{"id":7629,"date":"2017-02-10T00:00:00","date_gmt":"2017-02-09T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7629"},"modified":"2017-02-10T00:00:00","modified_gmt":"2017-02-09T22:00:00","slug":"7629","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/02\/10\/7629\/","title":{"rendered":"Moogg &#8211; Italian Luxury Style"},"content":{"rendered":"\n<p>2011 avait vu la naissance tr\u00e8s confidentielle de Moogg, quatuor italien install\u00e9 \u00e0 Brescia, et dont les intentions stylistiques apparaissaient claires: un esprit jazz rock et canterbury, assumant totalement son inspiration \u00e0 la source m\u00eame de ces genres. Force est de constater que l&rsquo;Italie s&rsquo;illustre actuellement dans cette branche musicale (Homunculus Res, The Winstons, Picchio Dal Pozzo encore en activit\u00e9 assez r\u00e9cemment ), et dont on oublie souvent qu&rsquo;elle est \u00e0 l&rsquo;origine m\u00eame du rock progressif. Mais l\u00e0 n&rsquo;est pas le propos. Ce style tient-il encore la route cinquante ans apr\u00e8s son apparition?  Eh bien, la r\u00e9ponse est OUI ! En 2017, il est tout \u00e0 fait pertinent de continuer \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer cet alliage si fondateur, sans pourtant sonner dat\u00e9&#8230;  Improvisation et savoir-faire en mati\u00e8re de composition, libert\u00e9 de ton, de format, d&rsquo;ambition, d\u00e9sint\u00e9ressement total aux contingences du succ\u00e8s, tout est l\u00e0 pour susciter l&rsquo;int\u00e9r\u00eat au fil du temps, de m\u00eame que le r\u00f4le central de ses claviers, dont la magie analogique, sonorit\u00e9s et effets compris (Rhodes, electric piano, Clavinet, Wurlitzer, Hammond, et Moog bien s\u00fbr!) est plus que jamais au go\u00fbt du jour&#8230; <br \/><br \/> Revenons un instant sur 2017 donc, qui d\u00e9bute, et qui va r\u00e9sonner comme une ann\u00e9e anniversaire, tant 1967 (il y a un demi si\u00e8cle donc !) a vu d\u00e9buter les artistes les plus importants de la fin du 20\u00e8me si\u00e8cle: Hendrix, Bowie, Pink Floyd, Les Doors, Soft Machine, Sergent Pepper des Beatles, pour ne citer que les plus \u00e9vidents&#8230; <br \/><br \/> Donc Moogg, visiblement en pleine forme, dont le poste de bassiste vient d&rsquo;\u00eatre remplac\u00e9, et dont l&rsquo;intention selon son nouveau titre serait de nous faire partager un certain sens du luxe \u00e0 l&rsquo;italienne&#8230; Qu&rsquo;en est-il? De l&rsquo;or, de la peau de z\u00e8bre, un cadre style fin 60s, du rouge, du blanc&#8230; On jurerait discerner l\u00e0 une certaine ironie&#8230; Mais peut-\u00eatre pas&#8230;? \u00c7a, c&rsquo;est tr\u00e8s canterbury par exemple&#8230;<em>Italian Luxury Style<\/em> est un disque \u00e9nergique, \u00e0 l&rsquo;enthousiasme communicatif, hyper rythm\u00e9 (prouesses du batteur), s&rsquo;affublant d&rsquo;oripeaux particuli\u00e8rement fusion, bien groove (on pense \u00e0 Weather Report notamment), et de fait pas tant canterbury que \u00e7a. Qu&rsquo;importe, le charme op\u00e8re (quelques parties de chant tr\u00e8s typiquement <em>rock progressivo italiano<\/em> ou RPI), et puis \u00e7a joue s\u00e9v\u00e8re, sans doute encore mieux qu&rsquo;auparavant ! On notera \u00e9galement, et ce d\u00e8s la premi\u00e8re \u00e9coute, que ce disque offre plus de consistance que son devancier. Vari\u00e9t\u00e9 des morceaux, sophistication, richesse de ton au sein d&rsquo;une m\u00eame pi\u00e8ce, diversification des influences (la Zeuhl fait son entr\u00e9e sur \u00ab\u00a0L&rsquo;estinzione Del Congiuntive\u00a0\u00bb), sans oublier un souci m\u00e9lodique permanent. Bref, l\u00e0 o\u00f9 le premier album proposait une approche assez classique du genre, on aborde ici, comme esp\u00e9r\u00e9, des compositions plus travaill\u00e9es. <br \/><br \/> Sans r\u00e9volutionner sa musique, ni la propulser au sommet du troisi\u00e8me mill\u00e9naire, Moogg confirme non seulement l&rsquo;espoir qu&rsquo;il avait suscit\u00e9, mais pr\u00e9sente m\u00eame une belle marge de progression d\u00e8s son deuxi\u00e8me album. C&rsquo;est une excellente nouvelle pour la suite. Pour tout amateur du genre, et bien au-del\u00e0. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>2011 avait vu la naissance tr\u00e8s confidentielle de Moogg, quatuor italien install\u00e9 \u00e0 Brescia, et&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":51,"featured_media":7630,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[119,43,33,38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7629"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/51"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7629"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7629\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7630"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7629"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7629"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7629"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}