{"id":7579,"date":"2016-12-13T00:00:00","date_gmt":"2016-12-12T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7579"},"modified":"2016-12-13T00:00:00","modified_gmt":"2016-12-12T22:00:00","slug":"7579","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/12\/13\/7579\/","title":{"rendered":"The Fierce and the Dead &#8211; If it Carries on Like This We Are Moving to Morecambe"},"content":{"rendered":"\n<p>Rus\u00e9s lecteurs, ne tentez pas de pr\u00e9tendre le contraire : vous aussi, vous avez jou\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0deviner-le-genre-musical-gr\u00e2ce-au-nom-du-groupe-ou-de-l\u2019album\u00a0\u00bb. De la po\u00e9sie joviale <em>grindcore<\/em> (<em>Erotic Diarrhea Fantasy<\/em>) \u00e0 la subtilit\u00e9 rutilante du <em>power metal<\/em> (<em>Power of the Dragonflame<\/em>) par exemple, les clich\u00e9s ont bon dos parfois pour notre plus grand plaisir.<br \/><br \/> Du coup, <em>quid<\/em> de <em>If It Carries On Like This We Are Moving To Morecambe<\/em>, avec un tel nom \u00e0 rallonge et sans l\u2019avoir \u00e9cout\u00e9 ? Du <em>post-rock<\/em> planant ? Eh bien oui, mais pas que. Ce serait tristement r\u00e9ducteur et ne rendrait pas justice aux talents des musiciens de The Fierce And The Dead.<br \/><br \/> Le groupe est n\u00e9 dans les ann\u00e9es 2000 d\u2019une r\u00e9union improvis\u00e9e entre Matt Stevens, le guitariste, qui cherchait des musiciens pour son second album solo, et Kevin Feazey et Stuart Marshall, respectivement bassiste et batteur. En 2012, Steve Cleaton les a rejoints avec sa guitare pour \u00e9toffer le registre du groupe. Leur premier EP Part 1, datant de 2010, a rencontr\u00e9 un certain succ\u00e8s critique. <em>If It Carries On Like This We Are Moving To Morecambe<\/em>, sorti en 2011, est leur \u00a0vrai \u00a0\u201d album initial. Ce qui est chroniqu\u00e9 ici est une r\u00e9\u00e9dition de ce disque, rel\u00e9ch\u00e9, remix\u00e9, relook\u00e9 (m\u00eame la pochette a chang\u00e9, \u0153uvre de Marc Buckingham), enrichi d\u2019un morceau live (\u00ab\u00a0Andy Fox\u00a0\u00bb) et d\u2019un in\u00e9dit (\u00ab\u00a0Foreign Languages\u00a0\u00bb). Si cette mode des remix peut donner l\u2019aga\u00e7ante impression que l\u2019auditeur est pris pour une vache \u00e0 lait, The Fierce and The Dead a fait l\u2019effort de proposer quelque chose de rafra\u00eechissant et apportant vraiment un plus, ce qui est \u00e0 porter \u00e0 leur cr\u00e9dit. <br \/><br \/> Au niveau musical, l\u2019instrumental propos\u00e9 par ces Am\u00e9ricains dans le vent est assez d\u00e9coiffant. Pour filer la m\u00e9taphore atmosph\u00e9rique, pas du genre petite brise l\u00e9g\u00e8re mais plut\u00f4t grosse bourrasque dans la figure. On y entend des accents psych\u00e9d\u00e9liques <em>Crimsoniens<\/em>, m\u00e2tin\u00e9s du saxophone jazz en roue libre de Terry Edwards (P.J. Harvey, Nick Cave\u2026), comme sur \u00ab\u00a0Andy Fox\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Daddies Little Helper\u00a0\u00bb. Sur d\u2019autres morceaux (\u00ab\u00a010&#215;10, Landcrab\u00a0\u00bb\u2026), le post-rock ambiant aux guitares l\u00e9g\u00e8res s\u2019acoquine \u00e0 un punk hardcore des plus violents, pour donner naissance \u00e0 une cr\u00e9ature hybride intrigante. Pas question d\u2019ennui ou de lassitude donc ! Ce m\u00e9lange des genres et des r\u00e9f\u00e9rences donne le tournis et m\u00e9rite plusieurs \u00e9coutes.<br \/><br \/> The Fierce and The Dead a tourn\u00e9 et tourne avec des pointures : Crippled Black Phoenix, The Aristocrats, Philm (le projet post-Slayer de Dave Lombardo)\u2026 Ils font \u00e9galement de nombreux festivals partout dans le monde. Et si les quatre Anglais r\u00e9ussissent \u00e0 insuffler \u00e0 leur public la m\u00eame \u00e9nergie et la m\u00eame folie dont ils ont impr\u00e9gn\u00e9 leur album, leurs concerts doivent \u00eatre un furieux moment de plaisir.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rus\u00e9s lecteurs, ne tentez pas de pr\u00e9tendre le contraire : vous aussi, vous avez jou\u00e9&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":50,"featured_media":7580,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[94,33,50,52,74,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7579"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/50"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7579"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7579\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7580"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7579"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7579"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7579"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}