{"id":7651,"date":"2017-03-27T00:00:00","date_gmt":"2017-03-26T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7651"},"modified":"2017-03-27T00:00:00","modified_gmt":"2017-03-26T22:00:00","slug":"7651","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/03\/27\/7651\/","title":{"rendered":"The Mute Gods &#8211; Tardigrades will inherit the earth"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans le monde parfois orgueilleux voire vaniteux des musiques complexes, il est rafra\u00eechissant de voire \u00e9merger un projet comme celui de The Mute Gods, aux allures de super groupe mais aussi d\u2019hommes de l\u2019ombre. Nick Beggs, roi du stick et progressivement parrain\u00e9 par les deux Steve (Hackett puis Wilson), Marco Minnemann, cogneur de sessions sensationnel et Roger King, clavi\u00e9riste hackettiste lui aussi : trois hommes, trois destins pour parler du destin de l\u2019Homme.<br \/><br \/> Ces Dieux muets ne le sont pas. Si l\u2019\u0153uvre commence sur un mode instrumental que n\u2019aurait pas reni\u00e9 Toto p\u00e9riode <em>Dune<\/em>, le reste sera surtout chant\u00e9, les messages \u00e9tant un \u00e9l\u00e9ment central du tout. Que ce soit pour parler des effets des technologies, de l\u2019environnement ou encore de la place de la religion dans notre monde, le groupe offre un reflet pessimiste et tristement r\u00e9aliste de notre soci\u00e9t\u00e9, \u00e0 l\u2019image du tr\u00e8s ent\u00eatant \u00ab\u00a0We can\u2019t carry on\u00a0\u00bb, single funeste. On ne nous prend pas au d\u00e9pourvu : ce sont les tardigrades, oursons d\u2019eau microscopiques aux allures de chenilles qui vont h\u00e9riter de la Terre, car de toute \u00e9vidence, nous autres, humains stupides, sommes en train de tout an\u00e9antir.<br \/><br \/> Une perspective angoissante servie par une musique grave mais pas lugubre, notamment lorsqu\u2019elle groove en mode mineur (\u00ab\u00a0The Dumbing of the stupid\u00a0\u00bb, qui dessine la b\u00eatise de l\u2019Homme face au monde m\u00e9diatique). La batterie de Marco Minnemann frappe juste, binaire ou touffue, et s\u2019adapte au format parfois <em>batcave<\/em> de l\u2019ensemble tandis que Roger King hante la production de claviers enveloppants. Pas d\u2019invit\u00e9s cette fois-ci, hormis des membres de la famille pour les choeurs f\u00e9minins. Mais rarement trio n\u2019aura donn\u00e9 \u00e0 entendre un tel \u00e9quilibre des forces, la seule petite modicit\u00e9 venant peut-\u00eatre de la voix de l\u2019instigateur du projet qui, sans \u00eatre d\u00e9fectueuse, n\u2019apporte pas toujours le mordant requis. Nick Beggs fut \u00e0 l\u2019origine ambassadeur <em>new wave<\/em> (avec Kajagoogoo) et, si on est loin des <em>eighties<\/em>, il reste \u00e0 quelques reprises &#8211; notamment dans le morceau titre &#8211; des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 un esprit <em>synthpop<\/em> d\u00e9suet mais sympathique.<br \/><br \/> Outre cette diversit\u00e9, c\u2019est la capacit\u00e9 \u00e0 passer les ambiances dans une esp\u00e8ce de mixeur intemporel qui fait la trempe de l\u2019album. Perdu au milieu de ce vortex, l\u2019auditeur retrouve Steve Vai (\u00ab\u00a0Window onto the sun\u00a0\u00bb), Marillion (\u00ab\u00a0The Singing Fish of Batticaloa\u00a0\u00bb, titre fleuve), Devin Townsend assagi (\u00ab\u00a0Animal army\u00a0\u00bb) ou Frost*, avec une production un peu moins \u00e9tincelante que celle de Godfrey. On referme ce livre d\u2019histoires avec un go\u00fbt amer, car cette histoire c\u2019est la n\u00f4tre et le vaisseau, sans pilote ni \u00e9quipage, semble courir \u00e0 sa perte.<br \/><br \/> Un espoir au bout du tunnel en forme de cl\u00f4ture c\u00e2line : et si l\u2019amour pouvait changer les choses ? Humblement, nous pouvons pour notre part affirmer que nous aimons, sans retenue ou presque, le nouvel album de The Mute Gods qui sonne comme une symphonie mill\u00e9nariste. En attendant l\u2019extinction\u2026<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le monde parfois orgueilleux voire vaniteux des musiques complexes, il est rafra\u00eechissant de voire&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":7652,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[23,38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7651"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7651"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7651\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7652"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7651"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7651"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7651"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}