{"id":7489,"date":"2016-08-06T00:00:00","date_gmt":"2016-08-05T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7489"},"modified":"2016-08-06T00:00:00","modified_gmt":"2016-08-05T22:00:00","slug":"7489","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/08\/06\/7489\/","title":{"rendered":"Circa &#8211; Valley Of The Windmill"},"content":{"rendered":"\n<p>Le respirateur artificiel a encore de beaux jours devant lui. Alors que Yes est inutilement maintenu sous perfusion en l&rsquo;absence de ses plus dignes repr\u00e9sentants, Jon Anderson r\u00eave d&rsquo;une gloire pass\u00e9e en engageant Roine Stolt pour nous la rejouer \u00ab\u00a0vieille \u00e9cole\u00a0\u00bb, avec la b\u00e9n\u00e9diction de Prog Magazine, qui l&rsquo;a \u00e9lu Prog God 2016. Et voil\u00e0 que Circa s&rsquo;y remet aussi. Certes, il ne s&rsquo;agit pas l\u00e0 d&rsquo;anc\u00eatres \u00e0 proprement parler : hormis Tony Kaye, le reste de la bande dont Billy Sherwood est quand m\u00eame de la g\u00e9n\u00e9ration suivante. La fra\u00eecheur de la jeunesse a toutefois d\u00e9sert\u00e9 le quatuor depuis un moment, d&rsquo;autant qu&rsquo;il s&rsquo;obstine \u00e0 suivre scrupuleusement les traces artistiques de ses inspirateurs. Mais ne tenons pas de discours anti-vieux et contentons-nous de diagnostiquer le malade. <br \/><br \/> Dans l&rsquo;ensemble, Circa est un ton au-dessus de ce qu&rsquo;a produit Sherwood ces derni\u00e8res ann\u00e9es, avant qu&rsquo;il ne devienne le nouveau bassiste de Yes : ses albums solo (<em>Divided By One<\/em> en 2014, <em>Citizen<\/em> en 2015) ou son r\u00f4le d&rsquo;entremetteur et de compositeur sur les calamiteux albums de The Prog Collective et The Fusion Syndicate (dont  l&rsquo;indigence se dissimule derri\u00e8re un paravent de musiciens prestigieux) n&rsquo;ont \u00e0 juste titre pas fait grand bruit. Mais \u00e7a ne suffit pas \u00e0 faire de <em>Valley Of The Windmill<\/em> un bon disque. On a pourtant envie d&rsquo;y croire, en \u00e9coutant \u00ab\u00a0Silent Resolve\u00a0\u00bb, de louer les efforts r\u00e9alis\u00e9s pour \u00e9viter de trop flagrantes ressemblances avec le \u00ab\u00a0vrai\u00a0\u00bb Yes (non, pas celui de 2016\u2026 celui de <em>The Ladder <\/em> ?). Il y a de la p\u00eache, quelques bons passages, mais au bout des quinze minutes, il faut se rendre \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence : les rares instants de frissons ne p\u00e8sent pas lourd face aux plans pr\u00e9visibles, aux solos plats, voire de la d\u00e9sagr\u00e9able impression que les diff\u00e9rentes sections ont \u00e9t\u00e9 coll\u00e9es ensemble pour former un seul et m\u00eame morceau. La suite n&rsquo;est qu&rsquo;une grande d\u00e9gringolade : le titre \u00e9ponyme, mou, r\u00e9p\u00e9titif, trop soyeux, est clairement le plus faible du lot et les rares bonnes id\u00e9es instrumentales qu&rsquo;on peut trouver sur \u00ab\u00a0Empire Over\u00a0\u00bb et le grassouillet \u00ab\u00a0Our Place Under The Sun\u00a0\u00bb sont encore une fois largement \u00e9clips\u00e9es par des platitudes aux claviers, au chant (Sherwood se situe entre Peter Gabriel et Gem Godfrey, ce qui n&rsquo;arrange rien au sentiment de \u00ab\u00a0d\u00e9j\u00e0 entendu\u00a0\u00bb), \u00e0 la basse (Rick Tierney se la joue un peu trop Chris Squire \u00e0 certains moments) et\u2026 dans tous les compartiments, \u00e0 vrai dire, et tout le temps. <br \/><br \/> Sans m\u00eame parler de la pertinence de composer ce genre de musique en 2016, on voit bien que le groupe est \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la plaque. On comprend naturellement ce d\u00e9sir de continuer \u00e0 faire ce qui lui pla\u00eet, et qui pla\u00eet sans doute encore \u00e0 ceux qui en ont \u00e9t\u00e9 baign\u00e9s. Mais tant qu&rsquo;\u00e0 jouer du prog&rsquo; \u00e0 l&rsquo;ancienne, ni Yes et ses d\u00e9clinaisons ni Circa ne tiennent plus la route face \u00e0 leurs jeunes successeurs qui font souvent beaucoup mieux que leurs mod\u00e8les. Il suffit par exemple de jeter une oreille au tout r\u00e9cent <a href=\"chroniques\/item\/15774-shamblemaths\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Shamblemaths<\/em><\/a> pour s&rsquo;en convaincre en quelques minutes et faire ce douloureux constat : <em>Valley Of The Windmill<\/em> recueille la mention \u00ab\u00a0Passable. Et ne peut pas mieux faire\u00a0\u00bb.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le respirateur artificiel a encore de beaux jours devant lui. 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