u00e9es, on retrouve par exemple l\u2019hybridation avec les musiques \u00e9lectroniques et les envol\u00e9es de Jaga Jazzist (\u00ab\u00a0Tristrant\u00a0\u00bb) ou encore les ambitions progressives de White Willow. Il en va de m\u00eame pour la rythmique, Mattias Olsson parvient \u00e0 m\u00ealer la concision du style <em>motorik<\/em> \u00e0 la Jaki Liebezeit et le raffinement complexe qu\u2019il a apport\u00e9 dans la musique progressive d\u2019\u00c4nglag\u00e5rd. Au long de ces quatre morceaux, la musique forme un continuum qui \u00e9volue sans brusques changements de rythme mais plut\u00f4t par un jeu sur les textures et les sonorit\u00e9s. Dans les \u00e9lans les plus lyriques, le ton devient m\u00e9lancolique et \u00e9voque ces paysages du nord de la Scandinavie, derniers territoires rest\u00e9s sauvages en Europe de l\u2019ouest.  <br \/><br \/> Au del\u00e0 de ses nombreuses qualit\u00e9s, une petite d\u00e9ception reste la quasi absence de la fl\u00fbte (instrument principal d\u2019Einarsen) qui ne fait que des apparitions sporadiques et laisse le champ sonore \u00e0 la guitare et aux synth\u00e9tiseurs. <em>Sehr Kosmisch, Ganz Progisch<\/em> reste une belle r\u00e9ussite car Weserbergland parvient \u00e0 d\u00e9passer la simple nostalgie des ann\u00e9es soixante-dix (dont certains groupes en panne d\u2019inspiration ont fait leur beurre) pour proposer une musique accrocheuse et pertinente.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Contrairement \u00e0 ce que son nom sugg\u00e8re, le groupe Weserbergland form\u00e9 par Ketil Vestrum Einarsen&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":46,"featured_media":7802,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[101,38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7801"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/46"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7801"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7801\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7802"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7801"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7801"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7801"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}