{"id":7757,"date":"2017-08-14T00:00:00","date_gmt":"2017-08-13T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7757"},"modified":"2017-08-14T00:00:00","modified_gmt":"2017-08-13T22:00:00","slug":"7757","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/08\/14\/7757\/","title":{"rendered":"Steven Wilson &#8211; To The Bone"},"content":{"rendered":"\n<p>L\u2019annonce d\u2019un nouvel album de Steven Wilson est toujours un \u00e9v\u00e9nement dans le petit monde du progressif. Comme d\u2019habitude, c\u2019est une guerre qui se livre entre les z\u00e9lotes de Wilson qui d\u00e9fendent l\u2019Anglais envers et contre toute critique, et ses d\u00e9tracteurs qui profitent de la notori\u00e9t\u00e9 gagn\u00e9e ces derni\u00e8res ann\u00e9es par Wilson pour trouver le moindre pr\u00e9texte pour le descendre. \u00c9videmment, la r\u00e9daction de Chromatique ne d\u00e9roge pas \u00e0 la r\u00e8gle et les avis en son sein ont \u00e9t\u00e9 pour le moins vari\u00e9s.<br \/><br \/> Mettons les choses au point imm\u00e9diatement : si Wilson continue sur sa lanc\u00e9e, il est tout \u00e0 fait possible qu\u2019il perde sa place au sein de nos colonnes. Non pas par manque d\u2019int\u00e9r\u00eat mais parce qu\u2019en effet sa production s\u2019\u00e9loigne de plus en plus de notre ligne directrice. Il ne faut pas se mentir : <em>To The Bone<\/em> est un album aux allures principalement pop. Une pop tout de m\u00eame loin des efforts pr\u00e9c\u00e9dents de Wilson dans le domaine tels que les fantastiques <em>Lightbulb Sun<\/em> et <em>Stupid Dream<\/em>. Nous reviendrons sur les quelques morceaux qui sortent du sch\u00e9ma classique (et qui valent largement le d\u00e9tour), mais attardons-nous d\u2019abord sur l\u2019essentiel de l\u2019album.<br \/><br \/> <em>To The Bone<\/em> ouvre sur le titre \u00e9ponyme et l\u2019harmonica de Mark Feltham. Le morceau donne le ton en mixant les inspirations pop\/rock ann\u00e9es 80 avec quelques zestes de blues. Les premi\u00e8res notes de l\u2019album laissent entrevoir une production de tr\u00e8s haute vol\u00e9e et du niveau des derniers albums de Wilson. Cette fois-ci, c\u2019est Paul Stacey, connu notamment pour son travail avec Oasis (et auteur du solo de guitare sur \u00ab\u00a0 Refuge \u00a0\u00bb ), qui se trouve derri\u00e8re la table de mixage. Le <em>line-up<\/em> ne d\u00e9pare pas beaucoup de celui des derni\u00e8res tourn\u00e9es, \u00e0 l\u2019exception de Dave Kilminster qui est remplac\u00e9 aux guitares par le slovaque David Kollar.<br \/><br \/> Le premier morceau donne le ton et l\u2019album se poursuit sur ses deux tiers en alternant les morceaux pop enjou\u00e9s (\u00ab\u00a0To The Bone \u00bb, \u00ab\u00a0The Same Asylum as Before \u00bb, \u00ab Permanating \u00bb) et morceaux plus sombres (\u00ab\u00a0Pariah \u00bb, \u00ab\u00a0Refuge \u00bb, \u00ab\u00a0Blank Tapes \u00bb). De ce c\u00f4t\u00e9 de l\u2019album, les morceaux ne sont pas follement surprenants, mais arrivent tout de m\u00eame \u00e0 saisir et \u00e0 transporter. Outre quelques rat\u00e9s (l\u2019effroyable voix de t\u00eate sur \u00ab\u00a0The Same Asylum as Before\u00a0\u00bb) l\u2019\u00e9volution de Wilson et sa progression dans l\u2019\u00e9criture de morceaux pop sont palpables et les morceaux font mouche la plupart du temps.