{"id":751,"date":"2010-11-04T00:00:00","date_gmt":"2010-11-03T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/751"},"modified":"2010-11-04T00:00:00","modified_gmt":"2010-11-03T22:00:00","slug":"751","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2010\/11\/04\/751\/","title":{"rendered":"Joseph Tawadros &#8211; The Hour of Separation"},"content":{"rendered":"\n<p>Ce musicien australien propose avec <span style=\"font-style: italic;\">The Hour of Separation<\/span> son septi\u00e8me album, un disque qui d\u00e9ment toutes les suppositions, loin du rock de quarantenaire balis\u00e9 et assagi par l&rsquo;exp\u00e9rience auquel on pourrait s&rsquo;attendre \u00e0 ce stade d&rsquo;exp\u00e9rience. La preuve, Joseph Tawadros est un jeune homme de vingt-sept ans, n\u00e9 au Caire en \u00c9gypte, et qui joue&#8230; du oud !<br \/><br \/>Cet instrument ancestral du Moyen-Orient, popularis\u00e9 en France dans sa version moderne par le Tunisien Anouar Brahem ou les fr\u00e8res palestiniens du Trio Joubran, s&rsquo;adapte \u00e0 merveille \u00e0 toutes les fusions musicales, qu&rsquo;elles soient jazz (Avishai Cohen et son comp\u00e8re Amos Hoffman) ou rock (Khaled Al Jaramani aux c\u00f4t\u00e9s de Serge Teyssot-Gay, guitariste de Noir D\u00e9sir). <br \/><br \/>Le m\u00e9tissage entre instruments traditionnels et courants musicaux occidentaux s&rsquo;expose pourtant toujours au risque d&rsquo;une world music douce\u00e2tre, fond sonore pour fin d&rsquo;apr\u00e8s-midi dans le salon d&rsquo;un h\u00f4tel cher et branch\u00e9. Or Joseph Tawadros y \u00e9chappe d&rsquo;assez belle mani\u00e8re. Accompagn\u00e9 de son jeune fr\u00e8re James aux percussions (req et bendir) et d&rsquo;acolytes de grand luxe que sont John Abercrombie, John Patitucci et Jack DeJohnette (excusez du peu), il a enregistr\u00e9, le temps d&rsquo;un raid \u00e9clair de deux jours \u00e0 New York, pr\u00e8s de quatre-vingts minutes d&rsquo;une musique dense, intelligente, o\u00f9 les temps morts sont rares. <br \/><br \/>La combinaison des genres se fait habilement, la contrebasse jouant souvent le passeur entre \u00e9l\u00e9ments typ\u00e9s traditionnel et patterns jazz, un peu \u00e0 la mani\u00e8re de ce que propose Greg Cohen aux c\u00f4t\u00e9s de John Zorn dans Masada. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;occasion de d\u00e9monstrations de virtuosit\u00e9 impressionnantes, lorsque John Patitucci double \u00e0 la perfection les lignes virevoltantes du oud ou lorsqu&rsquo;il s&rsquo;envole pour un magistral duel avec les percussions incisives et volubiles de James Tawadros (\u00ab\u00a0Conversation in Time\u00a0\u00bb).\u00a0Pr\u00e9sent sur quatre titres\u00a0uniquement\u00a0, Jack DeJohnette m\u00eale \u00e9galement \u00e0 l&rsquo;ensemble ses parties avec beaucoup de finesse.\u00a0<br \/><br \/>Plong\u00e9 dans une ambiance cotonneuse (\u00ab\u00a0Fly Away\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Goodbye SBK\u00a0\u00bb), <span style=\"font-style: italic;\">The Hour of Separation <\/span>doit beaucoup \u00e0 la combinaison sensuelle de la chaleur du oud avec la rondeur de la guitare de John Abercrombie. Il s&rsquo;autorise m\u00eame des escapades du c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;une certaine m\u00e9lancolie (\u00ab\u00a0Black Forest Sky\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Heal\u00a0\u00bb ou le bien nomm\u00e9 \u00ab\u00a0Nostalgia in D\u00a0\u00bb), en parvenant \u00e0 ne jamais s&#8217;embourber dans la tristesse : l&rsquo;\u00e9nergie des percussions et les harmonies gorg\u00e9es de soleil viennent chasser toute tentation de nostalgie.<br \/><br \/>Le titre d&rsquo;ouverture \u00ab\u00a0Phoenix\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0  Gare de l&rsquo;Est\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Forbidden Fruit\u00a0\u00bb, sans doute parmi les  compositions les plus \u00ab\u00a0orientalisantes\u00a0\u00bb, sont d&rsquo;incontournables r\u00e9ussites et propulsent cet album comme le premier sommet d&rsquo;une jeune carri\u00e8re d\u00e9j\u00e0 bien remplie et florissante.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce musicien australien propose avec The Hour of Separation son septi\u00e8me album, un disque qui&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":752,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/751"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=751"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/751\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/752"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=751"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=751"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=751"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}