{"id":7605,"date":"2017-01-16T00:00:00","date_gmt":"2017-01-15T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7605"},"modified":"2017-01-16T00:00:00","modified_gmt":"2017-01-15T22:00:00","slug":"7605","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/01\/16\/7605\/","title":{"rendered":"Flamen Dialis &#8211; Dokitoe Las Vegan"},"content":{"rendered":"\n<p>Voyage mental, pulsations d&rsquo;appels physiques (on tape du pied malgr\u00e9 des mesures fluctuantes, pour ne pas dire irr\u00e9guli\u00e8res), m\u00e9lop\u00e9es chantantes (on fredonne avec plaisir) et sensation de transe d\u00e9licieuse sont au programme de ce <em>DOKITOE Las Vegan<\/em>. Bref, c&rsquo;est une r\u00e9ussite totale, d\u00e9tonante dans le paysage d&rsquo;aujourd&rsquo;hui o\u00f9 la duplication artistique peu inspir\u00e9e semble plus que jamais donner le ton. Et si l&rsquo;objet semble difficile \u00e0 se procurer (il est en n\u00e9gociation avec Musea et l&rsquo;on peut \u00e9couter ses oeuvres pass\u00e9es sur DEEZER), il est tr\u00e8s fortement conseill\u00e9 de contacter son cr\u00e9ateur, et d&rsquo;\u00e9couter l&rsquo;album en allant sur son site Facebook (comme \u00e7a c&rsquo;est dit!) afin de le d\u00e9couvrir au plus vite.<\/p>\r\n\n<p>Splendide. Unique. Vivement la suite.<\/p>\n<p>Alors bien s\u00fbr, les conservateurs du patrimoine d&rsquo;ob\u00e9dience classique, m\u00e9trique et immuable, pourront y tordre le nez, voire le cerveau comme les oreilles, mais ce serait faire preuve de grands pr\u00e9jug\u00e9s, tant l&rsquo;univers est s\u00e9duisant, proprement unique et sans \u00e9quivalent, tant cette musique est capable d&#8217;emmener loin et longtemps tout auditeur qui se respecte, voire qui s&rsquo;ignore. Didier Le Gallic (c&rsquo;est donc lui) d\u00e9veloppe un sens inou\u00ef du voyage, du renouvellement d&rsquo;ambiances, avec une vraie \u00e9motion, sans se d\u00e9tacher non plus d&rsquo;un certain sens de l&rsquo;ironie ou de l&rsquo;autod\u00e9rision. On reproche bien souvent (parfois \u00e0 raison) aux Klaus Schultze, Moondog et autres Popol Vuh une certaine froideur&#8230; Il n&rsquo;en est absolument rien dans ce disque, que l&rsquo;on choisisse de l&rsquo;\u00e9couter attentivement comme de le jouer en musique de fond, on aura d\u00e8s la premi\u00e8re \u00e9coute l&rsquo;impression d&rsquo;avoir assist\u00e9 \u00e0 quelque chose de sp\u00e9cial, de beau, et de profond. Bref, une envie d&rsquo;y retourner tr\u00e8s vite qui sera confirm\u00e9e \u00e0 chaque fois. Accords familiers (progressifs au sens large), sonorit\u00e9s analogiques comme synth\u00e9tiques (les claviers), guitares satur\u00e9es et acoustiques (rock comme folk), effets puissamment \u00e9vocateurs (psych\u00e9 en t\u00eate), alternance entre beaut\u00e9 diaphane, calme contemplatif, trouble ou \u00e9nergie. L&rsquo;extase n&rsquo;est jamais loin.<\/p>\r\n\n<p>Voyage mental, pulsations d&rsquo;appels physiques (on tape du pied malgr\u00e9 des mesures fluctuantes, pour ne pas dire irr\u00e9guli\u00e8res), m\u00e9lop\u00e9es chantantes (on fredonne avec plaisir) et sensation de transe d\u00e9licieuse sont au programme de ce <em>DOKITOE Las Vegan<\/em>. Bref, c&rsquo;est une r\u00e9ussite totale, d\u00e9tonante dans le paysage d&rsquo;aujourd&rsquo;hui o\u00f9 la duplication artistique peu inspir\u00e9e semble plus que jamais donner le ton. Et si l&rsquo;objet semble difficile \u00e0 se procurer (il est en n\u00e9gociation avec Musea et l&rsquo;on peut \u00e9couter ses oeuvres pass\u00e9es sur DEEZER), il est tr\u00e8s fortement conseill\u00e9 de contacter son cr\u00e9ateur, et d&rsquo;\u00e9couter l&rsquo;album en allant sur son site Facebook (comme \u00e7a c&rsquo;est dit!) afin de le d\u00e9couvrir au plus vite.