{"id":7529,"date":"2016-09-26T00:00:00","date_gmt":"2016-09-25T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7529"},"modified":"2016-09-26T00:00:00","modified_gmt":"2016-09-25T22:00:00","slug":"7529","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/09\/26\/7529\/","title":{"rendered":"Kansas &#8211; The Prelude Implicit"},"content":{"rendered":"\n<p>Voici venu le temps d\u2019un autre poids extra-lourd du progressif et m\u00eame du rock en g\u00e9n\u00e9ral, une relique issue d\u2019une \u00e9poque o\u00f9 les groupes sentaient bon les \u00e9tats et villes des Etats-Unis. Kansas, c\u2019est aussi un peu l\u2019Arl\u00e9sienne. Ayant perdu de sa superbe \u00e0 la fin du si\u00e8cle dernier, le groupe avait \u00e9mis un souffle \u00e0 l\u2019aube du troisi\u00e8me mill\u00e9naire pour finalement retomber dans un oubli courtois. Alors pourquoi reprendre la parole apr\u00e8s seize ans de silence. Et pour qui ? <br \/><br \/> Kansas, pour \u00eatre totalement objectif, est plus aujourd\u2019hui Topeka, sa capitale inconnue que Kansas City, sa ville la plus embl\u00e9matique. Exit Steve Walsh et Kerry Livgren, il ne reste en r\u00e9alit\u00e9 de l\u2019histoire que la section rythmique, le batteur Phil Erhart et le bassiste Billy Greer, arriv\u00e9 lui-m\u00eame apr\u00e8s le d\u00e9mant\u00e8lement de 1985. C\u00f4t\u00e9 violons, c\u2019est David Ragsdale qui officie et non l\u2019originel (et toujours invit\u00e9 \u00e0 l\u2019occasion de concerts, on n\u2018est pas rancunier) Robby Steinhardt. Oui, Kansas c\u2019est un peu \u00ab\u00a0Les feux de l\u2019amour\u00a0\u00bb. \u00c7a change beaucoup au niveau du casting et ce n\u2019est pas toujours facile \u00e0 suivre&#8230; Mais on signe toujours pour une nouvelle saison au cas o\u00f9 les spectateurs seraient encore vivants. <br \/><br \/> Alors venons en fait, musicalement qu\u2019y trouvons-nous ? Alors qu\u2019on s\u2019appr\u00eatait \u00e0 descendre en fl\u00e8che un sempiternel retour, il faut bien avouer qu\u2019il ne faut pas jeter le b\u00e9b\u00e9 avec l\u2019eau du bain. Certes le b\u00e9b\u00e9 est plut\u00f4t vieillissant que jeune premier mais la fougue et les m\u00e9lodies sont toujours pittoresques m\u00eame si parfois trop vampiris\u00e9es par le rock FM (\u00ab\u00a0Camouflage\u00a0\u00bb, entre Whitesnake et Rainbow, version Turner). L\u2019\u00e9nergie est aussi in\u00e9dite comme ce \u00ab\u00a0Summer\u00a0\u00bb vitamin\u00e9 ou \u00ab\u00a0Rythm in the spirit\u00a0\u00bb avec ses \u00e9volutions riff\u00e9es de premi\u00e8re main. Le grain du nouvel ambassadeur vocal Ronnie Platt a bonne allure (\u00ab\u00a0Refugee\u00a0\u00bb, ballade gracieuse). L\u2019animal se veut alors ph\u00e9nix, \u00e0 l\u2019image de sa pochette \u00e9lectrisante (et un peu kitsch, avouons-le). Au lieu de sacrifier son style sur l\u2019autel de la modernit\u00e9, le groupe renoue avec son histoire et assume son hard-rock d\u2019un autre temps. <br \/><br \/> Le violon apporte toujours cette touche distinctive. Cr\u00e9\u00e9 pour \u00eatre un instrument phare dans l\u2019architecture g\u00e9n\u00e9rale, il endosse l\u2019h\u00e9ritage et, loin de ringardiser, marque la fid\u00e9lit\u00e9 au style. Une pi\u00e8ce comme \u00ab\u00a0The voyage of Eight Eighteen\u00a0\u00bb, le plus progressif des dix titres, montre toute la l\u00e9gitimit\u00e9 des instrumentistes en mode solistes, que ce soient violon, claviers ou guitares. Alors, certes, <em>The Prelude Implicit<\/em> ne va pas r\u00e9volutionner les enceintes ou fonctionner comme un pur brin de nostalgie (la production n\u2019est pas tr\u00e8s <em>seventies<\/em>&#8230;), mais il offre un retour plus que d\u00e9cent et m\u00eame fier aux Am\u00e9ricains. Comme un pied de nez au r\u00e9cent retrait\u00e9 Steve Walsh, afin de lui montrer que l\u2019engin peut encore faire pas mal de <em>miles<\/em> sur l\u2019autoroute du rock. Histoire de d\u00e9montrer aussi que sans eux, nous n\u2019aurions sans doute pas les Frost*, Riverside ou Von Hertzen Bros. Et les pages de Chromatique comme celles des livres d\u2019histoire du rock seraient bien plus maigres. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici venu le temps d\u2019un autre poids extra-lourd du progressif et m\u00eame du rock en&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":7530,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[103,38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7529"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7529"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7529\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7530"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7529"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7529"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7529"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}