{"id":7617,"date":"2017-01-29T00:00:00","date_gmt":"2017-01-28T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7617"},"modified":"2017-01-29T00:00:00","modified_gmt":"2017-01-28T22:00:00","slug":"7617","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/01\/29\/7617\/","title":{"rendered":"Blackfield &#8211; V"},"content":{"rendered":"\n<p><br \/> Un acteur mythique de l\u2019histoire du <em>soft rock<\/em> fait son apparition : Alan Parsons, en r\u00e9alit\u00e9 aux manettes sur trois titres uniquement (coup de pub ou probl\u00e8me d\u2019agenda ?). En plus de cela, on trouve des additions vocales f\u00e9minines offrant un joli relief (\u00ab\u00a0Lately\u00a0\u00bb et son phras\u00e9 m\u00e9lodique caract\u00e9ristique), une nouvelle forme de blues planant (\u00ab\u00a0The Jackal\u00a0\u00bb), mais aussi du trip-hop d\u2019un autre \u00e2ge (\u00ab\u00a0Lonely Soul\u00a0\u00bb, rivalisant mal avec Massive Attack). Quelques titres font office de remplissage (un instrumental par ci, une bluette par la). Quand les m\u00e9lodies accrocheuses deviennent racoleuses, le manque de finesse offre en bouche comme un go\u00fbt de sit\u00f4t couch\u00e9 sur papier, sit\u00f4t enregistr\u00e9.<\/p>\r\n\n<p><br \/> L\u2019ensemble, malgr\u00e9 tout agr\u00e9able \u00e0 l\u2019\u00e9coute, est certainement de meilleure composition que l\u2019insipide <em>IV<\/em>&#8230; Mais, il ne parvient pas vraiment \u00e0 soulever l\u2019enthousiasme d\u00e9bordant de l\u2019auditeur pourtant tout pr\u00eat \u00e0 se blottir dans les m\u00e9lodies nostalgiques ch\u00e8res au groupe. L\u2019esprit est l\u00e0 mais cela manque un peu de corps comme on dit en \u0153nologie car tout a peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 dit. Ou pas. Rendez-vous au sixi\u00e8me cru dans l\u2019espoir d\u2019un mill\u00e9sime ?<\/p>\n<p><br \/> Au vu d\u2019une carri\u00e8re en forme de decrescendo, peut-\u00eatre \u00e0 force de trop de s\u00e9quelles, on ne sait plus trop si l\u2019on doit suivre l\u2019aventure Blackfield avec passion ou flegme bienveillant. Histoire de cr\u00e9er l\u2019\u00e9moi et renouveler l\u2019int\u00e9r\u00eat donc, le cinqui\u00e8me volet est annonc\u00e9 comme un retour aux sources, en forme de clin d\u2019\u0153il aux deux excellents premiers opus devenus m\u00e8tre-\u00e9talon du bon go\u00fbt. Les treize titres sucr\u00e9s et souvent orchestraux que nous propose le duo cr\u00e9atif empruntent un cours &#8211; c\u2019est le cas de le dire, puisqu\u2019on y parle d\u2019oc\u00e9an &#8211; qui fleure bon le d\u00e9j\u00e0 vu. Est-ce un mal ? Pas forc\u00e9ment lorsque l\u2019on \u00e9coute les premiers extraits, le rock \u00ab\u00a0Family Man\u00a0\u00bb et le stellaire \u00ab\u00a0Sorrys\u00a0\u00bb, servi par la voix fr\u00eale et reconnaissable entre toutes du chanteur isra\u00e9lien.<\/p>\r\n\n<p><br \/> Un acteur mythique de l\u2019histoire du <em>soft rock<\/em> fait son apparition : Alan Parsons, en r\u00e9alit\u00e9 aux manettes sur trois titres uniquement (coup de pub ou probl\u00e8me d\u2019agenda ?). En plus de cela, on trouve des additions vocales f\u00e9minines offrant un joli relief (\u00ab\u00a0Lately\u00a0\u00bb et son phras\u00e9 m\u00e9lodique caract\u00e9ristique), une nouvelle forme de blues planant (\u00ab\u00a0The Jackal\u00a0\u00bb), mais aussi du trip-hop d\u2019un autre \u00e2ge (\u00ab\u00a0Lonely Soul\u00a0\u00bb, rivalisant mal avec Massive Attack). Quelques titres font office de remplissage (un instrumental par ci, une bluette par la). Quand les m\u00e9lodies accrocheuses deviennent racoleuses, le manque de finesse offre en bouche comme un go\u00fbt de sit\u00f4t couch\u00e9 sur papier, sit\u00f4t enregistr\u00e9.