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Splendide. Unique. Vivement la suite.<\/p>\n<p><em>DOKITOE Las Vegan<\/em> (<em>Don&rsquo;t Kill To Eat Las Vegan<\/em>) est donc son troisi\u00e8me album officiel, et disons-le tout net, c&rsquo;est une franche r\u00e9ussite. On y retrouve la m\u00eame force onirique, la m\u00eame identit\u00e9, entre harmonies tr\u00e8s soign\u00e9es (peut-\u00eatre encore plus qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;accoutum\u00e9e), s\u00e9quences r\u00e9p\u00e9titives, rythmiques d\u00e9glingu\u00e9es et renouvellement progressif. Flamen joue tout; claviers, effets, guitares, samples de batteries et autres sonorit\u00e9s semblant venir de l&rsquo;inconnu. Onze plages, d&rsquo;une grande subtilit\u00e9, conduisant dans toutes les directions, comme le sugg\u00e8re le dos du CD, dont le visuel tr\u00e8s symboliste, m\u00eame si pas tr\u00e8s esth\u00e9tique, d\u00e9crirait un monde d\u00e9sertifi\u00e9, jonch\u00e9 d&rsquo;objets de la civilisation humaine, entre jeux du cirque et conqu\u00eate spatiale, avec pour seul reste d&rsquo;oc\u00e9an (de vie donc) un entre-deux form\u00e9 par des dolmens&#8230; Un indice de plus sur la r\u00e9gion o\u00f9 il r\u00e9siderait? Ben tiens&#8230;<\/p>\r\n\n<p>Alors bien s\u00fbr, les conservateurs du patrimoine d&rsquo;ob\u00e9dience classique, m\u00e9trique et immuable, pourront y tordre le nez, voire le cerveau comme les oreilles, mais ce serait faire preuve de grands pr\u00e9jug\u00e9s, tant l&rsquo;univers est s\u00e9duisant, proprement unique et sans \u00e9quivalent, tant cette musique est capable d&#8217;emmener loin et longtemps tout auditeur qui se respecte, voire qui s&rsquo;ignore. Didier Le Gallic (c&rsquo;est donc lui) d\u00e9veloppe un sens inou\u00ef du voyage, du renouvellement d&rsquo;ambiances, avec une vraie \u00e9motion, sans se d\u00e9tacher non plus d&rsquo;un certain sens de l&rsquo;ironie ou de l&rsquo;autod\u00e9rision. On reproche bien souvent (parfois \u00e0 raison) aux Klaus Schultze, Moondog et autres Popol Vuh une certaine froideur&#8230; Il n&rsquo;en est absolument rien dans ce disque, que l&rsquo;on choisisse de l&rsquo;\u00e9couter attentivement comme de le jouer en musique de fond, on aura d\u00e8s la premi\u00e8re \u00e9coute l&rsquo;impression d&rsquo;avoir assist\u00e9 \u00e0 quelque chose de sp\u00e9cial, de beau, et de profond. Bref, une envie d&rsquo;y retourner tr\u00e8s vite qui sera confirm\u00e9e \u00e0 chaque fois. Accords familiers (progressifs au sens large), sonorit\u00e9s analogiques comme synth\u00e9tiques (les claviers), guitares satur\u00e9es et acoustiques (rock comme folk), effets puissamment \u00e9vocateurs (psych\u00e9 en t\u00eate), alternance entre beaut\u00e9 diaphane, calme contemplatif, trouble ou \u00e9nergie. L&rsquo;extase n&rsquo;est jamais loin.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Voyage mental, pulsations d&rsquo;appels physiques (on tape du pied malgr\u00e9 des mesures fluctuantes, pour ne pas dire irr\u00e9guli\u00e8res), m\u00e9lop\u00e9es chantantes (on fredonne avec plaisir) et sensation de transe d\u00e9licieuse sont au programme de ce <em>DOKITOE Las Vegan<\/em>. Bref, c&rsquo;est une r\u00e9ussite totale, d\u00e9tonante dans le paysage d&rsquo;aujourd&rsquo;hui o\u00f9 la duplication artistique peu inspir\u00e9e semble plus que jamais donner le ton. Et si l&rsquo;objet semble difficile \u00e0 se procurer (il est en n\u00e9gociation avec Musea et l&rsquo;on peut \u00e9couter ses oeuvres pass\u00e9es sur DEEZER), il est tr\u00e8s fortement conseill\u00e9 de contacter son cr\u00e9ateur, et d&rsquo;\u00e9couter l&rsquo;album en allant sur son site Facebook (comme \u00e7a c&rsquo;est dit!) afin de le d\u00e9couvrir au plus vite.