{"id":7725,"date":"2017-06-10T00:00:00","date_gmt":"2017-06-09T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7725"},"modified":"2017-06-10T00:00:00","modified_gmt":"2017-06-09T22:00:00","slug":"7725","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/06\/10\/7725\/","title":{"rendered":"Deep Purple &#8211; Infinite"},"content":{"rendered":"\n<p>Pas facile de chroniquer des mastodontes du rock&#8230; et m\u00eame, en l\u2019occurrence du rock \u00e0 papa ! S\u2019ils sont encore en activit\u00e9, ceux-ci souffrent souvent de redite et appliquent une formule immuable mais affadie (jurisprudence AC\/DC) ou s\u2019engouffrent dans le mauvais go\u00fbt ou la crise cr\u00e9ative (jurisprudence Yes). Pas facile non plus d\u2019imaginer les h\u00e9rauts de <em>Machine Head<\/em> ou <em>In Rock<\/em>, priv\u00e9s de certaines de leurs pi\u00e8ces essentielles emport\u00e9es par la terrible faucheuse ou tout simplement par les affres de la cupidit\u00e9 ou de la mauvaise foi (qui a dit Richie ?).<br \/><br \/> Pourtant <em>Infinite<\/em> semble \u00eatre une revendication, ou tout du moins une d\u00e9claration. Hasard des anniversaires, il repr\u00e9sente aussi le vingti\u00e8me album du groupe anglais et leur cinquanti\u00e8me ann\u00e9e d\u2019existence. Rien que cela. Non seulement ils poursuivent leur route f\u00e9conde \u00e0 renfort d\u2019additions bienvenues (le toujours tr\u00e8s appliqu\u00e9 Steve Morse ou encore le surqualifi\u00e9 Don Airey) mais en outre, le panache ne semble pas marquer le pas, si bien que si les rides apparaissent, le visage de Deep Purple n\u2019en est pas moins \u00e9clatant.<br \/><br \/> Alors, il est vrai, les aigus rocailleux de Ian Gillian ne sont pas aussi frappants qu\u2019auparavant et nous sommes plus en terres post &#8211; <em>Perfect Strangers<\/em>. Mais, on retrouve \u00e0 de nombreux recoins, l\u2019envie de faire du neuf, ou du moins du vieux encore inexplor\u00e9, \u00e0 l\u2019(<em>highway<\/em>) instar du premier extrait, sombre et arabisant, \u00ab\u00a0Time for Bedlam\u00a0\u00bb. Toutes les trouvailles ne sont pas du meilleur go\u00fbt (le nonchalant \u00ab\u00a0Hip Boots\u00a0\u00bb se veut <em>groovy<\/em>, ou l\u2019inutile et faiblarde reprise des Doors). Pourtant, le Pourpre continue de tra\u00eener dans son sillage un blues crasseux et poli, mais aussi cet <em>overdrive<\/em> qui a trac\u00e9 la voie <em>stoner<\/em> et celle de toutes les musiques sableuses (frappant sur \u00ab\u00a0Get me outta here\u00a0\u00bb). Il fait planer son orgue dont les quelques fulgurances (\u00ab\u00a0All I got is you\u00a0\u00bb) nous mitonne des ballades aussi belles que par le pass\u00e9 (\u00ab\u00a0The Surprising\u00a0\u00bb, nouveau \u00ab\u00a0Soldier of fortune\u00a0\u00bb et probablement meilleur morceau de l\u2019album).   Des septuag\u00e9naires toujours un poil progressifs, plus vraiment dans le coup, mais ils s\u2019en fichent pas mal. La d\u00e9sinvolture rock frise parfois le FM (le \u00ab\u00a0Paradise bar\u00a0\u00bb aux effluves de David Lee Roth). Hommes du pass\u00e9, mais pas du passif (pour paraphraser quelqu\u2019un), ils ont encore toute leur place au sein de la pr\u00e9sidence rock \u2013 moins divine certes, mais finalement plus proche de nous. Un peu vieux, mais vigoureux !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pas facile de chroniquer des mastodontes du rock&#8230; et m\u00eame, en l\u2019occurrence du rock \u00e0&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":7726,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[59,38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7725"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7725"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7725\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7726"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7725"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7725"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7725"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}