{"id":7753,"date":"2017-08-09T00:00:00","date_gmt":"2017-08-08T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7753"},"modified":"2017-08-09T00:00:00","modified_gmt":"2017-08-08T22:00:00","slug":"7753","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/08\/09\/7753\/","title":{"rendered":"The Tangent &#8211; The Slow Rust Of Forgotten Machinery"},"content":{"rendered":"\n<p>Les ann\u00e9es passent, les saisons changent, le monde \u00e9volue, parfois devient fou ou tout simplement absurde. Les chefs d\u2019\u00e9tat se disputent le ridicule en bandouli\u00e8re et les enfants s\u2019accrochent entre virtuel et r\u00e9el. Mais une chose ne change pas : il y aura toujours une petite livraison r\u00e9currente de The Tangent. Tel un monolithe de la sph\u00e8re progressive, le combo plein de panache mais pas d\u2019ego (ou si peu) d\u2019Andy Tillison continue son bonhomme de chemin et m\u00eame son chemin bonhomme. Il devient aussi difficile de chroniquer une \u0153uvre du lord anglais que de d\u00e9crire les saveurs d\u2019un Beaujolais nouveau en essayant d\u2019expliquer, d\u2019un air savant, que cette ann\u00e9e, c\u2019est la banane ou la m\u00fbre qui domine. <br \/><br \/> <em>The Slow Rust Of Forgotten Machinery<\/em> est encore plus avare en titres qu\u2019\u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e car ce sont six petits morceaux qui d\u00e9roulent leurs tapis de claviers, <em>sweeping<\/em> et autres carrefours de fl\u00fbte, toujours totalement fid\u00e8les \u00e0 Genesis, Camel et autres g\u00e9ants d\u2019un temps ancien mais toujours adul\u00e9 (du moins par certains, dans ces colonnes). Bien s\u00fbr, ici, on ne cherche plus la surprise mais plut\u00f4t le plaisir de l\u2019\u00e9coute dans l\u2019acad\u00e9misme. Un constat cependant qui vient frotter l\u2019oreille d\u00e8s la premi\u00e8re \u00e9coute : la production est limpide. Non pas que le ma\u00eetre d\u2019\u0153uvre nous habitue \u00e0 une production avec les pieds, mais il est vrai que la rondeur manquait parfois \u00e0 un ensemble qui privil\u00e9giait les aigus au d\u00e9triment de la basse. Ici, tout se d\u00e9roule comme si l\u2019instrument de Jonas Reingold en sortait grandi, malgr\u00e9 des lignes coutumi\u00e8res. \u00ab\u00a0Doctor Livingstone\u00a0\u00bb, \u00e0 cet \u00e9gard, repr\u00e9sente peut-\u00eatre une forme d\u2019essence du groupe. Ecouter ce titre, c\u2019est en quelque sorte avaliser tout ce qui a fait le plaisir \u00e0 l\u2019\u00e9coute de pans de la discographie du groupe.<br \/><br \/> Impossible de dire si cette machinerie, cette machination en quelque sorte, est meilleure ou moins bonne que la pr\u00e9c\u00e9dente. Le groupe se contente de faire ce qu\u2019il sait faire de mieux et c\u2019est d\u00e9j\u00e0 bien. Funk, jazz, prog, FM, The Tangent rappelle un peu ces mastodontes aux noms de villes ou d\u2019\u00e9tats am\u00e9ricains qui vitaminent leur emphase tout en se laissant aller \u00e0 une forme d\u2019humilit\u00e9 jammeuse. Cr\u00e9ant \u00e7a et l\u00e0 du relief (la voix de Marie-Eve de Gautier sur \u00ab\u00a0Slow Rust\u00a0\u00bb, les moments plus riffeurs de Luke Machin), se distanciant des humeurs barbantes d\u2019un Gilmour en solo (ou en mode ersatz Pink Floyd), The Tangent flatte avec flegme. Malgr\u00e9 des th\u00e8mes politiques convenus sur le terrorisme et les gouvernances, malgr\u00e9 la voix monocorde de son instigateur, en d\u00e9pit de la r\u00e9volution parfois attendue, le nouveau cru \u00e0 tiroir fait belle figure dans la discoth\u00e8que de l\u2019honn\u00eate homme. Brexit ? Not just yet.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les ann\u00e9es passent, les saisons changent, le monde \u00e9volue, parfois devient fou ou tout simplement&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":7754,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7753"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7753"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7753\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7754"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7753"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7753"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7753"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}