{"id":7797,"date":"2017-10-01T00:00:00","date_gmt":"2017-09-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7797"},"modified":"2017-10-01T00:00:00","modified_gmt":"2017-09-30T22:00:00","slug":"7797","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/10\/01\/7797\/","title":{"rendered":"Threshold &#8211; Legends Of The Shires"},"content":{"rendered":"\n<p>Les fans de Threshold se souviennent sans doute du passage \u00e9clair de Glynn Morgan au sein de leur groupe favori de <em>heavy metal<\/em> m\u00e9lodique \u00e0 tendance progressive. <em>Psychedelicatessen<\/em> marquait d\u00e9j\u00e0 en 1994 une \u00e9volution par rapport au premier album <em>Wounded Land<\/em> (avec Damian Wilson au chant) et reste l&rsquo;un de leurs disques les plus accessibles aujourd&rsquo;hui encore. Depuis, de l&rsquo;eau a coul\u00e9 sous les ponts et quelques changements ont ponctu\u00e9 son histoire ; le dernier en date est le retour de Morgan au micro suite \u00e0 la d\u00e9fection de Wilson apr\u00e8s <em>For The Journey<\/em> (2014), un exercice dont celui-ci est coutumier, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de son troisi\u00e8me d\u00e9part. <br \/><br \/> Malgr\u00e9 le poids de naissance impressionnant de son nouveau b\u00e9b\u00e9, Threshold l&rsquo;habille avec les v\u00eatements de ses grands fr\u00e8res car m\u00eame s&rsquo;il est un <em>concept album<\/em>, <em>Legends Of The Shires<\/em> ne change pas la donne : la bande a depuis longtemps trouv\u00e9 son rythme de croisi\u00e8re et a stabilis\u00e9 son style, d\u00e8s l&rsquo;arriv\u00e9e sur <em>Clone<\/em> du regrett\u00e9 Andrew \u00ab\u00a0Mac\u00a0\u00bb McDermott, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 2011, le chanteur qui a probablement le plus contribu\u00e9 \u00e0 la lente reconnaissance du groupe sur le plan international. La technique n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 un \u00e9l\u00e9ment majeur dans les compositions, qui misent plut\u00f4t sur l&rsquo;accessibilit\u00e9 et la discr\u00e8te complexit\u00e9 de la musique pour convaincre \u00e0 la fois les amateurs de <em>heavy<\/em> et les fans de <em>prog metal<\/em> \u00e9dulcor\u00e9. On retrouve ainsi les ingr\u00e9dients qui peuvent s\u00e9duire ces deux franges de m\u00e9talleux  : des titres puissants et efficaces aux refrains \u00e9piques (\u00ab\u00a0Small Dark Lines\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Superior Machine\u00a0\u00bb), de longues suites emphatiques aux ambiances multiples o\u00f9 la m\u00e9lodie reste au premier plan (\u00ab\u00a0The Man Who Saw Through Time\u00ab\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Lost In Translation\u00ab\u00a0\u00bb) et quelques moments plus calmes voire \u00e9pur\u00e9s (\u00ab\u00a0The Shire (Part 1)\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0The Shire (Part 3)\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Swallowed\u00a0\u00bb). L&rsquo;\u00e9quipe n&rsquo;a pas grandement modifi\u00e9 les caract\u00e9ristiques principales de son jeu : la frappe chirurgicale et sans fioritures de Johanne James, les nappes de claviers pr\u00e9gnantes de Richard West, les riffs gras de Karl Groom et la basse sourde de Steve Anderson. Comme s&rsquo;il n&rsquo;avait jamais quitt\u00e9 son poste, Morgan s&rsquo;approprie sans la moindre difficult\u00e9 ces quatre-vingts minutes de musique, instillant parfois cette dose d&rsquo;agressivit\u00e9 qui caract\u00e9risait \u00ab\u00a0Mac\u00a0\u00bb et dont Damian Wilson, malgr\u00e9 ses immenses qualit\u00e9s de chanteur, est globalement d\u00e9pourvu. Petite surprise : Jon Jeary, bassiste jusqu&rsquo;en 2003, fait \u00e9galement une br\u00e8ve r\u00e9apparition au chant sur \u00ab\u00a0The Shire (Part 3)\u00a0\u00bb. <br \/><br \/> Comme tout double album qui se respecte, celui-ci comporte des passages plus faibles, des moments qu&rsquo;on a l&rsquo;impression d&rsquo;avoir d\u00e9j\u00e0 entendus pr\u00e9c\u00e9demment, mais <em>Legends Of The Shires<\/em> confirme  largement que le groupe est toujours capable de fournir de bonnes chansons, accrocheuses \u00e0 souhait, ambitieuses sans en avoir l&rsquo;air.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les fans de Threshold se souviennent sans doute du passage \u00e9clair de Glynn Morgan au&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":7798,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[58,39,38],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7797"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7797"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7797\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7798"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7797"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7797"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7797"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}