{"id":7643,"date":"2017-03-14T00:00:00","date_gmt":"2017-03-13T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7643"},"modified":"2017-03-14T00:00:00","modified_gmt":"2017-03-13T22:00:00","slug":"7643","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/03\/14\/7643\/","title":{"rendered":"Metamorphosis &#8211; The Turning Point"},"content":{"rendered":"\n<p>Cinqui\u00e8me effort pour ce groupe suisse existant depuis 2002, prodiguant un n\u00e9o prog d&rsquo;ob\u00e9dience m\u00e9tal avec un fort penchant m\u00e9lodique, comme on en voit fleurir partout (vraiment partout) sur la plan\u00e8te&#8230; On pensera aux t\u00e9nors du genre, \u00e9videmment, que ce soit, par exemple, Sylvan pour l&rsquo;Allemagne, The Last Embrace pour la France, Arena pour l&rsquo;Angleterre (l\u00e9g\u00e8rement plus prog cependant), John Wesley pour les USA, ou bien Ayreon aux Pays Bas&#8230; Ce disque ne d\u00e9roge pas \u00e0 la r\u00e8gle dont les ingr\u00e9dients ne sont plus \u00e0 d\u00e9crire; une \u00e9norme pinc\u00e9e de Pink Floyd p\u00e9riode The Wall (c&rsquo;est fou ce que ce pav\u00e9 inspire encore !), rythmiques lentes et pesantes, nappes n\u00e9o symphoniques \u00e0 n&rsquo;en jamais d\u00e9mordre (pas de solo de clavier), riffs m\u00e9tal, incisifs ou atmosph\u00e9riques, enfin un chant permanent, nous rappelant combien ce n\u00e9o doit plus \u00e0 la pop qu&rsquo;au progressif,  hymnes accrocheurs et r\u00e9p\u00e9titifs \u00e0 l&rsquo;appui&#8230;<br \/><br \/> Le d\u00e9cor est plant\u00e9, et les amateurs, voire adorateurs, de ces paysages immuables dont le combo s&rsquo;est appliqu\u00e9 \u00e0 suivre \u00e0 la lettre les moindres d\u00e9tails, en sauteront certainement au plafond. C&rsquo;est sa force, mais c&rsquo;est aussi sa faiblesse; la musique de Metamorphosis (le nom du groupe, le masque blanc en plastique pour la cover, pas des plus originaux non plus) semble ne jamais vouloir s&rsquo;aventurer ailleurs que dans des sentiers tr\u00e8s balis\u00e9s, et qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas invent\u00e9s, loin s&rsquo;en faut, conf\u00e9rant \u00e0 son album soit une parfaite coh\u00e9rence pour les uns (ils sont nombreux), soit un manque certain d&rsquo;id\u00e9es et de renouvellement pour les autres&#8230;<br \/><br \/> Ceci \u00e9tant dit, on reconna\u00eetra tr\u00e8s volontiers un vrai savoir-faire des musiciens (\u00e0 part le batteur, dont on se demande parfois s&rsquo;il y en a un v\u00e9ritablement), le guitariste sortant naturellement du lot (Olivier Guenat), et dont le son et le style de jeu <em>heavy metal<\/em> ann\u00e9es 80 habillent toutes les compos d&rsquo;une plutot belle dext\u00e9rit\u00e9. Van Halen sur le bout des doigts, pour les soli&#8230; Le chant (hormis des textes anglais plut\u00f4t faibles et la prononciation laborieuse de Jean-Pierre Schenk, leader du groupe) prend plus de valeur sur les refrains, calibr\u00e9s mais  avec effet galvanisant. Chaque pi\u00e8ce a \u00e9t\u00e9 construite sur le m\u00eame sch\u00e9ma, plus ou moins, tr\u00e8s classique mais en principe efficace. Sauf lorsque c&rsquo;est le seul menu qui vous est propos\u00e9 (en caricaturant un peu), pour pas moins d&rsquo;une heure d&rsquo;\u00e9coute&#8230; Et un tr\u00e8s bon mixage, une bonne production, ce qui est le cas ici, ne suffisent pas toujours \u00e0 pr\u00e9valoir d&rsquo;une certaine lassitude, m\u00eame si l&rsquo;on sait bien que revenir \u00e0 un album, apprendre \u00e0 le conna\u00eetre, c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 apprendre \u00e0 l&rsquo;aimer&#8230;<br \/><br \/> <em>The Turning Point<\/em>, malgr\u00e9 le choix de proposer une musique convenue, peut-\u00eatre f\u00e9d\u00e9ratrice, un chant anglophone et des compositions taill\u00e9es pour un succ\u00e8s qu&rsquo;il aurait certainement eu il y a \u00e0 peu pr\u00e8s 35 ans, ne parvient pas r\u00e9ellement \u00e0 faire concurrence aux innombrables groupes d\u00e9clinant d\u00e9j\u00e0 ce n\u00e9o prog, avec une technique souvent plus \u00e9clatante, et dont on a peine, parfois, \u00e0 les distinguer les uns des autres&#8230; Restent les amateurs, et les purs fans, qui ne manqueront pas d&rsquo;appr\u00e9cier <em>The Turning Point<\/em>, un disque somme toute tr\u00e8s fid\u00e8le \u00e0 son genre.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cinqui\u00e8me effort pour ce groupe suisse existant depuis 2002, prodiguant un n\u00e9o prog d&rsquo;ob\u00e9dience m\u00e9tal&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":51,"featured_media":7644,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[49,39,45,38],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7643"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/51"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7643"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7643\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7644"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7643"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7643"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7643"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}