{"id":7703,"date":"2017-05-21T00:00:00","date_gmt":"2017-05-20T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7703"},"modified":"2017-05-21T00:00:00","modified_gmt":"2017-05-20T22:00:00","slug":"7703","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/05\/21\/7703\/","title":{"rendered":"Cult of Luna &#8211; Years in a Day"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Years in a Day<\/em> est une oeuvre exhaustive. Par souci de synth\u00e8se, seule la captation vid\u00e9o du concert \u00e0 la Gaiet\u00e9 Lyrique (Paris) est chroniqu\u00e9e dans ces lignes.<br \/><br \/> Lever de rideau \u00e0 la Gaiet\u00e9 Lyrique: deux batteries, trois guitares, sept musiciens et une for\u00eat d&rsquo;amplificateurs dans une ambiance arctique faite de lumi\u00e8res glac\u00e9es en contre-jour, le Culte s&rsquo;installe, avant les premi\u00e8res d\u00e9flagrations sonores, pr\u00e9mices d&rsquo;un voyage de deux heures.<br \/><br \/> A l&rsquo;instar de Neurosis, qui peut se targuer de faire partie de leur paternit\u00e9 spirituelle, Cult of Luna d\u00e9cide de privil\u00e9gier la qualit\u00e9 sur la quantit\u00e9. Quelques temps apr\u00e8s la sortie de <em>Eternal Kingdom<\/em> (2008), les Su\u00e9dois d\u00e9cident de restreindre drastiquement leur rythme de tourn\u00e9e. Il s&rsquo;en suivra \u00e9galement un plut\u00f4t long silence discographique, puisque son successeur, <em>Vertikal<\/em>, ne para\u00eetra que cinq ans plus tard. On aurait pu se montrer circonspect sur l&rsquo;avenir du groupe. Ce nouvel album fait figure de renaissance \u00e0 double titre, puisqu&rsquo;en plus d&rsquo;\u00eatre un come-back attendu, il s&rsquo;av\u00e8re porter les \u00e9l\u00e9ments d&rsquo;une renaissance artistique s&rsquo;\u00e9mancipant, par ses ambiances synth\u00e9tiques, des poncifs d&rsquo;un <em>postcore<\/em> que les Su\u00e9dois ont pourtant contribu\u00e9 \u00e0 \u00e9difier. Le groupe s&rsquo;offre donc une nouvelle jeunesse, en prenant toutefois le temps, avant la sortie de <em>Mariner<\/em> (2016), d&rsquo;enregistrer son premier live exhaustif, en audio et en vid\u00e9o, s&rsquo;il vous pla\u00eet ! <br \/><br \/> L&rsquo;exercice de la captation live peut parfois s&rsquo;av\u00e9rer complexe, tant dans la prise de son que par les partis pris de r\u00e9alisation. Disons-le franchement, une partie des sorties de ce genre s&rsquo;av\u00e8re m\u00eame tout \u00e0 fait dispensable. Fort heureusement, <em>Years in a Day<\/em> s&rsquo;inscrit dans la continuit\u00e9 de ce \u00e0 quoi Cult of Luna nous a habitu\u00e9s: une oeuvre d&rsquo;une grande qualit\u00e9, dans le fond comme dans la forme.<br \/><br \/> Si les titres interpr\u00e9t\u00e9s sont emprunt\u00e9s \u00e0 des albums dont les sorties s&rsquo;\u00e9talent sur une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es, l&rsquo;esth\u00e9tique d&rsquo;ensemble, elle, s&rsquo;av\u00e8re \u00eatre d&rsquo;une coh\u00e9rence et d&rsquo;une inspiration dignes des plus grands. Au-del\u00e0 du choix du r\u00e9pertoire, Cult of Luna c&rsquo;est aussi une approche sonore, monolithique, introvertie, \u00e0 la fois brutale et sensible. La r\u00e9alisation technique de <em>Years in a Day<\/em> d\u00e9passe en ce point <em>Fire was born<\/em>, qui avait \u00e9t\u00e9 en 2008 leur premi\u00e8re captation vid\u00e9o officielle: les choix de mise en lumi\u00e8re, de montage vid\u00e9o, la qualit\u00e9 sonore, approfondissent d&rsquo;autant l&rsquo;univers artistique des Su\u00e9dois.<br \/><br \/> Les auditeurs frustr\u00e9s par la raret\u00e9 des apparitions sc\u00e9niques du collectif peuvent donc se rabattre sur ce live d&rsquo;une grande fid\u00e9lit\u00e9: <em>Years in a Day<\/em> prouve que Cult of Luna reste, en d\u00e9pit des ann\u00e9es, d\u00e9finitivement sur le haut du panier au sein du microcosme postcore et au del\u00e0.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Years in a Day est une oeuvre exhaustive. Par souci de synth\u00e8se, seule la captation&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":52,"featured_media":7704,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[126,39,108],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7703"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/52"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7703"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7703\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7704"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7703"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7703"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7703"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}