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Splendide. Unique. Vivement la suite.<\/p>\n<p>Attention: voici un tr\u00e9sor sacr\u00e9ment bien cach\u00e9, dont l&rsquo;auteur, fran\u00e7ais, avait d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 une v\u00e9ritable petite bombe en 1978, <em>Sympt\u00f4me Dei<\/em>, m\u00e9lange improbable d&rsquo;\u00e9lectro, d&rsquo;avant-garde, de progressif et de psych\u00e9, aux effluves al\u00e9atoires fascinantes&#8230; Du r\u00eave \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat pur, comme on en a si peu produit en France, avec un album d\u00e9crivant les possibilit\u00e9s du LSD, assumant une certaine fragilit\u00e9 et proposant harmonie et tension dans le m\u00eame temps. Une perle pass\u00e9e assez scandaleusement inaper\u00e7ue, aujourd&rsquo;hui encore, et dont les al\u00e9as de la vie, malgr\u00e9 l&rsquo;implication de Richard Pinhas (Heldon), un excellent papier de Rock &amp; Folk, puis Best, la participation du Bagad De Lann-Bihou\u00e9 et plus tard une distribution chez Musea (rien que \u00e7a!), n&rsquo;ont toujours pas permis une notori\u00e9t\u00e9 pourtant bien m\u00e9rit\u00e9e. En 1992, il compose la bande originale d&rsquo;un court-m\u00e9trage (Renewal). En 2013, le gars remet le couvert (<em>Transformation-trans for nation<\/em>) suite au coma de sa compagne, pour un album un peu plus radical, particuli\u00e8rement sombre et avant-gardiste, et encore une fois mal ou peu re\u00e7u&#8230; Une \u00e9nigme en somme.<\/p>\r\n\n<p><em>DOKITOE Las Vegan<\/em> (<em>Don&rsquo;t Kill To Eat Las Vegan<\/em>) est donc son troisi\u00e8me album officiel, et disons-le tout net, c&rsquo;est une franche r\u00e9ussite. On y retrouve la m\u00eame force onirique, la m\u00eame identit\u00e9, entre harmonies tr\u00e8s soign\u00e9es (peut-\u00eatre encore plus qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;accoutum\u00e9e), s\u00e9quences r\u00e9p\u00e9titives, rythmiques d\u00e9glingu\u00e9es et renouvellement progressif. Flamen joue tout; claviers, effets, guitares, samples de batteries et autres sonorit\u00e9s semblant venir de l&rsquo;inconnu. Onze plages, d&rsquo;une grande subtilit\u00e9, conduisant dans toutes les directions, comme le sugg\u00e8re le dos du CD, dont le visuel tr\u00e8s symboliste, m\u00eame si pas tr\u00e8s esth\u00e9tique, d\u00e9crirait un monde d\u00e9sertifi\u00e9, jonch\u00e9 d&rsquo;objets de la civilisation humaine, entre jeux du cirque et conqu\u00eate spatiale, avec pour seul reste d&rsquo;oc\u00e9an (de vie donc) un entre-deux form\u00e9 par des dolmens&#8230; Un indice de plus sur la r\u00e9gion o\u00f9 il r\u00e9siderait? Ben tiens&#8230;<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Alors bien s\u00fbr, les conservateurs du patrimoine d&rsquo;ob\u00e9dience classique, m\u00e9trique et immuable, pourront y tordre le nez, voire le cerveau comme les oreilles, mais ce serait faire preuve de grands pr\u00e9jug\u00e9s, tant l&rsquo;univers est s\u00e9duisant, proprement unique et sans \u00e9quivalent, tant cette musique est capable d&#8217;emmener loin et longtemps tout auditeur qui se respecte, voire qui s&rsquo;ignore. Didier Le Gallic (c&rsquo;est donc lui) d\u00e9veloppe un sens inou\u00ef du voyage, du renouvellement d&rsquo;ambiances, avec une vraie \u00e9motion, sans se d\u00e9tacher non plus d&rsquo;un