{"id":7539,"date":"2016-10-07T00:00:00","date_gmt":"2016-10-06T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7539"},"modified":"2016-10-07T00:00:00","modified_gmt":"2016-10-06T22:00:00","slug":"7539","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/10\/07\/7539\/","title":{"rendered":"Ap0llonius AbRaham ScHwarz &#8211; Ap0llonius AbRaham ScHwarz"},"content":{"rendered":"\n<p>D\u00e9couvert par hasard en concert en 2015, l\u2019envie de pouvoir \u00e9couter leurs morceaux \u00e0 la maison n\u2019a cess\u00e9 de grandir depuis. V\u00e9ritable coup de c\u0153ur sur sc\u00e8ne, Ap0llonius AbRaham ScHwarz n\u2019a finalement pas tard\u00e9 \u00e0 enregistrer quelques morceaux. Ce trio de Lausanne en Suisse, au nom intrigant et \u00e0 la configuration originale, risque bien d\u2019en surprendre un grand nombre avec ce premier album \u00e9ponyme abrasif \u00e0 contre-courant.<br \/><br \/> Men\u00e9 par le guitariste compositeur David Doyon, gourou exalt\u00e9 au jeu inimitable et survolt\u00e9, Ap0llonius AbRaham ScHwarz est l\u2019incarnation du groupe qui fait r\u00e9fl\u00e9chir son public tout en lui faisant remuer la t\u00eate et taper du pied ! Jusqu\u2019\u00e0 un certain point, il est vrai, \u00e9tant donn\u00e9 la richesse rythmique affich\u00e9e. Complexe et abordable \u00e0 la fois, <em>Ap0llonius AbRaham ScHwarz<\/em> s\u2019alimente de sons de guitares tant\u00f4t doux tant\u00f4t grin\u00e7ants mais aussi et pour le coup, d\u2019une originalit\u00e9 d\u00e9concertante avec la pr\u00e9sence du saxophone baryton de Laurent Waeber. Rempla\u00e7ant d\u2019une basse en quelque sorte, il r\u00e9ussit \u00e0 administrer non seulement du grave r\u00e9sonnant mais aussi une touche de m\u00e9lodie profonde que d\u2019autres instruments ne permettraient pas d\u2019obtenir. (ndlr : Il semblerait qu\u2019au d\u00e9but du groupe, le trombone tenait le r\u00f4le) Autre \u00e9l\u00e9ment indispensable et d\u2019une flamboyance toute particuli\u00e8re, la batterie de Dominic Frey, magicien des f\u00fbts, cymbales et autre wok. Il am\u00e8ne une dynamique \u00e9l\u00e9gante et ravageuse, m\u00eame dans les signatures rythmiques les plus asym\u00e9triques.<br \/> Les morceaux de ce premier album endossent plusieurs r\u00f4les. Ceux qui dominent par leurs phrases accrocheuses, pertinentes et d\u00e9monstratives comme dans \u00ab\u00a0Scum\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Le Baron vampire\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Lamellirostre\u00a0\u00bb, ceux plus courts servant de sas de d\u00e9compression et d\u2019exp\u00e9rimentations comme \u00ab\u00a0Odessa\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Le miel de Dersim\u00a0\u00bb. Tout est id\u00e9alement agenc\u00e9 pour produire l\u2019effet de rebondissements et \u00e0 la fois d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9. Il y a toujours de l\u2019intention pour le meilleur des effets.<br \/><br \/> Ap0llonius AbRaham ScHwarz signe ici une perle \u00e0 la fois de RIO mais aussi de math rock, le v\u00e9ritable, celui qui sait compter, empiler, d\u00e9caler, d\u00e9construire. L\u2019\u00e9criture soign\u00e9e d\u00e9montre que l\u2019exp\u00e9rimentation n\u2019est pas le fruit du hasard ou d\u2019une improvisation approximative ou fortuite mais bien d\u2019une r\u00e9flexion profonde, ancr\u00e9e dans les divers recoins du rock et du jazz dont les sonorit\u00e9s se m\u00e9langent ici \u00e0 foison. Et m\u00eame si la production tr\u00e8s correcte manque un peu de volume et d\u2019espace, ce premier jet m\u00e9rite les \u00e9loges les plus enthousiastes, devenu coup de c\u0153ur avant m\u00eame d\u2019avoir franchi la ligne d\u2019arriv\u00e9e. Brillant !<br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9couvert par hasard en concert en 2015, l\u2019envie de pouvoir \u00e9couter leurs morceaux \u00e0 la&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":7540,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[33,51,54,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7539"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7539"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7539\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7540"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7539"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7539"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7539"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}