{"id":769,"date":"2010-05-14T00:00:00","date_gmt":"2010-05-13T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/769"},"modified":"2010-05-14T00:00:00","modified_gmt":"2010-05-13T22:00:00","slug":"769","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2010\/05\/14\/769\/","title":{"rendered":"Cynic &#8211; Re-Traced"},"content":{"rendered":"<p>Cynic est sans doute l&rsquo;arch\u00e9type du groupe culte : un premier album en 1993 (<span style=\"font-style: italic;\">Focus<\/span>), rapidement suivi d&rsquo;une s\u00e9paration, alors m\u00eame que le groupe s&rsquo;appr\u00eatait \u00e0 lui enregistrer un successeur. S&rsquo;en \u00e9taient suivies quinze longues ann\u00e9es de silence, au cours desquelles des g\u00e9n\u00e9rations de musiciens avaient d\u00e9cortiqu\u00e9 chaque mesure de cet unique disque, avant que la formation ne revienne avec une tourn\u00e9e, suivie d&rsquo;un&nbsp;<span style=\"font-style: italic;\">Traced in Air<\/span>&nbsp;aussi salu\u00e9 qu&rsquo;attendu en 2008.&nbsp;Parti sur la lanc\u00e9e du renouveau, port\u00e9 par l&rsquo;enthousiasme soulev\u00e9 par son retour, Cynic aurait-il d\u00e9j\u00e0 remis le couvert ? <\/p>\n<p>H\u00e9las&#8230; <span style=\"font-style: italic;\">Re-Traced<\/span>&nbsp;n&rsquo;est qu&rsquo;un \u00ab&nbsp;simple&nbsp;&#187; EP qui, \u00e0 l&rsquo;exception de \u00ab&nbsp;Wheels Within Wheels&nbsp;&#187;, ne propose aucune nouveaut\u00e9. Les fins observateurs l&rsquo;avaient en effet sans doute d\u00e9j\u00e0 compris, il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;une relecture de quatre titres (\u00ab&nbsp;The Space For This&nbsp;&#187;, \u00ab&nbsp;Evolutionary Sleeper&nbsp;&#187;, \u00ab&nbsp;King of Those Who Know&nbsp;&#187; et \u00ab&nbsp;Integral Birth&nbsp;&#187;).&nbsp;D\u00e9cevant pour autant ? Non. Car apr\u00e8s tout, Cynic reste Cynic, et ne fait&nbsp;donc&nbsp;jamais les choses \u00e0 moiti\u00e9, ni comme tout le monde. La troupe de Paul Masvidal et de Sean Reinert propose une v\u00e9ritable re-cr\u00e9ation autour d&rsquo;une identit\u00e9 musicale qui reste forte et coh\u00e9rente, quand bien m\u00eame les diff\u00e9rents morceaux sont ici profond\u00e9ment transfigur\u00e9s.<\/p>\n<p>\u00ab&nbsp;Space&nbsp;&#187; rev\u00eat de subtils atours \u00e9lectroniques, tandis que les versions presque acoustiques et intimistes des trois titres suivants d\u00e9voilent une dimension \u00e9motionnelle inattendue chez les Am\u00e9ricains, d&rsquo;ordinaire plus lou\u00e9s pour leur technique \u00e9chevel\u00e9e et leur sens des structures alambiqu\u00e9es que pour leur propension \u00e0 toucher l&rsquo;auditeur ! La voix de Paul Masvidal, d\u00e9barrass\u00e9e des&nbsp;growls&nbsp;et autres effets robotiques qui la dissimulent d&rsquo;ordinaire, se pr\u00e9sente ici nue, fragile et sensible, et tient un r\u00f4le majeur dans cette r\u00e9v\u00e9lation \u00e9motionnelle. Une grande r\u00e9ussite.&nbsp;\u00ab&nbsp;Wheels Within Wheels&nbsp;&#187; cl\u00f4t le disque sur une note plus \u00e9lectrique et plus habituelle, tout en arborant une douceur nouvelle. <\/p>\n<p>Si <span style=\"font-style: italic;\">Re-Traced <\/span>ne contient que de bien maigres r\u00e9elles nouveaut\u00e9s, la relecture des titres existants reste tr\u00e8s convaincante. Cette facette d\u00e9licate et pleine d&rsquo;\u00e9motions rappelle, par une \u00e9trange association d&rsquo;id\u00e9es, les derni\u00e8res explorations d&rsquo;Anathema : des ambiances nostalgiques sans \u00eatre tristes, pour un climat introspectif et confortable qui ne verse jamais dans la d\u00e9prime.&nbsp;Ce disque moelleux et sensible, heureuse surprise, est bien&nbsp;loin de l&rsquo;image de robot d\u00e9sincarn\u00e9 qu&rsquo;\u00e9voque souvent Cynic. En esp\u00e9rant \u00e0 pr\u00e9sent ne pas attendre quinze ans avant de pouvoir \u00e9couter une \u00e9ventuelle suite, quelle que soit la voie que le groupe aura choisie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cynic est sans doute l&rsquo;arch\u00e9type du groupe culte : un premier album en 1993 (Focus),&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":770,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/769"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=769"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/769\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/770"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=769"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=769"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=769"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}