{"id":747,"date":"2008-01-29T00:00:00","date_gmt":"2008-01-28T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/747"},"modified":"2008-01-29T00:00:00","modified_gmt":"2008-01-28T22:00:00","slug":"747","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/01\/29\/747\/","title":{"rendered":"Tiles &#8211; Fly Paper"},"content":{"rendered":"<p>Qu&rsquo;il est dur de chroniquer un album de Tiles. Pourquoi ? Parce que lorsque ce groupe nous sert un nouveau disque, on ne peut s&#8217;emp\u00eacher de penser au somptueux <i>Presents of Mind<\/i> annonciateur d&rsquo;un fort potentiel, mais qui fut suivi d&rsquo;un <i>Window Dressing<\/i> fade et redondant. Et le groupe de Detroit, pr\u00e9sent\u00e9 alors comme le plus pur des h\u00e9ritiers de Rush retomba quelque peu dans l&rsquo;anonymat. Par cons\u00e9quent, les craintes furent l\u00e9gitimes \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e de <i>Fly Paper<\/i>.  <\/p>\n<p>  A la premi\u00e8re \u00e9coute, \u00ab\u00a0Hide in My Shadows\u00a0\u00bb ne nous rassure gu\u00e8re \u00e0 l&rsquo;entame de ce nouvel album. Malgr\u00e9 un riff de guitare \u00e0 la Alex Lifeson assez int\u00e9ressant, le souffl\u00e9 retombe le temps du couplet pour regonfler sur les refrains. \u00ab\u00a0Sacred and Mundane\u00a0\u00bb se fait plus rentre-dedans, avec en prime Alex Lifeson en invit\u00e9, mais de l\u00e0 \u00e0 dire que sa seule pr\u00e9sence transcende le titre \u00e0 lui tout seul serait manquer de respect \u00e0 Chris Herin et au batteur Mark Evans qui planent au dessus de leurs acolytes. Et que dire de ce \u00ab\u00a0Back and Forth\u00a0\u00bb et son refrain sur lequel la belle revenante Alannah Myles &#8211; souvenez-vous du tube \u00ab\u00a0Black Velvet\u00a0\u00bb  &#8211; use de ses cordes vocales avec une simplicit\u00e9 et une beaut\u00e9 rares. Le disque d\u00e9marre donc r\u00e9ellement au deuxi\u00e8me titre mais le quatri\u00e8me, \u00ab\u00a0Landscape\u00a0\u00bb, aurait tr\u00e8s bien faire l\u2019ouverture : extr\u00eamement puissant avec un refrain \u00e9voquant Faith No More, Mark Evans s&rsquo;en donne encore \u00e0 c\u0153ur joie derri\u00e8re sa batterie et parvient \u00e0 faire oublier l&rsquo;extraordinaire Pat De Leon.  <\/p>\n<p>  On fait une courte pause avec l&rsquo;exotique introduction de \u00ab\u00a0Markers\u00a0\u00bb avant de reprendre sur un th\u00e8me plus dynamique. Ne boudons pas notre plaisir : ce disque est rythm\u00e9 et c&rsquo;est ce qu&rsquo;il fallait pour pleinement l&rsquo;appr\u00e9cier. La pi\u00e8ce du boucher s&rsquo;appelle \u00ab\u00a0Dragons, Dreams and Daring Deeds\u00a0\u00bb,  plus de huit minutes au compteur, dans la droite ligne d&rsquo;un certain trio canadien. On se laisse transporter sans en perdre une miette : c&rsquo;est un signe que le titre marche. De m\u00eame, \u00ab\u00a0Crowded Emptiness\u00a0\u00bb, tr\u00e8s pop et probablement le plus carr\u00e9 des morceaux , contient m\u00e9lodies et guitares accrocheuses, tandis que le final \u00ab\u00a0Hide and Seek\u00a0\u00bb constitue un autre lourd pav\u00e9, mais tendre sous la dent, \u00e0 la partie centrale tr\u00e8s int\u00e9ressante.  <\/p>\n<p>   <i>In fine<\/i> plus de peur que de mal. Tiles a su tirer profit des erreurs commises sur <i>Window Dressing<\/i>. Deux ombres majeures restent au tableau cependant : le chant de Paul Rarick manque de vari\u00e9t\u00e9 et demeure quelque peu monotone. Autre ombre, plus noire encore : comment Terry Brown l&rsquo;homme \u00e0 qui nous devons <i>2112<\/i> et <i>Hemisph\u00e8res<\/i> ou <i>Permanent Waves<\/i> peut-il produire un album avec un son aussi \u00e9touff\u00e9, qui ne demanderait pourtant qu&rsquo;\u00e0 respirer ? Est-ce bien l\u00e0 l&rsquo;homme dont on parle ou son homonyme ? Une question qui pourrait rendre difficile l&rsquo;appr\u00e9ciation de cet album. Oreilles chastes ou trop propres, r\u00e9fractaires \u00e0 une production \u00ab\u00a0sale\u00a0\u00bb passez votre chemin. Les autres laissez-vous tenter.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu&rsquo;il est dur de chroniquer un album de Tiles. Pourquoi ? 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