{"id":7523,"date":"2016-09-17T00:00:00","date_gmt":"2016-09-16T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7523"},"modified":"2016-09-17T00:00:00","modified_gmt":"2016-09-16T22:00:00","slug":"7523","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/09\/17\/7523\/","title":{"rendered":"Seven Impale &#8211; Contrapasso"},"content":{"rendered":"\n<p>Seven Impale, en plus d&rsquo;un premier <em>EP<\/em> de r\u00eave (<em>Beginning\/Relief<\/em>, 2013), avait frapp\u00e9 fort avec <a href=\"chroniques\/item\/15173-city-of-the-sun\" target=\"_blank\"><em>City Of The Sun<\/em><\/a> l&rsquo;ann\u00e9e suivante, \u00e9claircissant un tant soit peu son propos, au profit pourtant de compositions plus longues, explorant avec une grande personnalit\u00e9 des courants pour le moins \u00e9clectiques, m\u00eame si r\u00e9unis sous la banni\u00e8re d&rsquo;un son r\u00e9solument 70s. Toujours chez Karisma, voici donc le deuxi\u00e8me album de ce sextet issu de Norv\u00e8ge, pr\u00e9sentant un visuel furieux, hant\u00e9, distordu, sa musique en empruntant les m\u00eames chemins, ass\u00e9nant d&rsquo;entr\u00e9e de jeu une litanie totalement <em>groove<\/em> (\u00ab\u00a0Lemma\u00a0\u00bb), en un op\u00e9ra hallucin\u00e9 quasiment <em>zeuh<\/em>, effroi et jets de plasma en t\u00eate ! Le reste d\u00e9cline cette m\u00eame propension \u00e0 vous attraper par l&rsquo;\u00e9chine, quitte \u00e0 en \u00e9garer quelques-uns sur les braises de bas-c\u00f4t\u00e9 ! Les Norv\u00e9giens ont choisi la carte du concept album, leur musique en d\u00e9coule, et le rouge monte d&rsquo;un cran.<br \/><br \/> <em>Contrapasso<\/em> (punition divine, dont le principe est de subir ce par quoi on a p\u00e9ch\u00e9) n\u2019a pas d\u00e9laiss\u00e9 ses penchants \u00e0 la fois <em>new jazz,  stoner,<\/em> avant garde et psych\u00e9 prog\u2019 (ouf !) : deux guitares, pour des <em>riffs<\/em> rageurs et ultra rythmiques (sans compter les accalmies en dentelle, ici peu nombreuses), un saxophone imp\u00e9rial, parfois doubl\u00e9, pour dominer les d\u00e9bats m\u00e9lodiques, un chant acrobatique, tout en contours et contrepoints ass\u00e9n\u00e9s, des orgues <em>vintage<\/em>, et enfin une rythmique d&rsquo;enfer, souvent  de plomb, au <em>groove<\/em> absolument sid\u00e9rant. Une tr\u00e8s, tr\u00e8s bonne nouvelle, donc. Il faut cependant pr\u00e9venir les amoureux du versant le plus m\u00e9lodieux, le plus gracieux du groupe (rappelons la voix de miel du chanteur guitariste, tutoyant Jeff Buckley) qu\u2019ils en seront un peu pour leur frais. Le sujet du disque, une \u00e9vocation de l\u2019enfer de Dante, annonce la couleur. Ici, folie et noirceur furieuses ont pris le dessus, avec plus d\u2019emphase encore, parfois brutale ou d\u00e9viante (\u00ab\u00a0 Convulsion\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Helix\u00a0\u00bb). La musique offre dissonances, coups de boutoirs guitaristiques (ils sont deux au poste), enchev\u00eatrements rythmiques diaboliques, <em>leads<\/em> stratosph\u00e9riques comme arrach\u00e9s de leur toile de fond (on pense \u00e0 Motorpsycho notamment), encha\u00eenements schizophr\u00e8nes, <em>trips<\/em> psych\u00e9, collages&#8230; bref, \u00e7a d\u00e9fouraille s\u00e9v\u00e8re, parfois m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 s\u2019y perdre volontairement. Le hic peut-\u00eatre du disque, qui dure tout de m\u00eame une heure dix&#8230; Et pourtant&#8230;<br \/><br \/> Malgr\u00e9 ce foisonnement et cette sur-\u00e9nergie, la classe exceptionnelle avec laquelle le tout est d\u00e9livr\u00e9 vous laisserons pantois, vous rappelant combien Seven Impale est l&rsquo;un des tous meilleurs groupes de ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es. Pour les plus familiers, il faudra attendre la neuvi\u00e8me plage, avec \u00ab\u00a0Serpentstone\u00a0\u00bb,  pour renouer magnifiquement avec les harmonies pass\u00e9es. Tout s&rsquo;ach\u00e8ve dans l&rsquo;apaisement, sur une longue planerie psych\u00e9 \u00e9lectro, entrecoup\u00e9e de <em>stoner funk<\/em> irr\u00e9sistible. Les ambiances et s\u00e9quences sont passionnantes, hautement inspir\u00e9es, et font promesse de r\u00e9\u00e9coutes franchement r\u00e9compens\u00e9es.<br \/><br \/> Un album \u00e9clatant, plus \u00e2pre, plus complexe, mais encore une fois r\u00e9ussi. Reste \u00e0 savoir si la nuance sera un peu plus de mise pour la suite. Quoiqu&rsquo;il en soit, avec ce deuxi\u00e8me album, Seven Impale atteint d\u00e9j\u00e0 des sommets.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Seven Impale, en plus d&rsquo;un premier EP de r\u00eave (Beginning\/Relief, 2013), avait frapp\u00e9 fort avec&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":51,"featured_media":7524,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[53,43,38,52,24,65],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7523"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/51"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7523"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7523\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7524"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7523"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7523"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7523"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}