{"id":7555,"date":"2016-11-03T00:00:00","date_gmt":"2016-11-02T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7555"},"modified":"2016-11-03T00:00:00","modified_gmt":"2016-11-02T22:00:00","slug":"7555","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/11\/03\/7555\/","title":{"rendered":"Deus Ex Machina &#8211; Devoto"},"content":{"rendered":"\n<p>Retour inattendu que celui de Deus Ex Machina, fond\u00e9 au milieu des ann\u00e9es quatre-vingts \u00e0 Bologne en Italie. Les intervalles entre les disques ont toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s longs et ce n\u2019est pas la sortie en 2008 d\u2019<a href=\"chroniques\/item\/1731-Imparis\"><em>Imparis<\/em><\/a> un album mi-figue mi-raisin entre anciens morceaux revisit\u00e9s et nouveau mat\u00e9riel d\u00e9cevant et pourtant sympathique, qui va nous d\u00e9montrer le contraire. En 2002, <a href=\"chroniques\/item\/13-Cinque\"><em>Cinque<\/em><\/a> avait provoqu\u00e9 le m\u00eame effet, une sorte de rel\u00e2chement d\u00e9sabus\u00e9 ponctu\u00e9 par une musique appauvrie et molle par rapport \u00e0 ce que le groupe proposait habituellement. <em>Devoto<\/em> se doit de nous r\u00e9concilier avec la bande du divin chanteur Alberto Piras !<br \/><br \/> Deus ex Machina est l\u2019incarnation du rock progressif \u00e0 l\u2019italienne teint\u00e9 de jazz. Tel un Mahavishnu Orchestra des temps modernes, la troupe use et abuse des ficelles du genre de mani\u00e8re ultime, en y ajoutant des fulgurances rythmiques et m\u00e9lodiques, se permettant m\u00eame quelques tr\u00e8s fines incursions dans le RIO. Le <em>groove<\/em> s\u2019immisce dans tous les recoins de l\u2019album avec cette capacit\u00e9 de m\u00e9langer tonalit\u00e9s majeures et mineures au sein d\u2019un m\u00eame morceau comme sur \u00ab\u00a0 Multiverso\u00a0\u00bb par exemple.<br \/> Certes, la musique de Deus Ex Machina est tr\u00e8s ax\u00e9e autour de la guitare du fameux Mauro Collina au niveau de l\u2019\u00e9criture, comme souvent dans le rock. Cependant, les textures de ce sextet sont tellement \u00e9paisses et \u00e9tendues gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019apport du violon et des synth\u00e9tiseurs que l\u2019oreille est constamment prise de cours par l\u2019ajout d\u2019un son ou d\u2019une bribe de notes que c\u2019en est fascinant. Luigi Ricciardiello manie ses claviers de main de ma\u00eetre en passant all\u00e9grement des sonorit\u00e9s de cuivres \u00e0 celles d\u2019orgue et autres curiosit\u00e9s typiques du genre.<br \/> <em>Devoto<\/em> semble \u00eatre depuis des ann\u00e9es la suite la plus logique \u00e0 <em>Equilibrismo da insofferenza<\/em> sorti en 1998. Sans pour autant tirer un trait sur ce qui a \u00e9t\u00e9 produit dans ce laps de temps, on sent Deus Ex Machina dans une sorte d\u2019excitante maturit\u00e9 qui leur permet de foncer sans se poser de questions. Les dignes successeurs de Premiata Forneria Marconi s\u2019en donnent \u00e0 c\u0153ur joie, preuve en est l\u2019\u00e9pileptique \u00ab\u00a0Pi\u00f9 Uguale\u00a0\u00bb, c\u2019est un festival !<br \/><br \/> Avec ce surprenant retour, Deus Ex Machina men\u00e9 par l\u2019exceptionnel Alberto Piras au chant en italien, offre un album d\u2019une \u00e9blouissante qualit\u00e9. Impr\u00e9gn\u00e9 de plusieurs \u00e9coles, les Bolognais ont su affronter les \u00e9preuves et se lancer dans le travail avec brio. Avec une production tr\u00e8s naturelle presque  \u00ab\u00a0vintage\u00a0\u00bb, \u00e0 l\u2019ancienne, <em>Devoto<\/em> se d\u00e9guste avec ferveur et enthousiasme comme tr\u00e8s peu de disques peuvent se permettre de le faire \u00e0 notre \u00e9poque.<\/p>\r\n\n<p><em>Distribu\u00e9 par <a href=\"http:\/\/www.orkhestra.fr\/\">Orkhestr\u00e2<\/a>.