<br \/><br \/> Le dernier tiers s\u2019av\u00e8re plus aventureux en particulier sur deux morceaux d\u00e9tonants. Le premier, \u00ab\u00a0Song of I \u00bb est une sorte d\u2019hybride entre \u00ab\u00a0Index \u00bb et \u00ab\u00a0Sleep Together \u00bb. Ce duo avec la chanteuse Sophie Hunger est \u00e0 classer au rang des exp\u00e9rimentations de Wilson lorgnant du c\u00f4t\u00e9 de Nine Inch Nails, posant une atmosph\u00e8re bien plus palpable que tous les autres morceaux de l\u2019album. Autre exp\u00e9rimentation, \u00ab Detonation \u00bb est un retour aux sources pour Wilson sous la forme d\u2019une longue mont\u00e9e psych\u00e9d\u00e9lique dont la fin n\u2019aurait rien \u00e0 envier \u00e0 un morceau de <em>Signify<\/em>.<br \/><br \/> L\u2019\u00e9coute de l\u2019album se justifie ne serait-ce que par la sublime \u00ab\u00a0Refuge \u00bb (que l\u2019on attend vivement au concert), par \u00ab\u00a0Detonation \u00bb qui nous rappellera les premi\u00e8res heures de Porcupine Tree (ou la plus tardive \u00ab\u00a0Tinto Brass \u00bb) ou pour la tr\u00e8s belle \u00ab\u00a0Pariah \u00a0\u00bb en duo avec Ninet Tayeb (que l\u2019on attendait un peu plus pr\u00e9sente sur l\u2019album). En revanche, il ne faut pas se leurrer : l\u2019album ne parlera pas aux personnes \u00e0 la recherche de complexit\u00e9, de structures atypiques et de m\u00e9lodies alambiqu\u00e9es. La musique est par moments tr\u00e8s convenue, comme l\u2019atteste l\u2019ABBA-esque \u00ab\u00a0Permanating \u00bb. Wilson s\u2019adonne dans les moments les plus exp\u00e9rimentaux de l\u2019album \u00e0 des redites m\u00e9lang\u00e9es de morceaux pr\u00e9c\u00e9dents de son catalogue. L\u2019album ne conviendra donc certainement pas \u00e0 tout le monde.<br \/><br \/> Heureusement pour ses fans, Wilson aura publi\u00e9 dans les semaines pr\u00e9c\u00e9dant la sortie de l\u2019album quatre de ses morceaux, accompagn\u00e9s de clips. Ainsi, les ind\u00e9cis.es pourront se faire une id\u00e9e plus g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019album et l\u2019acheter si les extraits leur conviennent. <em>To The Bone<\/em> ne sera pas l\u2019album que l\u2019on retiendra de Wilson. Moins alambiqu\u00e9 que <a href=\"chroniques\/item\/13036-grace-for-drowning\" target=\"_blank\"><em>Grace for Drowning<\/em><\/a>, moins fascinant que <a href=\"chroniques\/item\/15226-hand-cannot-erase\" target=\"_blank\"><em>Hand.Cannot.Erase<\/em><\/a>, il en restera tout de m\u00eame son effort le plus accessible et un album tr\u00e8s bien \u00e9crit. Mettons donc de l\u2019eau dans notre vin, il n\u2019est pas impossible qu\u2019un album comme celui-ci soit une porte d\u2019entr\u00e9e pour de nouvelles personnes au monde de la musique progressive, via sa discographie ant\u00e9rieure.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019annonce d\u2019un nouvel album de Steven Wilson est toujours un \u00e9v\u00e9nement dans le petit monde&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":26,"featured_media":7758,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[23,38],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7757"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/26"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7757"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7757\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7758"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7757"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7757"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7757"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}