{"id":7717,"date":"2017-06-05T00:00:00","date_gmt":"2017-06-04T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7717"},"modified":"2017-06-05T00:00:00","modified_gmt":"2017-06-04T22:00:00","slug":"7717","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/06\/05\/7717\/","title":{"rendered":"Magenta &#8211; We Are Legend"},"content":{"rendered":"\n<p>Quatre ann\u00e9es ont pass\u00e9 depuis <a href=\"chroniques\/item\/14615-the-twenty-seven-club\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>The Twenty Seven Club<\/em><\/a> et beaucoup, beaucoup d&rsquo;eau a coul\u00e9 sous les ponts du c\u00f4t\u00e9 de chez Magenta. Rob Reed a r\u00e9alis\u00e9 son r\u00eave, celui de composer un album \u00e0 la Mike Oldfield <em>(<\/em><a href=\"chroniques\/item\/15034-sanctuary\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Sanctuary<\/em><\/a> et sa suite\u2026 <em>Sanctuary II<\/em>), tandis que Christina Booth reprenait le micro apr\u00e8s la douloureuse \u00e9preuve d&rsquo;un cancer du sein, en sortant un album solo, <em>The Light<\/em>. <em>We Are Legend<\/em>, qui suit de pr\u00e8s un DVD en concert (<em>Chaos From the Stage<\/em>), se pr\u00e9sente donc comme un jalon important dans la carri\u00e8re des Britanniques. Et s&rsquo;il n&rsquo;y a pas \u00e0 proprement parler de concept sous-jacent (un cas rare dans la discographie du groupe), le visuel fait clairement r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une Angleterre post-apocalyptique (une cons\u00e9quence du Brexit ?), quasi-d\u00e9sertique, o\u00f9 se tiennent des survivants, face au soleil, semblant sugg\u00e9rer \u00ab\u00a0nous sommes toujours l\u00e0\u00a0\u00bb\u2026 La Battersea Power Station (usine popularis\u00e9e par la pochette d&rsquo;<em>Animals<\/em> de Pink Floyd), pos\u00e9e sur ce paysage aride, n&rsquo;est sans doute pas l\u00e0 par hasard, mais on laissera \u00e0 d&rsquo;autres le soin d&rsquo;\u00e9claircir la symbolique de sa pr\u00e9sence\u2026 <br \/><br \/> Rob Reed laisse entendre qu&rsquo;il \u00e9tait temps d&rsquo;essayer de nouvelles choses apr\u00e8s <em>The Twenty Seven Club<\/em>, bien que la notion de \u00ab\u00a0nouveaut\u00e9\u00a0\u00bb ne rev\u00eate pas le m\u00eame sens pour un groupe de n\u00e9o-prog qu&rsquo;au sein du <em>Rock In Opposition<\/em>, par exemple&#8230; Si dans l&rsquo;ensemble, la production semble plus dynamique que pr\u00e9c\u00e9demment, les \u00ab\u00a0innovations\u00a0\u00bb ne sautent pas forc\u00e9ment aux oreilles sur \u00ab\u00a0Trojan\u00a0\u00bb, un monstre de vingt-six minutes plut\u00f4t canonique en regard des crit\u00e8res \u00e9tablis il y a plusieurs d\u00e9cennies d\u00e9j\u00e0 ; quelques sonorit\u00e9s \u00e9lectroniques, une basse bien ronflante et un surcro\u00eet d&rsquo;\u00e9nergie \u00e9lectrique semblent \u00eatre les seuls changements que propose le mastodonte par rapport \u00e0 ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs. Pour le reste, on navigue dans les eaux territoriales du prog&rsquo; dit \u00ab\u00a0classique\u00a0\u00bb, avec des m\u00e9lodies pleureuses \u00e0 foison (mais on aime \u00e7a, pas vrai?), des plages de guitare \u00e0 la Rothery, des parties bien emphatiques \u00e0 base de claviers, la voix d\u00e9licieusement <em>british<\/em> de Christina, une paire de passages pop-rock en roue libre\u2026 et une histoire de SF. \u00ab\u00a0Colours\u00a0\u00bb, un titre consacr\u00e9 \u00e0 Van Gogh (quand on vous disait qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de concept&#8230;), ne brise pas davantage ces codes mais se rapproche de ce que faisait le groupe \u00e0 ses d\u00e9buts (<a href=\"chroniques\/item\/488-Revolutions\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Revolutions<\/em><\/a>) avec en prime une poign\u00e9e de claviers bien <em>vintage<\/em> fa\u00e7on Tony Banks dans le Genesis premi\u00e8re \u00e9poque. C&rsquo;est peut-\u00eatre du c\u00f4t\u00e9 de \u00ab\u00a0Legend\u00a0\u00bb qu&rsquo;on trouvera des choses \u00ab\u00a0inhabituelles\u00a0\u00bb. Un peu plus sombre que la moyenne tant au niveau musical que th\u00e9matique (il traite du dernier homme sur Terre), un peu plus <em>heavy<\/em> par moments, ce titre offre m\u00eame quelques secondes de dissonances, ce qui peut sembler impensable de la part d&rsquo;une formation r\u00e9put\u00e9e pour sa puissance m\u00e9lodique. En d\u00e9finitive, les \u00ab\u00a0nouveaut\u00e9s\u00a0\u00bb sont dispers\u00e9es dans le flot des habitudes musicales de Rob Reed, qui a du mal \u00e0 se d\u00e9faire de ses tics de composition. Mais lorsqu&rsquo;on \u00e9coute Magenta, on n&rsquo;aime pas sp\u00e9cialement s&rsquo;\u00e9loigner des c\u00f4tes, et les Britanniques font ce qu&rsquo;ils savent faire, avec conviction.<br \/><br \/> Une version 5.1 de <em>We Are Legend<\/em> est disponible sur le DVD bonus, ainsi qu&rsquo;un certain nombre de suppl\u00e9ments, comme un monologue de Rob Reed, peu avare de compliments au sujet de son \u0153uvre, des morceaux acoustiques, <em>live<\/em> et autres clips promotionnels du r\u00e9pertoire de Magenta ou assimil\u00e9 : rien de totalement indispensable, bien que certaines versions alternatives ne soient pas d\u00e9nu\u00e9es d&rsquo;int\u00e9r\u00eat. L&rsquo;album se suffit \u00e0 lui-m\u00eame, et malgr\u00e9 ses trois longues compositions, il ne parvient pas \u00e0 lasser comme le font souvent ce genre de  productions, remplies de passages inutiles. Ici tout a sa place, et en la mati\u00e8re, c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 une forme d&rsquo;exploit. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quatre ann\u00e9es ont pass\u00e9 depuis The Twenty Seven Club et beaucoup, beaucoup d&rsquo;eau a coul\u00e9&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":7718,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[25,23,24,36],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7717"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7717"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7717\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7718"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7717"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7717"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7717"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}