<\/em><\/p>\n<p>Retour inattendu que celui de Deus Ex Machina, fond\u00e9 au milieu des ann\u00e9es quatre-vingts \u00e0 Bologne en Italie. Les intervalles entre les disques ont toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s longs et ce n\u2019est pas la sortie en 2008 d\u2019<a href=\"chroniques\/item\/1731-Imparis\"><em>Imparis<\/em><\/a> un album mi-figue mi-raisin entre anciens morceaux revisit\u00e9s et nouveau mat\u00e9riel d\u00e9cevant et pourtant sympathique, qui va nous d\u00e9montrer le contraire. En 2002, <a href=\"chroniques\/item\/13-Cinque\"><em>Cinque<\/em><\/a> avait provoqu\u00e9 le m\u00eame effet, une sorte de rel\u00e2chement d\u00e9sabus\u00e9 ponctu\u00e9 par une musique appauvrie et molle par rapport \u00e0 ce que le groupe proposait habituellement. <em>Devoto<\/em> se doit de nous r\u00e9concilier avec la bande du divin chanteur Alberto Piras !<br \/><br \/> Deus ex Machina est l\u2019incarnation du rock progressif \u00e0 l\u2019italienne teint\u00e9 de jazz. Tel un Mahavishnu Orchestra des temps modernes, la troupe use et abuse des ficelles du genre de mani\u00e8re ultime, en y ajoutant des fulgurances rythmiques et m\u00e9lodiques, se permettant m\u00eame quelques tr\u00e8s fines incursions dans le RIO. Le <em>groove<\/em> s\u2019immisce dans tous les recoins de l\u2019album avec cette capacit\u00e9 de m\u00e9langer tonalit\u00e9s majeures et mineures au sein d\u2019un m\u00eame morceau comme sur \u00ab\u00a0 Multiverso\u00a0\u00bb par exemple.<br \/> Certes, la musique de Deus Ex Machina est tr\u00e8s ax\u00e9e autour de la guitare du fameux Mauro Collina au niveau de l\u2019\u00e9criture, comme souvent dans le rock. Cependant, les textures de ce sextet sont tellement \u00e9paisses et \u00e9tendues gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019apport du violon et des synth\u00e9tiseurs que l\u2019oreille est constamment prise de cours par l\u2019ajout d\u2019un son ou d\u2019une bribe de notes que c\u2019en est fascinant. Luigi Ricciardiello manie ses claviers de main de ma\u00eetre en passant all\u00e9grement des sonorit\u00e9s de cuivres \u00e0 celles d\u2019orgue et autres curiosit\u00e9s typiques du genre.<br \/> <em>Devoto<\/em> semble \u00eatre depuis des ann\u00e9es la suite la plus logique \u00e0 <em>Equilibrismo da insofferenza<\/em> sorti en 1998. Sans pour autant tirer un trait sur ce qui a \u00e9t\u00e9 produit dans ce laps de temps, on sent Deus Ex Machina dans une sorte d\u2019excitante maturit\u00e9 qui leur permet de foncer sans se poser de questions. Les dignes successeurs de Premiata Forneria Marconi s\u2019en donnent \u00e0 c\u0153ur joie, preuve en est l\u2019\u00e9pileptique \u00ab\u00a0Pi\u00f9 Uguale\u00a0\u00bb, c\u2019est un festival !<br \/><br \/> Avec ce surprenant retour, Deus Ex Machina men\u00e9 par l\u2019exceptionnel Alberto Piras au chant en italien, offre un album d\u2019une \u00e9blouissante qualit\u00e9. Impr\u00e9gn\u00e9 de plusieurs \u00e9coles, les Bolognais ont su affronter les \u00e9preuves et se lancer dans le travail avec brio. Avec une production tr\u00e8s naturelle presque  \u00ab\u00a0vintage\u00a0\u00bb, \u00e0 l\u2019ancienne, <em>Devoto<\/em> se d\u00e9guste avec ferveur et enthousiasme comme tr\u00e8s peu de disques peuvent se permettre de le faire \u00e0 notre \u00e9poque.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><em>Distribu\u00e9 par <a href=\"http:\/\/www.orkhestra.fr\/\">Orkhestr\u00e2<\/a>.<\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Retour inattendu que celui de Deus Ex Machina, fond\u00e9 au milieu des ann\u00e9es quatre-vingts \u00e0&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":7556,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[43,33,38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7555"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7555"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7555\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7556"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7555"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7555"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7555"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}