certain sens de l&rsquo;ironie ou de l&rsquo;autod\u00e9rision. On reproche bien souvent (parfois \u00e0 raison) aux Klaus Schultze, Moondog et autres Popol Vuh une certaine froideur&#8230; Il n&rsquo;en est absolument rien dans ce disque, que l&rsquo;on choisisse de l&rsquo;\u00e9couter attentivement comme de le jouer en musique de fond, on aura d\u00e8s la premi\u00e8re \u00e9coute l&rsquo;impression d&rsquo;avoir assist\u00e9 \u00e0 quelque chose de sp\u00e9cial, de beau, et de profond. Bref, une envie d&rsquo;y retourner tr\u00e8s vite qui sera confirm\u00e9e \u00e0 chaque fois. Accords familiers (progressifs au sens large), sonorit\u00e9s analogiques comme synth\u00e9tiques (les claviers), guitares satur\u00e9es et acoustiques (rock comme folk), effets puissamment \u00e9vocateurs (psych\u00e9 en t\u00eate), alternance entre beaut\u00e9 diaphane, calme contemplatif, trouble ou \u00e9nergie. L&rsquo;extase n&rsquo;est jamais loin.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Voyage mental, pulsations d&rsquo;appels physiques (on tape du pied malgr\u00e9 des mesures fluctuantes, pour ne pas dire irr\u00e9guli\u00e8res), m\u00e9lop\u00e9es chantantes (on fredonne avec plaisir) et sensation de transe d\u00e9licieuse sont au programme de ce <em>DOKITOE Las Vegan<\/em>. Bref, c&rsquo;est une r\u00e9ussite totale, d\u00e9tonante dans le paysage d&rsquo;aujourd&rsquo;hui o\u00f9 la duplication artistique peu inspir\u00e9e semble plus que jamais donner le ton. Et si l&rsquo;objet semble difficile \u00e0 se procurer (il est en n\u00e9gociation avec Musea et l&rsquo;on peut \u00e9couter ses oeuvres pass\u00e9es sur DEEZER), il est tr\u00e8s fortement conseill\u00e9 de contacter son cr\u00e9ateur, et d&rsquo;\u00e9couter l&rsquo;album en allant sur son site Facebook (comme \u00e7a c&rsquo;est dit!) afin de le d\u00e9couvrir au plus vite.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Splendide. Unique. Vivement la suite.<\/p>\n<p>Attention: voici un tr\u00e9sor sacr\u00e9ment bien cach\u00e9, dont l&rsquo;auteur, fran\u00e7ais, avait d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 une v\u00e9ritable petite bombe en 1978, <em>Sympt\u00f4me Dei<\/em>, m\u00e9lange improbable d&rsquo;\u00e9lectro, d&rsquo;avant-garde, de progressif et de psych\u00e9, aux effluves al\u00e9atoires fascinantes&#8230; Du r\u00eave \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat pur, comme on en a si peu produit en France, avec un album d\u00e9crivant les possibilit\u00e9s du LSD, assumant une certaine fragilit\u00e9 et proposant harmonie et tension dans le m\u00eame temps. Une perle pass\u00e9e assez scandaleusement inaper\u00e7ue, aujourd&rsquo;hui encore, et dont les al\u00e9as de la vie, malgr\u00e9 l&rsquo;implication de Richard Pinhas (Heldon), un excellent papier de Rock &amp; Folk, puis Best, la participation du Bagad De Lann-Bihou\u00e9 et plus tard une distribution chez Musea (rien que \u00e7a!), n&rsquo;ont toujours pas permis une notori\u00e9t\u00e9 pourtant bien m\u00e9rit\u00e9e. En 1992, il compose la bande originale d&rsquo;un court-m\u00e9trage (Renewal). En 2013, le gars remet le couvert (<em>Transformation-trans for nation<\/em>) suite au coma de sa compagne, pour un album un peu plus radical, particuli\u00e8rement sombre et avant-gardiste, et encore une fois mal ou peu re\u00e7u&#8230; Une \u00e9nigme en somme.