{"id":7657,"date":"2017-04-04T00:00:00","date_gmt":"2017-04-03T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7657"},"modified":"2017-04-04T00:00:00","modified_gmt":"2017-04-03T22:00:00","slug":"7657","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/04\/04\/7657\/","title":{"rendered":"Quintorigo et Roberto Gatto &#8211; Around Zappa"},"content":{"rendered":"\n<p>Par le plus grand des hasards, il est toujours surprenant d\u2019\u00eatre confront\u00e9 \u00e0 l\u2019existence d\u2019un groupe que l\u2019on ne conna\u00eet pas, \u00e0 la cons\u00e9quente discographie et \u00e0 l\u2019originalit\u00e9 de ses propositions et concepts. En parcourant furtivement sa carri\u00e8re, on d\u00e9couvre que Quintorigo se compose d\u2019instruments classiques : violon, violoncelle, contrebasse et saxophone, les diff\u00e9rents chanteurs successifs en option et pour le cas pr\u00e9sent un batteur plut\u00f4t r\u00e9put\u00e9 en la personne de Roberto Gatto. Avec une habitude pour les albums de reprises \u00e0 sa sauce, Quintorigo a d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 en revue Charles Mingus en 2008 et Jimi Hendrix en 2012 entre autres, preuve de son \u00e9clectisme. Cette fois-ci, et pour notre grand plaisir, les Italiens s\u2019attaquent \u00e0 Frank Zappa, ce qui n\u2019est a priori pas une mince affaire &#8230; Pr\u00e9sent\u00e9 dans un petit coffret, <em>Around Zappa<\/em> se d\u00e9cline en deux disques, le premier en version studio CD contenant 14 titres et le second en concert au Blue Note de Milan en d\u00e9cembre 2014 r\u00e9duit de 3 titres sur DVD. <br \/><br \/> Que dire de la version studio ? Qu\u2019elle est tout simplement excellente ? Oui, vraiment excellente, tant par le choix des morceaux qui au d\u00e9part repr\u00e9sente \u00e0 lui seul un grand challenge que par la qualit\u00e9 de l\u2019interpr\u00e9tation. La discographie de Frank Zappa est tellement monumentale en termes de qualit\u00e9, d\u2019horizons stylistiques et de complexit\u00e9 qu\u2019il fallait piocher juste et bien. On retrouve pour le coup des incunables du ma\u00eetre comme \u00ab\u00a0Peaches en Regalia \u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Don\u2019t Eat the Yellow Snow\u00a0\u00bb ou encore \u00ab\u00a0King Kong \u00a0\u00bb mais aussi des choix originaux comme \u00ab\u00a0Lucille Has Messed Up My Mind\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Echidna\u2019s Arf (of You)\u00a0\u00bb ou le tr\u00e8s court et subtil \u00ab\u00a0Igor\u2019s Boogie\u00a0\u00bb et pour conclure cet \u00e9talage descriptif, des sommets de musique avec \u00ab\u00a0Cosmik Debris\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Zomby Woof\u00a0\u00bb et le sublime \u00ab\u00a0Village of The Sun\u00a0\u00bb pour ne pas citer tous les autres.<br \/> Avec un respect \u00e9norme pour les compositions, l\u2019auditeur sera bluff\u00e9 par la qualit\u00e9 des arrangements, des intensit\u00e9s de jeu, des sonorit\u00e9s et surtout de la prise de risque d\u2019y incorporer une touche jazz avec cette instrumentarium. Sans minimiser l\u2019apport des autres musiciens, la palme revient au violoncelliste Gionata Costa qui r\u00e9alise sur son instrument et avec son archet les soli de guitare de mani\u00e8re somptueuse. Si bien souvent, les groupes qui s\u2019adonnent \u00e0 la reprise du grand Zappa se cassent les dents sur le chant, ici, Moris Pradella fait un travail remarquable. Il incarne les personnages, leurs voix avec beaucoup d\u2019authenticit\u00e9 et de transparence. Jamais dans l\u2019exc\u00e8s, toujours dans le ton juste, avec un accent anglais plus que correct, ce qui fait souvent d\u00e9faut, son travail rel\u00e8ve d\u2019une grande exigence, tout comme la musique de Zappa elle-m\u00eame.<br \/><br \/> <em>Around Zappa<\/em> m\u00e9rite une \u00e9coute attentive et force l\u2019admiration tant la d\u00e9charge \u00e9motionnelle ressentie est forte. Avec une pr\u00e9f\u00e9rence pour la version studio, tr\u00e8s soign\u00e9e, plus longue que le DVD, Quintorigo accompagn\u00e9 de Roberto Gatto r\u00e9ussit un coup de ma\u00eetre avec cet album. Comme une relecture r\u00e9duite fid\u00e8le \u00e0 l\u2019original, Quintorigo permet \u00e0 l\u2019amateur acharn\u00e9 de red\u00e9couvrir ses classiques et \u00e0 celui qui voudrait faire un premier pas dans l\u2019univers complexe de Zappa de s\u2019y atteler en douceur.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par le plus grand des hasards, il est toujours surprenant d\u2019\u00eatre confront\u00e9 \u00e0 l\u2019existence d\u2019un&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":7658,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[53,33,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7657"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7657"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7657\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7658"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7657"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7657"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7657"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}