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><br \/> L\u2019ensemble, malgr\u00e9 tout agr\u00e9able \u00e0 l\u2019\u00e9coute, est certainement de meilleure composition que l\u2019insipide <em>IV<\/em>&#8230; Mais, il ne parvient pas vraiment \u00e0 soulever l\u2019enthousiasme d\u00e9bordant de l\u2019auditeur pourtant tout pr\u00eat \u00e0 se blottir dans les m\u00e9lodies nostalgiques ch\u00e8res au groupe. L\u2019esprit est l\u00e0 mais cela manque un peu de corps comme on dit en \u0153nologie car tout a peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 dit. Ou pas. Rendez-vous au sixi\u00e8me cru dans l\u2019espoir d\u2019un mill\u00e9sime ?<\/p>\n<p>L\u2019excroissance pop wilsonienne est de retour ! Il est un peu dur de cantonner Blackfield \u00e0 un exercice de style du Britannique, m\u00e2tin\u00e9 d\u2019histoire d\u2019amiti\u00e9 transfronti\u00e8re. Et pourtant, le projet qui devait continuer sous l\u2019\u00e9gide du seul Aviv Geffen clame son renouveau, fort de la participation de ses deux cr\u00e9ateurs originels (donc un peu gr\u00e2ce \u00e0 Steven finalement&#8230;). La place et l\u2019impulsion de celui qui a \u00e9t\u00e9 couronn\u00e9 roi du progressif avait en effet fortement fondu sur le quatri\u00e8me et pr\u00e9c\u00e8dent album&#8230; d\u2019ailleurs accueilli tr\u00e8s ti\u00e8dement.<\/p>\r\n\n<p><br \/> Au vu d\u2019une carri\u00e8re en forme de decrescendo, peut-\u00eatre \u00e0 force de trop de s\u00e9quelles, on ne sait plus trop si l\u2019on doit suivre l\u2019aventure Blackfield avec passion ou flegme bienveillant. Histoire de cr\u00e9er l\u2019\u00e9moi et renouveler l\u2019int\u00e9r\u00eat donc, le cinqui\u00e8me volet est annonc\u00e9 comme un retour aux sources, en forme de clin d\u2019\u0153il aux deux excellents premiers opus devenus m\u00e8tre-\u00e9talon du bon go\u00fbt. Les treize titres sucr\u00e9s et souvent orchestraux que nous propose le duo cr\u00e9atif empruntent un cours &#8211; c\u2019est le cas de le dire, puisqu\u2019on y parle d\u2019oc\u00e9an &#8211; qui fleure bon le d\u00e9j\u00e0 vu. Est-ce un mal ? Pas forc\u00e9ment lorsque l\u2019on \u00e9coute les premiers extraits, le rock \u00ab\u00a0Family Man\u00a0\u00bb et le stellaire \u00ab\u00a0Sorrys\u00a0\u00bb, servi par la voix fr\u00eale et reconnaissable entre toutes du chanteur isra\u00e9lien.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><br \/> Un acteur mythique de l\u2019histoire du <em>soft rock<\/em> fait son apparition : Alan Parsons, en r\u00e9alit\u00e9 aux manettes sur trois titres uniquement (coup de pub ou probl\u00e8me d\u2019agenda ?). En plus de cela, on trouve des additions vocales f\u00e9minines offrant un joli relief (\u00ab\u00a0Lately\u00a0\u00bb et son phras\u00e9 m\u00e9lodique caract\u00e9ristique), une nouvelle forme de blues planant (\u00ab\u00a0The Jackal\u00a0\u00bb), mais aussi du trip-hop d\u2019un autre \u00e2ge (\u00ab\u00a0Lonely Soul\u00a0\u00bb, rivalisant mal avec Massive Attack). Quelques titres font office de remplissage (un instrumental par ci, une bluette par la). Quand les m\u00e9lodies accrocheuses deviennent racoleuses, le manque de finesse offre en bouche comme un go\u00fbt de sit\u00f4t couch\u00e9 sur papier, sit\u00f4t enregistr\u00e9.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><br \/> L\u2019ensemble, malgr\u00e9 tout agr\u00e9able \u00e0 l\u2019\u00e9coute, est certainement de meilleure composition que l\u2019insipide <em>IV<\/em>&#8230; Mais, il ne parvient pas vraiment \u00e0 soulever l\u2019enthousiasme d\u00e9bordant de l\u2019auditeur pourtant tout pr\u00eat \u00e0 se blottir dans les m\u00e9lodies nostalgiques ch\u00e8res au groupe. L\u2019esprit est l\u00e0 mais cela manque un peu de corps comme on dit en \u0153nologie car tout a peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 dit. Ou pas. Rendez-vous au sixi\u00e8me cru dans l\u2019espoir d\u2019un mill\u00e9sime ?