{"id":7469,"date":"2016-07-20T00:00:00","date_gmt":"2016-07-19T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7469"},"modified":"2016-07-20T00:00:00","modified_gmt":"2016-07-19T22:00:00","slug":"7469","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/07\/20\/7469\/","title":{"rendered":"Utopianisti &#8211; The Third Frontier"},"content":{"rendered":"\n<p>Il faut croire que Markus Pajakkala aime orner d&rsquo;animaux les pochettes de ses albums. <a href=\"chroniques\/item\/14745-utopinanisti-ii-%20-utopianisti-meets-black-motor-jon-ballantyne\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Utopianisti II<\/em><\/a> mettait en sc\u00e8ne dans un d\u00e9cor champ\u00eatre et color\u00e9 trois joyeux musiciens : un renard, un lapin et un hibou. Sur le visuel de <em>The Third Frontier<\/em>, c&rsquo;est un mammouth et son petit, marchant dans la nuit (neptunienne, si on en croit le titre d&rsquo;ouverture), l&rsquo;air hagard, le tout en nuances de gris. Le ton aurait-il chang\u00e9 depuis la derni\u00e8re \u0153uvre du prodige finlandais ? <br \/><br \/> Non, et heureusement. Certes, on ne va pas se le cacher, Pajakkala a lev\u00e9 le pied sur les exub\u00e9rances et s&rsquo;est nettement moins dispers\u00e9. S&rsquo;est-il ainsi r\u00e9fr\u00e9n\u00e9 parce qu&rsquo;il dispose maintenant d&rsquo;un vrai groupe de sc\u00e8ne et d&rsquo;un label ? Rien n&rsquo;est moins s\u00fbr lorsqu&rsquo;on visionne la vid\u00e9o du <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=bWir9KRbXPw\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>making of<\/em><\/a> de l&rsquo;enregistrement, car tout ce beau monde a quand m\u00eame l&rsquo;air de bien se marrer dans cette maison paum\u00e9e de la cambrousse finlandaise. Toujours est-il que les aspects folks ont quasiment disparu et que la bande s&rsquo;est recentr\u00e9e sur un jazz fusion dot\u00e9 d&rsquo;un <em>groove<\/em> appr\u00e9ciable et de touches de funk, sans perdre pour autant son sens de l&rsquo;humour. En cela, on est dans l&rsquo;esprit d&rsquo;un Camembert, par exemple, ou de feu-le-type-\u00e0-la-moustache qu&rsquo;on cite \u00e0 tour de bras (mais c&rsquo;est normal, il a tout fait) version \u00ab\u00a0premi\u00e8re moiti\u00e9 des <em>seventies<\/em> \u00bb. La soprano Suvi V\u00e4yrynen assure la plus grande partie des voix comme sur le pr\u00e9c\u00e9dent album, pourvoyeuse providentielle de brillantes enluminures dans cet univers essentiellement instrumental, <em>vintage<\/em> et cuivr\u00e9. <br \/><br \/> Si les d\u00e9bordements sont contenus au profit de l&rsquo;unit\u00e9, de la coh\u00e9rence d&rsquo;ensemble, comme sur \u00ab\u00a0The Last reflection\u00a0\u00bb (ou \u00ab\u00a0le <em>big band<\/em> joue le g\u00e9n\u00e9rique de fin\u00a0\u00bb), il reste quelques bonnes pellet\u00e9es de folie, \u00e0 l&rsquo;instar des pachydermes de \u00ab\u00a0Voodoo Mammoths from Neptune\u00a0\u00bb, qui se retrouvent soudainement dans on ne sait quelle tourmente ou du rythme endiabl\u00e9 de \u00ab\u00a013 Demons in the Disco Dimension\u00a0\u00bb, sans oublier le tr\u00e8s <em>funky<\/em> \u00ab\u00a0A Hundred Rabbits\u00a0\u00bb &#8211; lorsqu&rsquo;une cantatrice et une guitare \u00e9lectrique survolt\u00e9e se greffent sur la bande originale de <em>Shaft<\/em>. En somme, il n&rsquo;y a aucune chance de piquer du nez ou d&rsquo;\u00eatre tent\u00e9 de zapper une seule seconde d&rsquo;un album \u00e0 la dur\u00e9e id\u00e9ale (une petite quarantaine de minutes), expurg\u00e9 de tout remplissage et de tout solo interminable. Un travail de groupe, on vous dit ! Les photos <em>live<\/em> du livret donnent d&rsquo;ailleurs envie de demander : \u00ab\u00a0Quand passez-vous par chez nous, monsieur Pajakkala ?\u00a0\u00bb <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il faut croire que Markus Pajakkala aime orner d&rsquo;animaux les pochettes de ses albums. 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