{"id":7569,"date":"2016-11-28T00:00:00","date_gmt":"2016-11-27T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7569"},"modified":"2016-11-28T00:00:00","modified_gmt":"2016-11-27T22:00:00","slug":"7569","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/11\/28\/7569\/","title":{"rendered":"E.S.T. Symphony &#8211; E.S.T. Symphony"},"content":{"rendered":"\n<p>Le portage d&rsquo;une \u0153uvre de musique populaire \u2013 pop, rock, jazz ou autre &#8211; vers un orchestre classique est un exercice aussi d\u00e9licat qu&rsquo;il est devenu fr\u00e9quent. Des groupes s&rsquo;en sont fait une sp\u00e9cialit\u00e9, comme Apocalyptica ou The String Quartet Tribute, avec des r\u00e9ussites artistiques diversement appr\u00e9ciables. Les artistes ont parfois eux-m\u00eames transpos\u00e9 leur musique, avec plus ou moins de bonheur \u00e9galement. On jettera par exemple un voile pudique sur le <em>Symphonicities<\/em> de Sting alors que <em>S&amp;M<\/em> de Metallica est plut\u00f4t \u00e0 ranger au rayon des bonnes surprises.  Du c\u00f4t\u00e9 du jazz, o\u00f9 le recours \u00e0 diff\u00e9rents orchestres est monnaie courante, cette pratique est peut-\u00eatre moins pertinente et probablement plus p\u00e9rilleuse. Avant sa mort tragique, Esbj\u00f6rn Svensson avait commenc\u00e9 \u00e0 travailler \u00e0 l&rsquo;adaptation du r\u00e9pertoire d&rsquo;E.S.T. Ce sont ses anciens partenaires, Magnus \u00d6str\u00f6m et Dan Berglund, qui concr\u00e9tisent aujourd&rsquo;hui le projet de feu leur meneur, avec l&rsquo;aide de quelques autres musiciens de la sc\u00e8ne scandinave et du Royal Stockholm Philharmonic Orchestra, dirig\u00e9 par Hans Ek. Ce dernier s&rsquo;est charg\u00e9 d&rsquo;arranger des titres embl\u00e9matiques du groupe su\u00e9dois. <br \/><br \/> Avec une ouverture grandiloquente \u00e0 souhait comme \u00ab\u00a0e.s.t. Prelude.\u00a0\u00bb, on s&rsquo;attend forc\u00e9ment \u00e0 un disque emphatique, voire cin\u00e9matographique, o\u00f9 la composante jazz se fait tr\u00e8s discr\u00e8te. Soit une vision assez \u00e9loign\u00e9e de celle qu&rsquo;avait Svensson, telle qu&rsquo;il la d\u00e9finit sur le seul titre qu&rsquo;il a pu arranger de son vivant, \u00e0 savoir \u00ab\u00a0Doge The Dodo \u00a0\u00bb. Heureusement, \u00ab\u00a0From Gagarin&rsquo;s Point Of View\u00a0\u00bb, tir\u00e9 de l&rsquo;album \u00e9ponyme qui offrit \u00e0 E.S.T. la reconnaissance dans toute l&rsquo;Europe, rectifie cette premi\u00e8re impression et offre une belle alternance d&rsquo;\u00e9lans purement orchestraux et de passages d\u00e9licatement jazz tandis que \u00ab\u00a0  When God Created The Coffee Break \u00a0\u00bb joue encore davantage sur l&rsquo;entrelacement des genres plut\u00f4t que sur leur juxtaposition. Dans l&rsquo;ensemble, <em>E.S.T. Symphony<\/em> d\u00e9ploie une adroite succession de moments tr\u00e8s symphoniques, d&rsquo;autres plus typ\u00e9s <em>big band<\/em>, d&rsquo;accalmies o\u00f9 l&rsquo;orchestre s&rsquo;efface pour laisser les racines jazz reprendre le dessus et d&rsquo;unissons o\u00f9 toutes ces influences se fondent.  L&rsquo;une des plus belles r\u00e9ussites est sans doute \u00ab\u00a0Wonderland Suite\u00a0\u00bb, \u00e9pique mosa\u00efque musicale dont la structure narrative en montagnes russes  est un vrai bonheur pour qui aime les sensations fortes. <br \/><br \/> Il est difficile de dire si  Esbj\u00f6rn Svensson aurait cautionn\u00e9 cette vision de son \u0153uvre, mais il faut bien admettre que le r\u00e9sultat est \u00e0 la hauteur des esp\u00e9rances. Passionnant de bout en bout, <em>E.S.T. Symphony<\/em> respecte l&rsquo;essence et l&rsquo;audace des compositions tout en se permettant de leur donner parfois une dimension spectaculaire. De quoi f\u00e9d\u00e9rer bien au-del\u00e0 des habituelles chapelles musicales.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le portage d&rsquo;une \u0153uvre de musique populaire \u2013 pop, rock, jazz ou autre &#8211; vers&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":7570,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[33,36],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7569"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7569"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7569\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7570"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7569"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7569"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7569"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}