{"id":7685,"date":"2017-05-01T00:00:00","date_gmt":"2017-04-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7685"},"modified":"2017-05-01T00:00:00","modified_gmt":"2017-04-30T22:00:00","slug":"7685","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/05\/01\/7685\/","title":{"rendered":"Ingranaggi Della Valle &#8211; Warm Spaced Blue"},"content":{"rendered":"\n<p>Petit rattrapage, grande claque&#8230;<br \/><br \/> Ingranaggi Della Valle avait d\u00e9j\u00e0 fait parler de lui avec sa premi\u00e8re parution en 2013. On y d\u00e9couvrait une musique ambitieuse, entre emphase symphonique et jazz rock, servie par des musiciens excellents, la pr\u00e9sence d&rsquo;un violon, le meilleur des sonorit\u00e9s <em>seventies<\/em> (ceci vaut pour les claviers, ainsi que le visuel de la couverture !), enfin un chanteur \u00e0 la voix puissante et un lyrisme appuy\u00e9. Ce dernier atout avait, soit emport\u00e9 (pour la majorit\u00e9), soit divis\u00e9. Nous \u00e9tions plut\u00f4t de ces derniers, \u00e0 consid\u00e9rer que la musique se doit de parler d&rsquo;elle-m\u00eame, sans que forc\u00e9ment la voix appuie le sens des paroles, ou tout simplement fasse montre d&rsquo;une certaine pr\u00e9tention autocomplaisante&#8230; Mais c&rsquo;est une affaire de sensibilit\u00e9 aussi, me direz-vous&#8230; Et puis il y a les paradoxes&#8230; Genesis, Van Der Graaf&#8230; et comment r\u00e9sister ? Bref, quoi qu&rsquo;il en soit, ce groupe avait autant conquis qu&rsquo;il suscitait d&rsquo;espoir.<br \/><br \/> Voil\u00e0 que para\u00eet en 2016 son deuxi\u00e8me opus. D&rsquo;entr\u00e9e, l&rsquo;image affich\u00e9e semble annoncer un propos plus trouble, plus sombre peut \u00eatre, plus organique&#8230; Et le contenu musical qui s&rsquo;ensuit ne d\u00e9pareillera pas cette impression. Les premi\u00e8res mesures d&rsquo;ouverture nous jettent dans un abyme de vertige et d&rsquo;angoisse instrumentale (<em>The Call For Cthulhu<\/em>, tout est dit !), pour ensuite assister \u00e0 un raz de mar\u00e9e, augmentant inexorablement, gorg\u00e9 d&rsquo;\u00e9motion, et absolument d\u00e9vastateur&#8230; Le musique offre ici une toute nouvelle couleur, rompant v\u00e9ritablement avec l&rsquo;album pr\u00e9c\u00e9dent. Rio, new jazz, avant-garde semblent bien donner le ton de ce disque, et avec quel brio ! On pense imm\u00e9diatement \u00e0 Univers Zero, Anglagard, Areknam\u00e8s, Seven Impale ou Miriodor (! ! !). On retrouvera Cthulhu \u00e0 trois reprise, autour duquel s&rsquo;articulera tout le disque, qui d&rsquo;ailleurs conclut sur ce m\u00eame sujet. La suite s&rsquo;av\u00e8re absolument brillante, proposant aussi des ambiances moins tortur\u00e9es, et d&rsquo;une beaut\u00e9 renversante. L&rsquo;omnipr\u00e9sence vocale du pass\u00e9 a tr\u00e8s largement fait place \u00e0 l&rsquo;expression instrumentale, pour notre plus grande satisfaction, et lorsque le chant intervient, en anglais, c&rsquo;est de fa\u00e7on bien plus canalis\u00e9e et \u00e9crite, pour tout dire.<br \/><br \/> Six plages, de longueur raisonnablement cons\u00e9quente, constituent le r\u00e9pertoire de <em>Warm Spaced Blue<\/em>, offrant \u00e0 l&rsquo;auditoire de quoi largement en explorer les moindres recoins, tous sans cesse passionnants. L&rsquo;excellence et la coh\u00e9sion des musiciens est de mise, charpent\u00e9e par une section rythmique de feu, ultra <em>groove<\/em>,  et la pr\u00e9sence de deux clavi\u00e9ristes (Rhodes, B3, piano, Mellotron M400, M4000, Taurus, Minimoog!). Le combo italien distille des ambiances aux arrangements absolument remarquables, explorant autant la noirceur des mondes que l&rsquo;extr\u00eame luminosit\u00e9, sans pass\u00e9isme aucun&#8230;Faut-il continuer ?<br \/><br \/> Essai transform\u00e9, transcend\u00e9 m\u00eame, pour ce deuxi\u00e8me disque, qui d\u00e8s la premi\u00e8re \u00e9coute s&rsquo;av\u00e8re indispensable dans toute discoth\u00e8que, pas seulement progressive. Ingranaggi Della Valle a frapp\u00e9 tr\u00e8s fort, se taillant ici une belle place parmi le meilleur des productions venant d\u2019Italie (pays qui, mine de rien, est en train de d\u00e9finir toute une \u00e9cole du renouveau, alliant jazz rock, rio, zeuhl et canterbury). Voici un album absolument hypnotique, et dont on tente, un peu d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment, de s&#8217;emp\u00eacher de le laisser tourner en boucle.<br \/><br \/> Magistral. Un des albums de la d\u00e9cennie.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Petit rattrapage, grande claque&#8230; Ingranaggi Della Valle avait d\u00e9j\u00e0 fait parler de lui avec sa&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":51,"featured_media":7686,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[118,33,38,54,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7685"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/51"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7685"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7685\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7686"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7685"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7685"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7685"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}