{"id":7615,"date":"2017-01-27T00:00:00","date_gmt":"2017-01-26T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7615"},"modified":"2017-01-27T00:00:00","modified_gmt":"2017-01-26T22:00:00","slug":"7615","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/01\/27\/7615\/","title":{"rendered":"Brian Eno &#8211; Reflection"},"content":{"rendered":"\n<p>Il est difficile de r\u00e9sumer en quelques mots la carri\u00e8re d&rsquo;un personnage aussi prolifique que Brian Eno. Toutefois, le jeu en vaudra toujours la chandelle, ne serait-ce que pour pr\u00e9senter au n\u00e9ophyte le parcours de celui qui a \u00e9crit, souvent dans l&rsquo;ombre, une page de l&rsquo;Histoire de la musique du vingti\u00e8me si\u00e8cle.<br \/><br \/> Brian Eno peut d&rsquo;abord se d\u00e9finir comme un artisan du son. Producteur incontournable depuis les ann\u00e9es soixante-dix, il collabore avec les plus grands noms de la pop internationale : U2, Coldplay, Genesis, David Bowie&#8230; Sa rencontre avec Robert Fripp (<em>No Pussyfooting<\/em>, 1973) va poser les fondations d&rsquo;un nouveau genre musical, l&rsquo;<em>ambient<\/em>, qu&rsquo;il n&rsquo;aura de cesse d&rsquo;approfondir au long de sa carri\u00e8re.<br \/><br \/> Dans sa conception, <em>Reflection<\/em> s&rsquo;inscrit pleinement dans les principes fondateurs de ce style, tels que d\u00e9finis par son cr\u00e9ateur : constitu\u00e9 d&rsquo;une unique plage sonore de pr\u00e8s d&rsquo;une heure, il d\u00e9veloppe un climat a\u00e9rien principalement constitu\u00e9 de notes de claviers \u00e9gren\u00e9es dans une atmosph\u00e8re charg\u00e9e de r\u00e9verb\u00e9ration et de traitements audio-num\u00e9riques. Comme souvent chez Brian Eno, l&rsquo;id\u00e9e sous-jacente est de former une musique non-narrative, propice \u00e0 un usage libre chez l&rsquo;auditeur qui peut, \u00e0 son choix, l&rsquo;\u00e9couter d&rsquo;une mani\u00e8re active, tout comme s&rsquo;en servir de support sonore pour d&rsquo;autres t\u00e2ches.<br \/><br \/> La m\u00e9thode de composition utilis\u00e9e ici fait le choix de s&rsquo;intriquer fortement avec l&rsquo;outil num\u00e9rique : le compositeur d\u00e9finit les r\u00e8gles globales et des variantes al\u00e9atoires, puis laisse l&rsquo;ordinateur les interpr\u00e9ter sur une plage de temps donn\u00e9e. Les amateurs reconna\u00eetront dans <em>Reflection<\/em> un alter-ego de <em>Thursday Afternoon<\/em> (1984), qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 une longue plage sonore ambiante r\u00e9alis\u00e9e d&rsquo;une mani\u00e8re globalement similaire. Quoi de neuf, plus de  trente ans apr\u00e8s ? Musicalement, Brian Eno fait le choix de camper dans son propre sillage. L&rsquo;innovation se situe toutefois ailleurs. En extension du support enregistr\u00e9, Eno n\u00e9gocie le tournant du si\u00e8cle en proposant \u00e9galement son album sous la forme d&rsquo;une application smartphone, non test\u00e9e ici, mais qui promet un nouveau degr\u00e9 d&rsquo;appropriation pour l&rsquo;auditeur en qu\u00eate de nouveaux horizons. L&rsquo;id\u00e9e est de lui fournir le synth\u00e9tiseur et les algorythmes de jeu, pour une lecture <em>live<\/em> de <em>Reflection<\/em> qui se dote d&rsquo;un facteur suppl\u00e9mentaire : une variabilit\u00e9 sonore en fonction de l&rsquo;heure de la journ\u00e9e.<br \/><br \/> Les sceptiques pourront toujours se rabattre sur la deuxi\u00e8me option d&rsquo;\u00e9coute propos\u00e9e par Brian Eno lui-m\u00eame, \u00e0 savoir de se servir de <em>Reflection<\/em> comme fond sonore pour discuter entre amis. Les amoureux de son \u0153uvre pourront, au contraire, d\u00e9sormais se promener avec son \u00ab\u00a0g\u00e9n\u00e9rateur musical\u00a0\u00bb dans leur poche. Un bel exemple d&rsquo;\u00e9quanimit\u00e9 !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est difficile de r\u00e9sumer en quelques mots la carri\u00e8re d&rsquo;un personnage aussi prolifique que&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":52,"featured_media":7616,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[71],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7615"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/52"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7615"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7615\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7616"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7615"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7615"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7615"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}