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><em>DOKITOE Las Vegan<\/em> (<em>Don&rsquo;t Kill To Eat Las Vegan<\/em>) est donc son troisi\u00e8me album officiel, et disons-le tout net, c&rsquo;est une franche r\u00e9ussite. On y retrouve la m\u00eame force onirique, la m\u00eame identit\u00e9, entre harmonies tr\u00e8s soign\u00e9es (peut-\u00eatre encore plus qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;accoutum\u00e9e), s\u00e9quences r\u00e9p\u00e9titives, rythmiques d\u00e9glingu\u00e9es et renouvellement progressif. Flamen joue tout; claviers, effets, guitares, samples de batteries et autres sonorit\u00e9s semblant venir de l&rsquo;inconnu. Onze plages, d&rsquo;une grande subtilit\u00e9, conduisant dans toutes les directions, comme le sugg\u00e8re le dos du CD, dont le visuel tr\u00e8s symboliste, m\u00eame si pas tr\u00e8s esth\u00e9tique, d\u00e9crirait un monde d\u00e9sertifi\u00e9, jonch\u00e9 d&rsquo;objets de la civilisation humaine, entre jeux du cirque et conqu\u00eate spatiale, avec pour seul reste d&rsquo;oc\u00e9an (de vie donc) un entre-deux form\u00e9 par des dolmens&#8230; Un indice de plus sur la r\u00e9gion o\u00f9 il r\u00e9siderait? Ben tiens&#8230;<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Alors bien s\u00fbr, les conservateurs du patrimoine d&rsquo;ob\u00e9dience classique, m\u00e9trique et immuable, pourront y tordre le nez, voire le cerveau comme les oreilles, mais ce serait faire preuve de grands pr\u00e9jug\u00e9s, tant l&rsquo;univers est s\u00e9duisant, proprement unique et sans \u00e9quivalent, tant cette musique est capable d&#8217;emmener loin et longtemps tout auditeur qui se respecte, voire qui s&rsquo;ignore. Didier Le Gallic (c&rsquo;est donc lui) d\u00e9veloppe un sens inou\u00ef du voyage, du renouvellement d&rsquo;ambiances, avec une vraie \u00e9motion, sans se d\u00e9tacher non plus d&rsquo;un certain sens de l&rsquo;ironie ou de l&rsquo;autod\u00e9rision. On reproche bien souvent (parfois \u00e0 raison) aux Klaus Schultze, Moondog et autres Popol Vuh une certaine froideur&#8230; Il n&rsquo;en est absolument rien dans ce disque, que l&rsquo;on choisisse de l&rsquo;\u00e9couter attentivement comme de le jouer en musique de fond, on aura d\u00e8s la premi\u00e8re \u00e9coute l&rsquo;impression d&rsquo;avoir assist\u00e9 \u00e0 quelque chose de sp\u00e9cial, de beau, et de profond. Bref, une envie d&rsquo;y retourner tr\u00e8s vite qui sera confirm\u00e9e \u00e0 chaque fois. Accords familiers (progressifs au sens large), sonorit\u00e9s analogiques comme synth\u00e9tiques (les claviers), guitares satur\u00e9es et acoustiques (rock comme folk), effets puissamment \u00e9vocateurs (psych\u00e9 en t\u00eate), alternance entre beaut\u00e9 diaphane, calme contemplatif, trouble ou \u00e9nergie. L&rsquo;extase n&rsquo;est jamais loin.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Voyage mental, pulsations d&rsquo;appels physiques (on tape du pied malgr\u00e9 des mesures fluctuantes, pour ne pas dire irr\u00e9guli\u00e8res), m\u00e9lop\u00e9es chantantes (on fredonne avec plaisir) et sensation de transe d\u00e9licieuse sont au programme de ce <em>DOKITOE Las Vegan<\/em>. Bref, c&rsquo;est une r\u00e9ussite totale, d\u00e9tonante dans le paysage d&rsquo;aujourd&rsquo;hui o\u00f9 la duplication artistique peu inspir\u00e9e semble plus que jamais donner le ton. Et si l&rsquo;objet semble difficile \u00e0 se procurer (il est en n\u00e9gociation avec Musea et l&rsquo;on peut \u00e9couter ses oeuvres pass\u00e9es sur DEEZER), il est tr\u00e8s fortement conseill\u00e9 de contacter son cr\u00e9ateur, et d&rsquo;\u00e9couter l&rsquo;album en allant sur son site Facebook (comme \u00e7a c&rsquo;est dit!) afin de le d\u00e9couvrir au plus vite.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Splendide. Unique. 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