<\/p>\n<p>L\u2019excroissance pop wilsonienne est de retour ! Il est un peu dur de cantonner Blackfield \u00e0 un exercice de style du Britannique, m\u00e2tin\u00e9 d\u2019histoire d\u2019amiti\u00e9 transfronti\u00e8re. Et pourtant, le projet qui devait continuer sous l\u2019\u00e9gide du seul Aviv Geffen clame son renouveau, fort de la participation de ses deux cr\u00e9ateurs originels (donc un peu gr\u00e2ce \u00e0 Steven finalement&#8230;). La place et l\u2019impulsion de celui qui a \u00e9t\u00e9 couronn\u00e9 roi du progressif avait en effet fortement fondu sur le quatri\u00e8me et pr\u00e9c\u00e8dent album&#8230; d\u2019ailleurs accueilli tr\u00e8s ti\u00e8dement.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><br \/> Au vu d\u2019une carri\u00e8re en forme de decrescendo, peut-\u00eatre \u00e0 force de trop de s\u00e9quelles, on ne sait plus trop si l\u2019on doit suivre l\u2019aventure Blackfield avec passion ou flegme bienveillant. Histoire de cr\u00e9er l\u2019\u00e9moi et renouveler l\u2019int\u00e9r\u00eat donc, le cinqui\u00e8me volet est annonc\u00e9 comme un retour aux sources, en forme de clin d\u2019\u0153il aux deux excellents premiers opus devenus m\u00e8tre-\u00e9talon du bon go\u00fbt. Les treize titres sucr\u00e9s et souvent orchestraux que nous propose le duo cr\u00e9atif empruntent un cours &#8211; c\u2019est le cas de le dire, puisqu\u2019on y parle d\u2019oc\u00e9an &#8211; qui fleure bon le d\u00e9j\u00e0 vu. Est-ce un mal ? Pas forc\u00e9ment lorsque l\u2019on \u00e9coute les premiers extraits, le rock \u00ab\u00a0Family Man\u00a0\u00bb et le stellaire \u00ab\u00a0Sorrys\u00a0\u00bb, servi par la voix fr\u00eale et reconnaissable entre toutes du chanteur isra\u00e9lien.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><br \/> Un acteur mythique de l\u2019histoire du <em>soft rock<\/em> fait son apparition : Alan Parsons, en r\u00e9alit\u00e9 aux manettes sur trois titres uniquement (coup de pub ou probl\u00e8me d\u2019agenda ?). En plus de cela, on trouve des additions vocales f\u00e9minines offrant un joli relief (\u00ab\u00a0Lately\u00a0\u00bb et son phras\u00e9 m\u00e9lodique caract\u00e9ristique), une nouvelle forme de blues planant (\u00ab\u00a0The Jackal\u00a0\u00bb), mais aussi du trip-hop d\u2019un autre \u00e2ge (\u00ab\u00a0Lonely Soul\u00a0\u00bb, rivalisant mal avec Massive Attack). Quelques titres font office de remplissage (un instrumental par ci, une bluette par la). Quand les m\u00e9lodies accrocheuses deviennent racoleuses, le manque de finesse offre en bouche comme un go\u00fbt de sit\u00f4t couch\u00e9 sur papier, sit\u00f4t enregistr\u00e9.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><br \/> L\u2019ensemble, malgr\u00e9 tout agr\u00e9able \u00e0 l\u2019\u00e9coute, est certainement de meilleure composition que l\u2019insipide <em>IV<\/em>&#8230; Mais, il ne parvient pas vraiment \u00e0 soulever l\u2019enthousiasme d\u00e9bordant de l\u2019auditeur pourtant tout pr\u00eat \u00e0 se blottir dans les m\u00e9lodies nostalgiques ch\u00e8res au groupe. L\u2019esprit est l\u00e0 mais cela manque un peu de corps comme on dit en \u0153nologie car tout a peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 dit. Ou pas. Rendez-vous au sixi\u00e8me cru dans l\u2019espoir d\u2019un mill\u00e9sime ?<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un acteur mythique de l\u2019histoire du soft rock fait son apparition : Alan Parsons, en&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":7618,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[25,23,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7617"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7617"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7617\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7618"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7617"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7617"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7617"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}