{"id":7637,"date":"2017-03-01T00:00:00","date_gmt":"2017-02-28T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7637"},"modified":"2017-03-01T00:00:00","modified_gmt":"2017-02-28T22:00:00","slug":"7637","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/03\/01\/7637\/","title":{"rendered":"Fr\u00e9d\u00e9ric Del\u00e2ge &#8211; Kate Bush &#8211; Le temps du r\u00eave"},"content":{"rendered":"\n<p>Fr\u00e9d\u00e9ric Del\u00e2ge n&rsquo;attendait sans doute qu&rsquo;un bon pr\u00e9texte pour \u00e9crire la premi\u00e8re et unique biographie en fran\u00e7ais consacr\u00e9e \u00e0 cette extra-terrestre de la musique pop anglaise, bien que que le terme \u00ab\u00a0pop\u00a0\u00bb sied tr\u00e8s mal \u00e0 quelqu&rsquo;un qui n&rsquo;a jamais respect\u00e9 aucun des codes musicaux en vigueur et a souvent suivi son seul instinct. Toujours est-il que l&rsquo;auteur de <a href=\"chroniques\/item\/15065-prog-100\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Prog 100<\/em><\/a> a vraisemblablement saisi le retour sur sc\u00e8ne aussi inattendu que r\u00e9ussi de Kate Bush pour signer cet ouvrage o\u00f9 se devine une passion immod\u00e9r\u00e9e \u2013 mais compr\u00e9hensible \u2013 envers celle dont l&rsquo;influence est aujourd&rsquo;hui encore largement revendiqu\u00e9e par de nombreux artistes. <br \/><br \/> Extr\u00eamement bien document\u00e9, comme tous les ouvrages de l&rsquo;auteur, <em>Le temps du r\u00eave<\/em> se veut factuel, p\u00e9dagogique, \u00e9vitant les appr\u00e9ciations trop personnelles sauf peut-\u00eatre lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;analyse de l&rsquo;\u0153uvre discographique. Pour l&rsquo;essentiel, on suit la trajectoire artistique de Kate Bush comme on lirait un roman, les passages plus techniques pouvant \u00eatre, selon les cas, d\u00e9vor\u00e9s par les fans avides de d\u00e9tails ou laiss\u00e9s temporairement de c\u00f4t\u00e9 par ceux qui sont moins familiers avec ses disques. L&rsquo;\u00e9criture de Del\u00e2ge est fluide dans les parties narratives, un peu plus touffue &#8211; et subjective, forc\u00e9ment &#8211; dans le d\u00e9chiffrage des albums, mais on d\u00e9croche difficilement de la lecture de ce parcours atypique que r\u00e9sument bien imparfaitement les seuls tubes \u00ab\u00a0Babooshka\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Running Up That Hill\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Don&rsquo;t Give Up\u00a0\u00bb. <br \/><br \/> On d\u00e9couvre d&rsquo;abord une tr\u00e8s jeune fille au caract\u00e8re tremp\u00e9, composant pr\u00e9cocement des dizaines de chansons, entour\u00e9e d&rsquo;une famille aimante au sein de laquelle la musique et l&rsquo;art en g\u00e9n\u00e9ral occupent une place importante. On vit le d\u00e9but d&rsquo;une carri\u00e8re appuy\u00e9e par David Gilmour et le succ\u00e8s de l&rsquo;improbable \u00ab\u00a0Wuthering Heights\u00a0\u00bb. On apprend \u00e0 conna\u00eetre celle qui, apr\u00e8s une ascension fulgurante, va refuser la plupart du temps toute surexposition m\u00e9diatique, ne fera que peu de compromis avec sa maison de disques et saura se pr\u00e9server des dangers de la gloire trop vite acquise. On vit aussi ses doutes d&rsquo;artistes, son refus de la r\u00e9p\u00e9tition, ses p\u00e9riodes difficiles, ses disparitions plus ou moins longues, ses retours souvent impr\u00e9visibles mais qui soul\u00e8vent \u00e0 chaque fois l&rsquo;enthousiasme. On se r\u00e9jouit de l&rsquo;incroyable succ\u00e8s de sa s\u00e9rie de concerts au Hammersmith Apollo en 2014 (les quatre-vingt mille places se sont vendues en un quart d&rsquo;heure), trente-cinq ans apr\u00e8s sa derni\u00e8re tourn\u00e9e en date (The Tour of Life , 1979), promesse de belles choses \u00e0 venir. <br \/><br \/> On ne peut que saluer la parution de cette bio qui repeuple un peu l&rsquo;inexplicable d\u00e9sert livresque qui entoure en France la carri\u00e8re d&rsquo;une artiste d&rsquo;exception. Peut-\u00eatre personne n&rsquo;a-t-il jamais os\u00e9 s&rsquo;attaquer s\u00e9rieusement au parcours intimidant de Kate Bush ? Fr\u00e9d\u00e9ric Del\u00e2ge l&rsquo;a fait, brillamment, et on a simplement envie de lui dire : merci.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fr\u00e9d\u00e9ric Del\u00e2ge n&rsquo;attendait sans doute qu&rsquo;un bon pr\u00e9texte pour \u00e9crire la premi\u00e8re et unique biographie&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":7638,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[25,121,23,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7637"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7637"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7637\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7638"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7637"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7637"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7637"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}